Archive dans 27 février 2015

Lettre a Nicolas Rouly concernant son RDV avec le Directeur National de la Poste

Monsieur le Président,

Membre de la Commission Départementale de Présence Postale Territoriale, CDPPT, j’ai rencontré ce mercredi 25 février 2015, les salariés de La Poste, notamment de la « Plate-forme de Préparation et de Distribution du Courrier » venus interpeller le Conseil Général de Seine-Maritime.

Ils m’ont fait part des nombreux dysfonctionnements de leur entreprise qui abandonne ses missions historiques, dégradant ainsi chaque jour un peu plus le service public postal.

C’est particulièrement vrai pour les facteurs, qui avaient un rôle très important dans ce que l’on appelle la « cohésion sociale » de la population et qui voient ce rôle se réduire avec notamment des tournées qui s’allongent.

Dans ces conditions, les salariés refusent l’idée que les collectivités, communes ou départements, viennent se substituer à La Poste dans le seul but de réduire les frais généraux de cette entreprise et donc d’en augmenter les bénéfices, les dividendes versés aux actionnaires, Etat compris, sous prétexte d’un véritable chantage opéré par la direction de La Poste avec le silence complice de l’Etat, visant à monnayer le maintien des services postaux de proximité et à la conditionner à des financements publics que l’on pourrait assimiler à une rançon exigée en la matière.

Cela constitue un véritable transfert inacceptable de charges supplémentaires, de l’Etat vers les collectivités, dans un contexte où celles-ci sont déjà asphyxiées par l’Etat.

Alors que cette entreprise fait des bénéfices et reçoit de l’Etat du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi, CICE, 352 millions en 2014, normalement dans le but de créer des emplois, force est de constater qu’elle en supprime, (le chiffre de 6 284 emplois supprimés au plan national étant annoncé pour l’année 2014).
Elle a également reversé en 2014, 171 millions d’euros à ses actionnaires (Etat et Caisse des dépôts et consignations).

Comme eux, je me bats, avec les élus communistes et républicains, mais aussi aux cotés de nombreux maires de toute tendance politique pour la défense et l’amélioration permanente du service public postal.
Celui-ci a été mis à mal par la privatisation de mars 2010 et l’ouverture du capital de l’entreprise La poste devenue Société Anonyme en devançant les directives européennes.

Le service postal directement financé par les usagers, et, durant des décennies par l’Etat, doit demeurer un service public.

Aussi, Monsieur le Président, comme vous rencontrez vendredi 27 février le Président Directeur général de La Poste, Monsieur Philippe Wahl, je vous demande de refuser le chantage de cette entreprise qui a pour finalité d’une part de faire financer le service public postal par les collectivités locales et d‘autre part de nous inviter à externaliser les activités sociales du Département vers la Poste, palliant ainsi ses déficiences.

Sachant que vous comprendrez le sens de ma démarche, je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération distinguée.

Michel BARRIER

Des salariés de La Poste interpellent le Conseil Général de Seine-Maritime et rencontrent les élus communistes du département

Mercredi 25 février, les syndicats de la Poste ont rencontré Michel BARRIER, Conseiller Général et membre de la Commission Départementale de Présence Postale Territoriale, la CDPPT de Seine-Maritime.

Photo i phone oc 001

Suite à cette rencontre, l’élu communiste a aussitôt écrit au Président du Département.

Voici son courrier :

Rouen, le 25 février 2015

Monsieur le Président,

Membre de la Commission Départementale de Présence Postale Territoriale, CDPPT, j’ai rencontré ce mercredi 25 février 2015, les salariés de La Poste, notamment de la « Plate-forme de Préparation et de Distribution du Courrier » venus interpeller le Conseil Général de Seine-Maritime.

Ils m’ont fait part des nombreux dysfonctionnements de leur entreprise qui abandonne ses missions historiques, dégradant ainsi chaque jour un peu plus le service public postal.

C’est particulièrement vrai pour les facteurs, qui avaient un rôle très important dans ce que l’on appelle la « cohésion sociale » de la population et qui voient ce rôle se réduire avec notamment des tournées qui s’allongent.

Dans ces conditions, les salariés refusent l’idée que les collectivités, communes ou départements, viennent se substituer à La Poste dans le seul but de réduire les frais généraux de cette entreprise et donc d’en augmenter les bénéfices, les dividendes versés aux actionnaires, Etat compris, sous prétexte d’un véritable chantage opéré par la direction de La Poste avec le silence complice de l’Etat, visant à monnayer le maintien des services postaux de proximité et à la conditionner à des financements publics que l’on pourrait assimiler à une rançon exigée en la matière.

Cela constitue un véritable transfert inacceptable de charges supplémentaires, de l’Etat vers les collectivités, dans un contexte où celles-ci sont déjà asphyxiées par l’Etat.

Alors que cette entreprise fait des bénéfices et reçoit de l’Etat du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi, CICE, 352 millions en 2014, normalement dans le but de créer des emplois, force est de constater qu’elle en supprime, (le chiffre de 6 284 emplois supprimés au plan national étant annoncé pour l’année 2014).

Elle a également reversé en 2014, 171 millions d’euros à ses actionnaires (Etat et Caisse des dépôts et consignations).

Comme eux, je me bats, avec les élus communistes et républicains, mais aussi aux cotés de nombreux maires de toute tendance politique pour la défense et l’amélioration permanente du service public postal.

Celui-ci a été mis à mal par la privatisation de mars 2010 et l’ouverture du capital de l’entreprise La poste devenue Société Anonyme en devançant les directives européennes.

Le service postal directement financé par les usagers, et, durant des décennies par l’Etat, doit demeurer un service public.

Aussi, Monsieur le Président, comme vous rencontrez vendredi 27 février le Président Directeur général de La Poste, Monsieur Philippe Wahl, je vous demande de refuser le chantage de cette entreprise qui a pour finalité d’une part de faire financer le service public postal par les collectivités locales et d‘autre part de nous inviter à externaliser les activités sociales du Département vers la Poste, palliant ainsi ses déficiences.

Sachant que vous comprendrez le sens de ma démarche, je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération distinguée.

Michel BARRIER

 

Mercredi 25 février

 

Gilles Leproust maire de Allonnes et conseiller général de la Sarthe tacle Stéphane LEFOLL porte parole du gouvernement.

Réponse de Gilles LEPROUST, Maire d’Allonnes, Conseiller général à Stéphane LE FOLL, porte parole du gouvernement :

A plusieurs reprises ce week-end et sur différents médias, le ministre de l’agriculture, commentant les candidatures Front de Gauche/Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à l’occasion des élections départementales, a regretté l’absence d’union à gauche en Sarthe en ajoutant « je pense que le FN va être très haut ». (voir le Maine libre de samedi).

C’est une crainte que nous partageons, comme toutes celles et ceux qui sont attachés à nos principes républicains. Mais, contrairement à Stéphane Le Foll, nous pensons qu’il faut s’interroger sur les raisons de ce constat.

Le fort niveau électoral du F.N est dû à une grave crise de la politique, de sa représentation, au non respect des engagements pris devant les électeurs et au manque cruel de perspective.

Cela est particulièrement vrai depuis 2012. Alors que François Hollande avait fait une campagne s’attaquant à la finance, 2 ans et demi plus tard, les électeurs constatent que les cadeaux sans contrepartie aux grandes entreprises (comme avec le Crédit Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi – le fameux C.I.C.E) ne cessent d’augmenter et avec eux, le chômage, les inégalités et la mal-vie. Car ces cadeaux, qui plombent le redressement des comptes publics, ont la particularité d’être sans aucun effet positif !

Tout récemment, le passage en force par le 1er ministre de la loi Macron, et les propos méprisants de ce ministre à l’égard des chômeurs (« si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord ») en rajoutent à cette confusion et au dégoût d’un grand nombre de nos concitoyens. Décidément, l’ex-banquier Macron ne connaît rien à la vie des chômeurs.

Comment s’étonner de cette situation et de ses conséquences dramatiques pour la vie démocratique de notre pays ? Aussi, s’attaquer au FN exige impérativement de rompre avec l’austérité comme seul horizon, d’avoir le courage de s’attaquer à l’Argent-Roi, de redonner du sens au vivre-ensemble.

Concernant la diversité des candidatures à gauche, le porte parole du gouvernement oublie ses propres errements en la matière. Je lui rappellerai deux épisodes allonnais : au 1er tour de l’élection municipale de 2008, utilisant le départ d’Yvon LUBY, le PS local choisit de briser le rassemblement à gauche qui prévaut depuis 1977. Il décide, soutenu par le secrétaire départemental d’alors – un certain Stéphane LE FOLL – de présenter une liste de division et refuse de répondre à la proposition des communistes de se rassembler dès le 1er tour. Mal lui en prend car les électeurs sanctionnent cette attitude. Aux élections cantonales de 2004, le candidat socialiste face à Yvon LUBY, conseiller général sortant, n’est autre que Stéphane LE FOLL. A cette élection aussi, les communistes, porteurs d’une démarche de rassemblement à gauche, arrivent en tête.

Pour ces départementales 2014, nous serons, une nouvelle fois, dans une démarche de rassemblement de celles et ceux qui, à gauche, refusent l’austérité d’où qu’elle vienne. vienne et souhaitent une autre politique. Il n’y a pas de bonne austérité UMP, ni de bonne austérité PS.

Ce qui motive le Front de Gauche, c’est la réponse aux attentes et aux besoins des Sarthois-es.

Cela exige d’avoir le courage de proposer une alternative de gauche, pour une Sarthe citoyenne, écologique et solidaire.

Dans le canton Le Mans VII (ex canton d’Allonnes) nous sommes bien décidés à faire vivre le dicton « jamais deux sans trois » et ainsi de réélire au Conseil départemental un élu Front de Gauche et élire une élue EELV.

Allonnes, le 23 février 2015
ELECTIONS

Pleure pas Bernard…..

Il faut avoir le coeur d’une banque pour ne pas être ému par un homme qui pleure. Et il a pleuré, Bernard, devant tant d’injustice et d’acharnement. Comment d’ailleurs pourrait-il rendre les quelque 400 millions d’euros qui lui avaient été alloués par l’arbitrage de 2008 ? Demande-t-on à un gamin […]

A noter sur votre agenda…Congrès de L’ADECR 76, le 11 avril 2015.

cher-e-s  ami-e-s, et camarades.

Le congrès de notre Association Départementale des Elus Communistes et Républicains de Seine Maritime se tiendra le 11 avril prochain…il sera placer sous la présidence de Dominique Adenot président de l’ANECR…le courrier d’invitation avec des précisions sur les horaires et le lieu ainsi que l’ordre du jour sera transmis très prochainement .

Merci de retenir dès maintenant cette date importante dans la vie de notre association…notamment après les échéances de mars que nous allons vivre avec une audace et une combativité de grande intensité.

A très bientôt

Michel Barrier

 

conseiller général du Havre

Président de l’ADECR76

L’urgence d’une alternative de gauche…..Daniel PAUL député honoraire dans libre opinion du Havre Libre

L’urgence d’une alternative de gauche.

Un quartier, c’est des logements avec des services de proximité nécessaires au quotidien.
Or, la réalité s’impose. Ici, une association doit réduire ses activités. Là, une école est face à des problèmes majeurs. Ailleurs c’est la poste, la sécu ou la CAF qui ferme.
Les plus fragiles, mais en fait tous les habitants des quartiers sont pénalisés. Et quand le service public s’éloigne des citoyens ou ne répond plus à ses missions, c’est l’égalité républicaine qui est mise à mal.
Ces problèmes ont une origine : une politique d’austérité qui, en réduisant les crédits et le pouvoir d’achat, fragilise les familles, les services publics, les quartiers et le pays, mais épargne les nantis.
Il faut en finir avec cette politique injuste et inefficace.
Pas en faisant confiance à la droite et à l’extrême-droite qui veulent réduire les moyens publics, aggravant les difficultés.
Ce qui vient de se passer à l’Assemblée montre qu’il n’y a plus de majorité à gauche pour l’austérité. Par contre, les forces existent pour une alternative de gauche, citoyenne et populaire, pour réserver l’argent public aux investissements porteurs d’emplois et de développement social. Il y a urgence.

Daniel PAUL,
Député honoraire.