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Intervention de Jean-Luc LECOMTE du 15 juin 2015

Séance plénière du 15 juin 2015

Intervention de Jean-Luc LECOMTE au nom du groupe Front de Gauche Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Ensemble

 

Monsieur le Président,

Cher-e-s collègues,

Les lois MAPAM et NOTRe ne touchent pas simplement les collectivités locales, elles réorganisent le rapport à l’Etat, cassent l’égalité des citoyens devant la loi et l’accès aux services publics sur tout le territoire national.

Les projets de suppression de lignes, de dessertes et de trains Intercités contenus dans le rapport DURON mettent en cause le service public des transports et mobilisent les citoyens, en particulier les citoyens normands alertés par les élus communistes et les associations d’usagers.

Plus de 6000 signatures ont été recueillies sur la pétition à l’initiative de Noël LEVILLAIN et de Pierre MOURARET, vice-Présidents normands aux transports.

C’est cet attachement aux services publics indispensables pour

– assurer l’accès effectif des citoyens de tout le territoire,

– privilégier l’intérêt général sur les intérêts particuliers,

– mettre en œuvre un aménagement équilibré du territoire,

– défendre l’égalité des citoyennes et des citoyens,

– proposer un renouveau de la démocratie,

– défendre, reconquérir, développer la Sécurité Sociale,

– engager sérieusement la transition écologique

qui s’est manifesté avec force à Guéret, samedi dernier.

Les manifestants, forts du recul obtenu voici quelques années sur l’AGCS, ont également crié leur rejet du TAFTA et nous vous rappelons, Monsieur le Président, l’exigence de milliers de citoyens normands qui vous demandent, comme nous l’avons fait nous-mêmes à plusieurs reprises, de déclarer notre Région hors-TAFTA, alors que ce traité, négocié dans le plus grand secret, serait en mesure d’imposer à l’Union européenne, à la France, à notre région, des dispositions contraires à nos valeurs sociales et écologiques.

Les ambitions de la droite de revenir à la tête du pays s’aiguisent. Elle tente d’apparaître comme neuve, alors que sa surenchère

« austéritaire » est permanente. Le changement de nom de l’UMP en « Les Républicains » fait partie de cette stratégie de reconquête et les formations de droite poursuivent les efforts de captation des valeurs républicaines auxquelles les Français sont attachés.

Nous n’aurons de cesse de vous démasquer, Mesdames et Messieurs de la droite, vous qui êtes en train de casser nombre d’acquis sociaux, culturels et démocratiques dans les villes où vous sévissez depuis un an, vous qui ne parlez que caméras dans les collèges, chasse aux soit disant fraudeurs au RSA et qui vous en prenez violemment à la culture.

Le FN poursuit quant à lui sa banalisation et nous ne renoncerons jamais à affronter l’extrême droite sur ses mensonges quant à ses positions soi-disant antisystème, antieuropéennes, antimondialistes. Notons d’ailleurs que les élus FN, étaient comme par hasard absents quand il s’est agi de barrer la route au TAFTA au Parlement européen.

Malgré tous les désaveux, le gouvernement s’entête à maintenir son cap antisocial et autoritaire et le congrès du PS s’est conclu par une stagnation libérale. Nous sommes certains que de nombreux électeurs socialistes, y compris dans cet hémicycle, sont en total désaccord avec la loi Macron, la loi liberticide sur le renseignement, une réforme des collèges imposée d’en haut sans aucun débat, l’absence de politique sérieuse contre les destructions d’emplois, les attaques frontales contre les collectivités locales avec une poursuite de l’assèchement des dotations aux communes.

Nous leur disons : il est temps de changer de cap, refusons l’austérité, rassemblons-nous et construisons ensemble, dans le respect de chacun, une véritable politique alternative de gauche.

Alors que la situation de l’emploi continue à se dégrader malgré les fonds accordés aux sociétés dans le cadre du CICE y compris à celles du CAC 40, aux majors de la distribution et aux banques, il est inacceptable que les citoyens, les élus, ne parviennent pas à obtenir la liste des bénéficiaires, les sommes allouées et le nombre d’emplois créés.

Il n’est pas acceptable, Monsieur le Président, que vous ne soyez pas en possession de ces informations pour notre région alors que notre collectivité est en charge du développement économique et attribue d’importantes aides financières aux sociétés qui en font la demande.

Je tiens, à ce moment de l’intervention, à apporter un soutien sans réserve aux salariés d’UPM Chapelle Darblay qui poursuivent une lutte exemplaire, à ceux d’Everial qui agissent contre la menace de suppression de 60 emplois, à ceux d’Altuglas alors que la direction envisage la fermeture du site de Bernouville qui compte 35 salariés, à ceux d’Eiffage, à Martot dans l’Eure, où 100 emplois sur 140 sont menacés.

Devant notre difficulté à aider les salariés frappés par les licenciements et les fermetures, qui s’adressent à nous pour une aide financière souvent urgente, comme c’est le cas aujourd’hui pour Everial, les élus de notre groupe sont amenés à vous faire une proposition dont l’importance est à la hauteur des enjeux humains et économiques. Nous pourrions, décider de la création d’un fond régional qui permette d’attribuer rapidement les sommes indispensables aux comités d’entreprise (CE), aux salariés et à leurs organisations syndicales qui multiplient les propositions alternatives, dans les délais très contraints imposés par la loi issue de l’ANI, délais qui vont à l’encontre de la sauvegarde de l’emploi, comme nous le constatons en particulier à la Chapelle Darblay et à Everial.

L’aide aux entreprises ne saurait en effet intervenir à la seule demande des employeurs comme c’est aujourd’hui le cas.

Le contrôle à postériori ne saurait suffire.

Les salariés dont l’intelligence collective s’est manifestée à de nombreuses reprises, à la papeterie d’Alizay, comme à Sealynx ou à Isoplas Pro, doivent pouvoir, de la même manière, disposer d’aides régionales indispensables à la pérennité de l’entreprise qui est avant tout un collectif de femmes et d’hommes qui créent les richesses, d’ aides régionales utiles au maintien et au développement de l’emploi.

Dans cet esprit, les projets élaborés dans le cadre de l’économie sociale et solidaire, notamment en l’absence de repreneur, devront également retenir toute notre attention.

Je vous remercie.

 

Avis du Conseil régional sur le projet de décret fixant le chef-lieu provisoire de la Région Normandie par Céline Brulin

 

Intervention de Jean-Luc LECOMTE du 7 avril 2015

Séance plénière du 7 avril 2015

Intervention de Jean-Luc LECOMTE au nom du groupe

Front de Gauche

Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Ensemble

Monsieur le Président,

Cher-e-s collègues,

Le renoncement face à la finance, les engagements de 2012 non tenus expliquent pour l’essentiel les résultats des dernières élections départementales. Quels que soient le bilan des majorités sortantes, l’Eure et la Seine-Maritime basculent à droite.

Les déclarations du Premier ministre au lendemain du scrutin semblent confirmer qu’il n’est pire sourd que celui qui ne veut entendre. En effet, Monsieur Valls nie totalement le rôle de la politique d’austérité qu’il mène sous la responsabilité du Président de la République et met en avant la division dont il est le premier responsable pour expliquer la lourde défaite du Parti socialiste.

Les électrices et les électeurs ont en effet exprimé une nouvelle fois leur rejet de la politique du gouvernement et de son absence de résultat, une politique aux ordres de la Commission européenne.

La responsabilité de François Hollande et de Manuel Valls est grande dans le retour aux affaires de la droite dans notre Région comme dans une majorité de départements au niveau national. A l’occasion des multiples initiatives et rencontres tenues sur le territoire , nous avons constaté l’immensité de la défiance et du désarroi de milliers de Haut-Normands comme de millions de Français qui, confrontés à la violence du quotidien, se sentent trahis, atteints dans leur dignité.

Un nombre croissant de foyers, de jeunes, de retraités, ne peuvent plus s’acquitter de leurs factures, ont de plus en plus de difficultés pour se loger, s’alimenter correctement, se soigner, étudier ou financer les études des enfants.

Continuer à rester sourd à une colère légitime qui nourrit l’abstention, rester sourd à ce qui sonne clairement comme un appel à un changement de cap politique serait engager la France dans le scenario du pire.

Nous ne nous y résoudrons jamais et nous avons tout fait de notre côté pour empêcher les gains de la droite et de l’extrême droite. Au premier tour, en rassemblant pour des choix de gauche les candidats du Front de Gauche avec des candidats d’ EELV, des candidats de Nouvelle Donne, des socialistes dissidents et de nombreux citoyens engagés. Au second tour, en mobilisant partout dans la clarté pour faire barrage à la droite et à l’extrême-droite qui ne compte, et nous nous en félicitons, aucun élu au sein des assemblées départementales de notre région.

Les élus issus de ce rassemblement agiront désormais dans les Conseils départementaux, à parité, seule véritable avancée démocratique de ce scrutin objet d’un charcutage inadmissible qui s’est souvent retourné contre ses auteurs.

Ils seront au service de la population de notre région qui va connaître des jours difficiles avec des attaques redoublées contre les politiques de solidarité, d’action sociale et d’éducation, les services publics départementaux, la culture…

Il n’y a en effet rien à attendre des majorités départementales de droite qui ont déjà fait hier leurs preuves au service des plus riches à la tête de nos départements.

Même si elle n’a été élue que par défaut, par dépit, la droite va s’attaquer, comme dans les municipalités qu’elle dirige aux politiques publiques en tentant d’opposer les Haut-Normands entre eux et en tentant de détourner leur regard des vrais responsables de la crise : les politiques d’austérité, les actionnaires et la finance.

Oui, Monsieur Le Maire, vous faites mine de dénoncer la baisse des dotations aux collectivités territoriales (28 milliards d’euros cumulés d’ici 2017) mais vous êtes de ceux qui ont décidé de leur gel sous le précédent gouvernement.

Quand nous nous opposons à la réduction de 5O milliards d’euros de dépenses publiques mise en œuvre par l’actuel gouvernement, vous réclamez haut et fort que cette réduction soit à hauteur de 100 milliards afin de mieux servir encore les actionnaires et les banques.

Et dans les communes dirigées par vos jeunes poulains, c’est la réduction du personnel et des services rendus à la population qui est à l’ordre du jour, culture en tête.

Fermeture que nous espérons provisoire du cinéma de Gisors. A Vernon, suppression de la prévention spécialisée, du salon du livre d’aventure et du ramassage des déchets verts, obstacles mis au bon fonctionnement des associations sportives. Menaces sur l’avenir de la seine nationale Evreux-Louviers et de la SMAC (scène des musiques actuelles) d’Evreux.

Et que dire des premières déclarations du nouveau Président du Conseil départemental de l’Eure qui annonce l’installation massive de caméras de surveillance dans les collèges et la mise en place d’une commission dirigée par un magistrat ou un ancien magistrat dont la mission sera la chasse aux fraudeurs aux prestations sociales et au RSA en particulier, dans un département où le problème essentiel est le taux élevé de non-recours.

Autant de raisons de rester vigilants, mobilisés et combatifs et de mener le combat pour l’investissement et l’emploi qui demeure la préoccupation première des Haut-Normands.

Ainsi, devons nous, Monsieur le Président, continuer à agir pour l’emploi et la réindustrialisation et apporter tout notre soutien aux salariés d’UPM Chapelle Darblay alors que la Commission Industrielle issue de leur combat, dont l’objet est l’étude des projets alternatifs à l’arrêt de la machine PM 3, s’est réunie le 1er avril dernier.

Nous devons, également, Monsieur le Président, continuer à agir pour l’éducation et la formation professionnelle.

Il est tout aussi important d’autant que nous réalisons de nombreux investissements de continuer à faire preuve de la plus grande fermeté vis-à-vis de la SNCF quant à la ponctualité et à la qualité du transport, sur la ligne Paris-Rouen-Le Havre et de dire haut et fort notre refus de la suppression des Trains d’Equilibre du Territoire (TET).

La SNCF a en effet récemment exprimé dans un document son projet concernant les Trains d’Equilibre du Territoire, au moment où une commission parlementaire présidée par Philippe DURON doit rendre ses préconisations au gouvernement.

Les propositions de la SNCF sont d’une extrême gravité :

Suppression organisée de toutes les offres de nuit (20 trains)

Suppression de toutes les dessertes nationales intercités dont les lignes Caen-Le Mans-Tours et Paris-Evreux-Serquigny
Volonté de la SNCF de transférer des dessertes nationales « intercités » aux Régions dont la ligne Paris-Granville pour 10 trains par jour

Projet de réduction de l’offre des dessertes TET par la SNCF sur toutes les autres lignes dont la ligne Paris-Rouen de 47 à 23 trains par jour (-51%), la ligne Paris-Le Havre de 27 trains par jour à 8 (- 70%) et les lignes Paris-Caen de 31 à 20 trains par jour (-35%) et Paris-Cherbourg de 14 à 6 trains par jour (-57%)
C’est au total 180 trains nationaux dont il est proposé la suppression ! Les élus du Front de gauche appellent également à agir pour le fret ferroviaire et la réhabilitation de la gare de triage de Sotteville-lès-Rouen , contre le choix de tracé du contournement est de Rouen, contre la création d’un péage autoroutier à Criquebeuf et pour la suppression du péage d’Incarville.

Pour conclure, nous appelons à l’unité et à l’action commune pour la défense des services publics et des choix politiques de solidarité.

Chers collègues de la majorité, il est possible de déjouer le coup monté du tripartisme, un scénario mortifère pour la gauche qui sous-tend l’abandon des classes populaires à l’abstention et au Front national et la marginalisation de toute politique alternative sociale et solidaire à l’austérité que nous refusons catégoriquement.

Au lendemain des élections départementales, rien n’est désormais plus urgent que de construire dans les luttes, dans l’action quotidienne et la solidarité concrète, dans le débat politique, une réponse politique neuve, clairement citoyenne et populaire, clairement à gauche.

Chacune et chacun d’entre-nous peut y prendre sa place.

Nous appelons toutes les forces citoyennes, politiques et sociales disponibles à la construction d’un mouvement de gauche alternatif ample et populaire, à vocation majoritaire, pour ouvrir à nouveau l’espoir. Communistes et autres composantes du Front de gauche, écologistes, socialistes refusant l’impasse actuelle, citoyens, syndicalistes … doivent converger pour construire ce nouvel espoir.

La mobilisation intersyndicale et interprofessionnelle du 9 avril leur donnera l’occasion de s’affirmer avec force. D’autres initiatives nouvelles seront nécessaires. Les élus du Front de gauche vont y travailler activement.

Je vous remercie.

Redéfinir les politiques publiques avec une réforme territoriale progressiste

Redéfinir les politiques publiques avec une réforme territoriale progressiste

La réforme territoriale qui agite la vie politique depuis 2 ans apparait très confuse pour l’immense majorité de nos citoyens et pour de nombreux élus et pourtant les enjeux sont considérables car c’est un profond bouleversement libéral de nos institutions républicaines qui est engagé au nom du changement de la modernisation et de la simplification.

Le dogme de la réduction de la dépense publique, dogme libéral majeur, constitue le levier essentiel de ce projet. Il se traduit par des attaques sans précédents contre les services publics locaux mesurables dans toutes les collectivités, ici, en Seine-Maritime comme ailleurs. A cela s’ajoute les ponctions insupportables opérées sur les dotations d’Etat ( 28 milliards d’euros prélevés sur la DGF en 4 ans). Cette austérité imposée se double d’une volonté affichée de répondre aux injonctions de Bruxelles. Tout au contraire, une réforme territoriale progressiste doit s’appuyer sur une redéfinition des politiques publiques notamment dans le cadre d’une refonte radicale de la fiscalité et du rôle du crédit public. Elle doit également participer d’une réforme d’ensemble des institutions et du pouvoir des citoyens, bref, d’une nouvelle République. Aussi, au lendemain des élections départementales et à quelques mois des élections régionales, quels enseignements en tirer pour la poursuite de notre action au service des populations.

Intervenants : Dominique ADENOT, Président de l’ANECR

Michel BARRIER, Président de l’ADECR76

Samedi 11 avril 2015 à 9 heures

au centre Georges Déziré (salle devos) à Saint Étienne du Rouvray

 

Bulletin d’inscription

 

Port de Rouen : Lettre ouverte de JL Jegaden à N. Rouly

jegadenSuite à un communiqué de Didier MARIE, Conseiller général d’Elbeuf, concernant le bilan et les perspectives du Port de Rouen, Jean Louis JEGADEN, Président du Groupe Communiste et Républicain au Département de Seine-Maritime a publié une lettre ouverte à Nicolas ROULY.

En voici le texte :

Le 18 février2015

Lettre ouverte de Jean Louis Jegaden,
Président du Groupe Communiste et Républicain au Département
à Nicolas ROULY, Président du Département

Monsieur le Président,

Dans un communiqué de presse en date du 16 février à entête du Département, notre collègue Didier Marie relatant sa rencontre avec le Directeur du Grand Port Maritime de Rouen, évoque un « éventuel déficit de compétitivité de Rouen », lié notamment « aux taxes foncières que deux communes, dont celle de Grand-Couronne, perçoivent alors qu’elles auraient pu exonérer les entreprises comme le Département l’a fait ».

Les termes choisis avec une aptitude certaine à détourner les faits par notre collègue ne peuvent que faire réagir notre groupe. Ainsi, oubliant curieusement que le gouvernement avait préalablement décidé une nouvelle fois de défausser l’État de ses propres responsabilités sur les communes et départements, notre collègue ne cite au titre des collectivités ayant voté démocratiquement pour appliquer la taxe foncière aux ports de Rouen et du Havre, que la ville de Grand-Couronne.

Cela reflète un parti pris bien peu objectif. Il aurait été plus proche de la réalité de dire que l’ensemble des collectivités locales concernées par cette mesure avait voté son application, à l’exception curieusement du Département.

Ou encore, s’agissant des exemples limités à la Métropole Rouennaise, de citer aux côtés de la commune de Grand-Couronne, la ville de Rouen qui pour le coup à comme défaut d’être dirigée par le même parti que celui de notre collègue Marie.

Quant à l’exception soulignée du Département, et je vous renvoie à ce sujet à mon courrier du 19 janvier dernier, il est un peu présomptueux d’y voir une volonté politique assumée lorsque l’on sait que vous avez refusé de réunir notre assemblée pour délibérer sur cette opportunité. Ce fut par conséquent un choix présidentiel, un choix par défaut, sans débat et sans vote qui en l’occurrence fait perdre plus de 3 millions d’euros par an (et non les 900.000 Euros annoncés dans votre courrier) à notre Département qui en aurait bien besoin par ailleurs lorsque l’on connait ses difficultés budgétaires résultant des conséquences des politiques d’austérité imposées par le gouvernement.
J’ajoute que cette décision devrait faire réfléchir car il est toujours problématique de voir notre Département prendre une position contraire à toutes les communes concernées par la même décision, quelque soit leur taille ou leur couleur politique.

Quant au fond de cette affaire, considérer que la compétitivité d’un port ne tiendrait qu’à l’exonération d’une taxe foncière, taxe foncière par ailleurs applicable à toutes les entreprises ou contribuables du pays, ce serait d’abord particulièrement inquiétant pour ces ports lorsque l’on regarde le niveau des sommes en jeux par rapport au budget global à disposition.

Ce serait ensuite considérer qu’il existe deux sortes d’entreprises, celles qui ont le privilège d’être implantées sur le domaine maritime et les autres.

Ce serait enfin induire un effet mécanique entre l’imposition et les difficultés économiques rencontrées par tout un chacun. Argument libéral dont je m’étonne qu’il ait pu irriguer un éminent sénateur socialiste comme notre collègue Marie. Un argument qui serait plus facile à entendre si toute entreprise ou foyer aux prises avec des difficultés économiques ou sociales, comme un licenciement par exemple, pouvait prétendre être exonéré de sa Taxe foncière comme vous avez décidé de le faire pour les entreprises implantées sur les deux grands ports seinomarins.

Voilà une proposition qui serait intéressante de pouvoir étudier à l’échelle du pays notamment dans le cadre de la Loi Macron que notre collègue Marie va bientôt pouvoir étudier au Sénat.

Il nous semblait utile pour contribuer à la clarté des débats dans cette période troublée par ce qui est annoncé comme vérité et ce qui est vérifiable, de préciser ces divers éléments.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’expression de nos sincères salutations.

Communiqué D MARIE

Contribution pour une métropole humaine

Métropole Rouen Normandie

Les élus du Front de gauche élaborent une contribution pour une métropole humaine, du quotidien centrée sur la satisfaction des besoins des habitants, des communes.

L’agglomération rouennaise, son territoire et une large part de ce qui fait la vie quotidienne de sa population vont désormais être administrés par la Métropole de Rouen, une assemblée de 156 élus, disposant de près de 1200 agents et d’un budget annuel d’environ 700 millions d’euros. Le décret de création de la Métropole Rouen-Normandie a été signé par le ministre de la Décentralisation le 23 décembre dernier. Sa création est devenue effective le 1er janvier 2015.

Le 26 août dernier sous l’égide du cidefe normandie, de nombreux élus du territoire de la CREA, future métropole Rouen Normandie ont réfléchi au devenir de leurs communes dans cette supra-collectivité. Intérêt communautaire, maintien des services publics et des dotations, revivification de l’industrie ou égalité de traitement ont, entre autres sujets majeurs, été analysés et débattus. Au sortir de cette 1ère rencontre, chacune et chacun et Noël Levillain, Maire de Tourville la Rivière et Président du groupe Front de gauche ont reconnu la nécessité de prolonger l’échange et la discussion pour finaliser un projet constructif et exigeant.

Ainsi, 25 élus se sont retrouvés de nouveau sous l’égide du cidefe normandie à Oissel le 21 janvier pour enrichir un document qui sera largement diffusé auprès de tous ceux qui sont en responsabilité, délégués communautaires ou pas et dont l’ambition est de poser les fondements garantissant l’égalité de traitement entre les populations et les territoires.

Intitulée «  Pour une métropole humaine du quotidien centrée sur la satisfaction des besoins des habitants, des communes », cette contribution des élu-e-s Front de Gauche pour la Métropole Rouen Normandie sera leur feuille de route pour les années à venir et leur document de référence pour les politiques publiques qu’ils souhaitent voir mises en place et que les populations auront à défendre avec eux car, à l’évidence des divergences fortes d’appréciation ou de priorités existent. De là, l’intérêt de concevoir un projet alternatif à ce monstre technocratique nouveau, bien éloigné des citoyens et relais de la politique gouvernementale ; un projet alternatif pour que la Métropole respecte les communes, leurs représentants, leurs populations et s’inscrive positivement et dans le sens du progrès à l’inverse d’un Etat qui se désengage chaque jour un peu plus.

Philippe JOUVIN

es élus de nombre de communes de la compétence de l’ex-CREA ont finalisé à Oissel à l’invitation de Noël Levillain et sous l’égide du cidefe-normandie leur projet alternatif pour les années à venir.

Des élus de nombre de communes de la compétence de l’ex-CREA ont finalisé à Oissel à l’invitation de Noël Levillain et sous l’égide du cidefe-normandie leur projet alternatif pour les années à venir.

 

Débattre de la réforme territoriale

Cidefe normandie

 

116 participants pour débattre de la réforme territoriale, de ses enjeux, de ses perspectives et… de la nécessité de la mobilisation.

 

La réforme territoriale, le sujet à l’évidence est une préoccupation majeure des élus car sinon, comment expliquer cette participation record d’élus à la formation organisée par le cidefe-normandie, samedi dernier, à Rouen. Indubitablement les conséquences dramatiques pour les collectivités mais surtout pour les citoyens de cette réforme conduisent ceux qui sont en responsabilités électives, ceux qui sont au contact quotidien des habitants à réfléchir ensemble pour résister, combattre et élaborer une nouvelle dynamique citoyenne.

Venus des 5 départements normands, des maires , maires-adjoints , conseillers municipaux, conseillers généraux ou régionaux, militants associatifs, politiques ou citoyens, ils étaient 116 à « plancher » salle corneille au parc expo de Rouen sur la thématique énoncée et présentée dans sa genèse par Joan Espejel qui ouvrait d’entrée avec beaucoup d’assurance et de clairvoyance les pistes de réflexion qui allaient s’étoffer pendant 3 heures dans un échange direct, cordial souvent grave mais empreint d’une volonté politique forte d’organiser des résistances et des initiatives avec les populations.

Après Joan Espejel, responsable des formations et nouvelles approches territoriales au Cidefe, Jean Chatelais, conseiller régional au CRBN a développé un contenu très politique de la réforme

Après Joan Espejel, responsable des formations et nouvelles approches territoriales au Cidefe, Jean Chatelais, conseiller régional au CRBN a développé un contenu très politique de la réforme

Présidée par Boris Lecoeur, Président du cidefe normandie, le débat confrontait les expériences des représentants de la Basse et de la Haute Normandie, des communes rurales et urbaines, grandes ou petites, de gauche ou de droite ou d’ailleurs, d’élus en situation majoritaire ou actifs dans des minorités. Mais tous évoquaient en préambule de leurs interventions respectives l’approfondissement du malaise social, politique et démocratique. C’est sur ces points que Jean Chatelais, conseiller régional axait plus particulièrement son intervention dans la fenêtre « conférence régionale » qui s’ouvrait au cours de cette matinée. Tous dénonçaient l’orientation libérale assumée par le gouvernement Valls. Tous mesuraient l’ampleur du défi imposé à toute la gauche et aux forces progressistes. Tous concluaient par la nécessité de construire une alternative et de mettre en œuvre des pratiques politiques qui permettent au peuple d’intervenir et de retrouver de l’espoir.

Par des exemples nés de la réalité et de leurs engagements, beaucoup ont exprimé leurs inquiétudes sur l’impact lié à la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités locales de près de 3,7 milliards d’euros en 2015, des inquiétudes pour les investissements publics mais aussi pour la réponse aux besoins exprimés par les habitants. Ainsi les formes d’action à privilégier ont été largement réfléchies et proposées. Grève des mairies comme à Stains, réunions publiques avec les habitants, initiatives diverses compte tenu des réalités locales et des moyens de chacun, des moments forts pour organiser l’action ont été rappelés. Cela a été dit. Cela commence les 5, 6 et 7 décembre par le congrès de l’ANECR à Vitry sur Seine ou l’enjeu sera bien le rassemblement et la construction commune de nouvelles réponses à la fois locales et nationales pour relever les défis et accélérer les batailles. Cela se poursuivra, ici, en seine maritime avec le rassemblement le jeudi 11 décembre à la préfecture de Rouen à l’appel de Thierry Foucaud, sénateur et vice-président du Sénat qui s’est adressé à tous les habitants de notre département pour les inviter à dire « ça suffit, nous voulons des moyens pour nos territoires ».

L’adecr76, bien sûr, jouera un rôle majeur pour assurer le succès de ce rendez-vous comme de tous ceux à venir ! Des rendez vous à noter dès à présent sur votre agenda et dans lequel il vous faudra réserver de nombreuses et grandes plages horaires pour les actions d’aujourd’hui et de demain !

Philippe JOUVIN

si les 116 participants n’ont pu prendre la parole faute de temps, l’esprit de synthèse de chacun des intervenants a permis à beaucoup d’entre eux d’exprimer leur expérience, leur sentiment et leurs propositions d’action

si les 116 participants n’ont pu prendre la parole faute de temps, l’esprit de synthèse de chacun des intervenants a permis à beaucoup d’entre eux d’exprimer leur expérience, leur sentiment et leurs propositions d’action

Cultivons la paix

Cultivons la paix

Alors que nous célébrons le 25eme anniversaire de la convention internationale des droits de l’enfant, que 3 millions de mineurs en France vivent sous le seuil de pauvreté, dans un monde dominé par la finance, près de 16500 enfants meurent chaque jour de faim et de malnutrition. Ils sont aussi les premières victimes des guerres.

Plus d’un milliard d’habitants de la planète sont dans une situation d’extrême pauvreté, ce qui constitue un facteur majeur d’insécurité sociale, de violences et de conflits armés. En effet, la misère, le chômage, les injustices, le manque de démocratie, l’analphabétisme, l’obscurantisme constituent le terreau des haines.

Dans cette situation, les élus de notre groupe sont solidaires de la lutte des jeunes Kurdes qui à Kobané affrontent les barbares de Daech.

Ils sont solidaires du peuple palestinien qui n’en peut plus de l’occupation de son territoire et de la colonisation qui se poursuit.

Il est grand temps que la communauté internationale, à commencer par la France, reconnaisse officiellement l’État palestinien.

Ils sont solidaires du peuple du Burkina Faso qui vient de mettre à bas un des régimes les plus corrompus du monde alors que le dictateur Compaoré aura reçu jusqu’au bout le soutien sans faille du gouvernement français et du député de l’Eure François Loncle, Président du groupe d’amitié France-Burkina Faso à l’Assemblée nationale.

Mais c’est la guerre et la misère qui nourrissent le terrorisme.

Alors sur les pas de Jean Jaurès et de Nelson Mandela, cultivons la Paix.

 

Jean-luc Lecomte

Président du groupe Front de gauche du CRHN

Réforme des collectivités : enjeux et perspectives

Réforme des collectivités : enjeux et perspectives

Objectif: Décrypter les projets de loi relatifs à la délimitation des régions et portant nouvelle organisation territoriale de la République et leurs conséquences sur l’avenir des collectivités/ en particulier des communes,

Plus de trente ans après les premières lois de décentralisation, le gouvernement engage une nouvelle réforme territoriale qui, si elle allait à son terme, correspondrait à un véritable bouleversement de l’architecture institutionnelle de la République. Avant d’examiner un projet de loi important sur l’évolution des collectivités, le Parlement débat actuellement d’un premier texte d’application des annonces du Premier Ministre lors de son discours de politique générale en avril dernier. Ce débat, très médiatique, concerne principalement la nouvelle carte des régions et le report des élections régionales à décembre. Mené dans l’urgence par le gouvernement, il est révélateur du principal objectif de cette nouvelle réforme : associer les collectivités à la réduction des dépenses publiques et aligner l’organisation territoriale de la France sur le modèle des grandes régions prôné par l’Union européenne. Les élus et acteurs de la vie locale qui continuent de placer au cœur du modèle français l’exigence d’égalité, de solidarité et de démocratie ont, dans ce contexte, à faire connaître ces enjeux au plus grand nombre et à agir au sein des conseils élus afin d’impulser un débat dans la société qui permette au peuple de se prononcer en pleine connaissance de cause.

Avec notamment :

Joan ESPEJEL Responsable  des formations et nouvelles approches territoriales au CIDEFE

SAMEDI 22 NOVEMBRE 2014 à 9 HEURES

Salle Pierre Corneille – PARC DES EXPOSITIONS – ROUEN

La formation inclut un repas pris en commun.

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Comprendre les finances locales avec R Feuilloley

Cidefe-Normandie

Comprendre les finances locales avec R Feuilloley… à Sainte Croix-Hague

Élus de Cherbourg, de Briquebec, Equeurdreville ou Bretteville, ils étaient très attentifs ce samedi 25 octobre au cours magistral dispensé par Robert Feuilloley, directeur général des services de la ville de Tourville la Rivière dans la charmante salle du conseil de la non moins agréable mairie de Sainte Croix-Hague nichée au cœur du Haut-Cotentin. A la demande de nombre d’élus du département de la Manche, le cidefe-normandie et son antenne locale ont, en effet, conjointement organisé une formation afin de leur faire connaître et comprendre la composition du budget pour qu’ils s’en approprient les règles et son élaboration.

Dans un bel exercice de pédagogie confortée par une expérience et un vécu de cadre territorial, R Feuilloley développait les principes de la M14 et disséquait nombre de notions comptables comme les autorisations de programme, les autorisations d’engagement, les budgets annexes et autres sections d’investissement ou de fonctionnement. S’adressant à un public d’élus dont de nouveaux élus et pour beaucoup en situation minoritaire, il accentuait son « cours » sur la lecture politique des éléments budgétaires, du compte de gestion ou du compte administratif. Il concluait son intervention en portant un éclairage soutenu sur les ratios financiers, la capacité de désendettement d’une commune, le ratio de rigidité et précisait les intérêts d’une analyse financière par habitant ou de la comparaison des dépenses et recettes de fonctionnement de l’année. Mieux à même de comprendre un budget, les élus qui ont fait l’effort de suivre cette formation seront évidemment plus en capacité demain de commenter, d’infléchir voire de proposer d’autres orientations au sein de leur conseil municipal.

Les budgets comme le rappelait l’intervenant s’adoptent généralement dans le courant du 1er trimestre de l’année, forts de cette formation, les maires, adjoints et conseillers présents ont acquis les connaissances de base pour bien s’imprégner de leur budget 2014 et ainsi mieux se projeter et préparer le prochain. Et si d’aventures des éclairages supplémentaires et un peu plus approfondis leur étaient nécessaires, il leur a été rappelé que le cidefe organise régulièrement à Montreuil et sur 2 jours des formations à la comptabilité publique. A cet égard, le cidefe normandie se tient à leur disposition pour faciliter leur inscription. Par ailleurs, fort de l’utilité manifestée pour cette formation, il est envisagé de la reproduire début février 2015 à Rouen. Nous vous en reparlerons, bien sûr !.

 

Philippe JOUVIN

Robert Feuilloley a su allier technique et décryptage politique ce samedi à Ste Croix-Hague pour un cours magistral sur les finances locales.

Robert Feuilloley a su allier technique et décryptage politique ce samedi à Ste Croix-Hague pour un cours magistral sur les finances locales.

 

Transmanche Dieppe /Newhaven ..Sébastien Jumel estime que les conditions sont réunies pour mettre à profit le délai d’un an jusqu’à l’échéance de la délégation de service public

Accord sur le Transmanche : Sébastien Jumel est satisfait

Un an pour pérenniser la liaison Transmanche entre Dieppe et Newhaven. C’est ce qui ressort de l’accord entre le Département de la Seine-Maritime et l’opérateur DFDS.

Cet accord rendu public ce jour prévoit l’affectation de deux ferrys à Dieppe ainsi que le maintien des emplois. En outre, il crée une troisième rotation quotidienne pendant l’été.

Attentif et combatif sur les questions du Transmanche, déterminantes pour l’économie de la ville aux quatre ports, Sébastien Jumel, maire et vice-président du Département, se déclare satisfait de cet accord.

« Il prend en compte un certain nombre d’exigences formulées par la Ville, sur le maintien de la desserte et de l’emploi », se félicite le maire de Dieppe, en rappelant que la Ville soutien la liaison Transmanche à hauteur de 400 000 euros par an.

Autre motif de satisfaction pour l’élu : la rotation supplémentaire annoncée pour l’été, qui va
renforcer l’attractivité touristique de Dieppe, pour une saison qui sera marquée par le passage du Tour de France et l’étape de Solitaire du Figaro.

Désormais, Sébastien Jumel estime que les conditions sont réunies pour mettre à profit le délai d’un an jusqu’à l’échéance de la délégation de service public. Cela passe par l’élaboration d’un plan stratégique et global ainsi qu’un élargissement du tour de table pour assurer le financement.

Avec un seul objectif : assurer l’avenir de la ligne !