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Rassembler pour de nouveaux droits! Daniel Paul Député honoraire.

« Libre opinion » du samedi 26 mars 2016.

Rassembler pour de nouveaux droits.

Les « reculs » du gouvernement sur la loi « travail » n’ont pas changé la logique d’un texte dangereux.
Ainsi, qui peut croire qu’un accord d’entreprise permettant de payer les heures supplémentaires10% de plus, au lieu de 25%, facilitera les embauches ?
La ligne libérale est claire : 40 milliards versés sans contrepartie ni contrôle et baisse des cotisations patronales. Et la nature même du travail est visée : flexibilité de l’emploi, mise en cause de la durée et de l’organisation du travail, uberisation, auto-entreprenariat, recours aux travailleurs détachés pour peser sur les salaires et casser la protection sociale… Pour ces gens-là, les salaires sont une charge, quand les dividendes sont du partage de bénéfice !
Pas d’immobilisme face à cette offensive globale contre le monde du travail. Quand certains ne veulent sécuriser que les profits, l’heure est à sécuriser les parcours professionnels. A engager une réduction du temps de travail. A faire que la révolution numérique ne soit pas soumise à la rentabilité financière, mais profite à tous les salariés.
Oui, l’heure est à rassembler pour gagner de nouveaux droits. Et cela passe par le retrait du projet actuel.

Daniel PAUL,
Député honoraire.

Un vent mauvais balaie l’Europe…Daniel PAUL député Honoraire dans Libre Opinion du Havre Libre de ce jour.

Un vent libéral qui veut tout livrer aux exigences des marchés financiers.
Partout, la priorité c’est la « compétitivité ». Pas en s’attaquant au coût du capital, aux cadeaux fiscaux ou aux dividendes. Non, partout, être compétitif, c’est accepter la baisse du coût du travail, la précarité, la concurrence faussée, l’austérité pour la protection sociale et les budgets publics.
Partout, la déferlante libérale a nourri les droites et les extrêmes-droites. Elle a aussi emporté les partis socialistes ou socio-démocrates et poussé les électorats populaires dans l’abstention.
Mais en Grèce, en Espagne, en Grande Bretagne et même en Allemagne, une brise se lève. Certes, cela reste fragile. Les libéraux ne laissent pas faire. On le voit avec la crise grecque. Mais, l’avenir est à coup sûr du côté de ceux qui pensent qu’une autre société est possible, plus juste, plus humaine.
En France aussi, l’urgence est de sortir de l’impasse où mène un gouvernement élu par le peuple de gauche mais qui applique une politique libérale. Pas en laissant le pouvoir à une droite décomplexée et revancharde. Mais par des actes qui redonnent du sens et de l’espoir à gauche.
Daniel PAUL, député honoraire

Un chantier pour une gauche progressiste…par Daniel Paul Député Honoraire pourLibre opinion dans le Havre Libre

«La CSG date de 1991. Le but était de diversifier le financement de la protection sociale en faisant contribuer tous les revenus des ménages, sauf les prestations familiales et sociales. Depuis 1991, son taux a été multiplié par 7, pour rapporter 90milliards en 2012.
Mais la CSG entrait surtout dans l’objectif d’exonération des cotisations patronales. Débutées en 93, elles ont atteint 27milliards en 2012.
En décidant le paiement à la source de l’impôt sur le revenu, le gouvernement ouvre la voie à une nouvelle étape: la fusion de l’impôt sur le revenu et d’une CSG, alourdie d’année en année pour les salariés et les retraités. Avec le risque d’un transfert massif, sur les seuls ménages, des cotisations sociales patronales, bouleversant le financement de notre protection sociale, mais s’intégrant dans l’objectif libéral d’un capitalisme débarrassé de toute contrainte.
On est loin de la promesse de justice fiscale, avec plus de progressivité de l’impôt, de mise à contribution des revenus financiers des entreprises… Loin de garantir le financement pérenne d’une protection sociale de haut niveau. C’est une telle ambition qu’une gauche progressiste doit porter.»
Daniel PAUL, Député honoraire.

La Sécu: un enjeu majeur. Daniel Paul député honoraire.dans,ivre opinion du Havre libre de ce jour.

La sécu a 70 ans. Depuis 1945, elle est la cible du patronat et de la droite qui n’ont jamais accepté cette conquête sociale. Jamais accepté que son budget – supérieur à celui de l’État – échappe aux financiers. Jamais accepté les cotisations patronales.
Ils exigent des exonérations de cotisations. L’efficacité de ces exonérations est contestée, mais le budget de l’État les compense par milliards d’euros. Quant au travail au noir et au système du détachement de salariés européens, ils tuent l’emploi et volent des recettes à la sécu.
Or, baisser les recettes, c’est réduire la sécu à un « service minimum», avec une sélection des risques à sa charge. c,est élargir la part des « complémentaires », avec des cotisations dépendant de l’âge, de la santé, etc. et donc une protection « à la carte », inégalitaire face aux défis majeurs de la dépendance, du devenir de l’hôpital, de la densité médicale, etc.
Des alternatives existent : moduler les cotisations patronales selon les politiques d’emploi, faire cotiser les revenus financiers des entreprises… Mais cela passe par une large mobilisation pour défendre les valeurs de solidarité et ouvrir un nouvel âge pour la Sécurité sociale.
Daniel PAUL,
Député honoraire

Une école ambitieuse pour tous.. Libre opinion dans le Havre Libre de ce jour de Daniel Paul député honoraire

Pour une école ambitieuse pour tous
«En s’attaquant à la réforme du collège, la droite espère faire oublier les mauvais coups portés au système éducatif de 2002 à 2012.
Faire oublier que sous Sarkozy, elle a supprimé 80000 postes d’enseignants et tenté d’amadouer les personnels en proposant que la moitié des économies réalisées serve à augmenter leurs traitements.
Faire oublier qu’elle a supprimé la formation initiale des enseignants, comme si enseigner ne nécessitait pas d’être formé.
Logique, car son seul objectif est de dégager une élite en creusant les inégalités. Or, tout confirme que si la droite revenait au pouvoir, elle reprendrait les mêmes orientations.
On peut estimer que le gouvernement actuel ne fait pas assez pour réparer les dégâts causés par ces années de régression. Pas assez pour éviter que 20% des jeunes sortent de l’école sans qualification ou diplôme. Pas assez pour que notre école réponde aux enjeux auxquels sont confrontés la jeunesse et le pays.
Et, sans être dupe du piège tendu par la droite, on peut penser que la réforme proposée ne permettra pas de réduire les inégalités et de bâtir une école ambitieuse pour tous. Ce double défi démocratique est pourtant au cœur des enjeux.»
Daniel Paul, député honoraire

Oui au droit de préemption des salariés …

Oui au droit de préemption pour les salariés
Chaque année, des milliers de petites entreprises font face à des changements de propriétaires. Certaines continuent leurs activités, d’autres non, faute de repreneurs ou victimes de prédateurs dont le seul but est de piller les savoir-faire. Ce gâchis conduit des milliers de salariés au chômage et appauvrit le pays.
La loi de juillet 2014, sur l’économie sociale et solidaire, a créé un « droit d’information des salariés » avant la cession de l’entreprise. Mais c’est insuffisant. Les salariés doivent avoir un « droit de préemption », une priorité pour reprendre leur entreprise en Scop. Et donc du temps pour bâtir un projet qui les fera acteurs de leur propre intérêt et de l’intérêt général. C’est le sens de la proposition de loi que défendront les députés communistes le 7 mai.
Le patronat est contre et fait pression sur le gouvernement. Or, défendre l’entreprise, ce n’est pas réduire les droits des salariés, mais au contraire, les élargir. Rappelons que le secteur social et solidaire c’est déjà plus de 2 millions d’emplois. Alors, pour l’avenir de ces entreprises, le gouvernement doit permettre à une majorité de gauche de créer ce droit de préemption.
Daniel PAUL, député honoraire

L’argent doit servir et non pas gouverner..Daniel Paul, député honoraire, pour Libre Opinion du Havre Libre

Les 85 personnes les plus fortunées possèdent autant de richesses que les 3,5 milliards les plus pauvres.
25 000 milliards de dollars, soit plus que le PIB mondial, dorment dans les paradis fiscaux, mais la pauvreté et les inégalités se creusent. Des peuples entiers sont en péril. En France, les salaires sont bloqués, des entreprises ferment, mais les dividendes s’envolent et des « dirigeants » reçoivent des millions d’euros. 40 milliards sont versés aux entreprises, sans contrepartie, mais le MEDEF en veut plus et l’UMP le soutient.
Warren Buffet, milliardaire américain, ne craint pas de déclarer : « la guerre des classes existe et c’est la mienne, celle des richs, qui est en train de la gagner ».
Le pape, dans une déclaration de mai 2013, dénonçait la « volonté de puissance et de possession sans limite », l’« évasion fiscale égoïste », la « tyrannie qui veut imposer ses lois et ses règles ». Et il demande, avec raison, une « réforme financière entraînant une réforme économique salutaire pour tous ».
Ne laissons pas une finance prédatrice régenter nos vies. Rassemblons largement pour faire grandir l’exigence d’une société plus juste, plus digne, plus humaine.

Daniel PAUL,
Député honoraire.

Mettez de l’espoir dans vos colères …Daniel Paul Député Honoraire dans libre Opnion du Havre Libre

Mettez de l’espoir dans votre colère
Ne sous-estimons pas les élections départementales du 22mars. Parmi les compétences du Département, il y a la protection de l’enfance, les collèges, les routes, la politique sociale, le handicap, l’APA pour les personnes âgées…
Dans ces domaines, tout dépend de la majorité qui sortira des urnes. Faut-il, ou non, plus d’Ehpad accessibles à tous? Faut-il, ou non, faire plus pour la restauration des collégiens? Faut-il, ou non, mieux contrôler les aides aux entreprises? Faut-il, ou non, plus de soutien aux associations, aux services de proximité, à l’accessibilité?… et cela sans hausse des impôts!
La droite rêve de casse sociale. L’extrême droite est à l’affût. Leurs ambitions se nourrissent de la colère et de l’abstention. Chacune, à sa façon, menace notre socle social.
La colère est compréhensible face à l’aggravation des difficultés. Mais il faut aussi mettre de l’espoir dans cette colère, ouvrir des perspectives d’avenir.
Alors, l’enjeu est d’avoir des élus de gauche qui vous défendent. Des élus combatifs, face à la politique d’austérité du gouvernement et aux intérêts privés. Des élus rassembleurs, attentifs à tous, soucieux de préparer l’avenir.
Daniel PAUL,
député honoraire.

L’urgence d’une alternative de gauche…..Daniel PAUL député honoraire dans libre opinion du Havre Libre

L’urgence d’une alternative de gauche.

Un quartier, c’est des logements avec des services de proximité nécessaires au quotidien.
Or, la réalité s’impose. Ici, une association doit réduire ses activités. Là, une école est face à des problèmes majeurs. Ailleurs c’est la poste, la sécu ou la CAF qui ferme.
Les plus fragiles, mais en fait tous les habitants des quartiers sont pénalisés. Et quand le service public s’éloigne des citoyens ou ne répond plus à ses missions, c’est l’égalité républicaine qui est mise à mal.
Ces problèmes ont une origine : une politique d’austérité qui, en réduisant les crédits et le pouvoir d’achat, fragilise les familles, les services publics, les quartiers et le pays, mais épargne les nantis.
Il faut en finir avec cette politique injuste et inefficace.
Pas en faisant confiance à la droite et à l’extrême-droite qui veulent réduire les moyens publics, aggravant les difficultés.
Ce qui vient de se passer à l’Assemblée montre qu’il n’y a plus de majorité à gauche pour l’austérité. Par contre, les forces existent pour une alternative de gauche, citoyenne et populaire, pour réserver l’argent public aux investissements porteurs d’emplois et de développement social. Il y a urgence.

Daniel PAUL,
Député honoraire.

Solidarité avec le peuple grec….Daniel Paul pour « libre opinion » dans le Havre Libre de ce jour.

«La victoire de Siriza, en Grèce, pourrait ouvrir une nouvelle page dans l’histoire de la construction européenne. Un peuple a dit son refus de n’avoir que l’austérité pour horizon. Il a dit sa volonté d’avoir la maîtrise de son avenir et rembourser la dette. Pas en cassant les services publics et en privatisant, mais par des investissements utiles et un développement humain et écologique.
Pour les banquiers de la BCE et les dirigeants allemands, c’est insupportable. Pour ces gens-là, soumis aux puissances financières, si les peuples peuvent voter, cela ne doit rien changer et les Grecs doivent payer, même au prix de la ruine de leur pays. Mais ils craignent que d’autres peuples contestent à leur tour l’ordre libéral, celui qui sert une minorité en précarisant les autres.
Être solidaire de la Grèce, c’est rassembler, en France et en Europe, les forces progressistes et syndicales pour dire non à l’Europe de l’argent et des marchands et construire une alternative à l’austérité.
En 2012, en acceptant le traité budgétaire, François Hollande avait commis une faute. Il peut la réparer, en faisant de la France non pas un arbitre, mais un acteur positif dans la bataille qui s’engage.»
Daniel PAUL, député honoraire