Un vent libéral qui veut tout livrer aux exigences des marchés financiers.
Partout, la priorité c’est la « compétitivité ». Pas en s’attaquant au coût du capital, aux cadeaux fiscaux ou aux dividendes. Non, partout, être compétitif, c’est accepter la baisse du coût du travail, la précarité, la concurrence faussée, l’austérité pour la protection sociale et les budgets publics.
Partout, la déferlante libérale a nourri les droites et les extrêmes-droites. Elle a aussi emporté les partis socialistes ou socio-démocrates et poussé les électorats populaires dans l’abstention.
Mais en Grèce, en Espagne, en Grande Bretagne et même en Allemagne, une brise se lève. Certes, cela reste fragile. Les libéraux ne laissent pas faire. On le voit avec la crise grecque. Mais, l’avenir est à coup sûr du côté de ceux qui pensent qu’une autre société est possible, plus juste, plus humaine.
En France aussi, l’urgence est de sortir de l’impasse où mène un gouvernement élu par le peuple de gauche mais qui applique une politique libérale. Pas en laissant le pouvoir à une droite décomplexée et revancharde. Mais par des actes qui redonnent du sens et de l’espoir à gauche.
Daniel PAUL, député honoraire