CONSEIL REGIONAL DU 22 JUIN 2009
Intervention de Claude LAINE au nom des élus du groupe communiste et républicain sur la mission relative à la filière automobile
Mes chers collègues, J’interviens au pied levé dans cette discussion, pour suppléer à l’absence de notre camarade Christian JUTEL, empêché ce matin, qui a suivi les travaux de la commission présidée par Dominique GAMBIER.
Au demeurant l’objet du rapport présenté par celui-ci (la situation de la filière automobile en Haute-Normandie est bien connu de notre groupe et plus largement de notre Parti).
Nous en avons souvent débattu et d’abord sur le terrain, avec les intéressés, à Sandouville ou à Cléon notamment, et je voudrais souligner que notre camarade Jacky HENIN, réélu Député européen a maintes fois enrichi le débat par la présentation de propositions précises, pour une relance de cette activité industrielle essentielle, intégrant totalement la dimension sociale de l’emploi et des salaires. Malheureusement, comme trop souvent en la période actuelle, ces propositions d’un député européen en harmonie avec son groupe parlementaire ont été généralement passées sous silence, et étouffées dans le débat public.
Peut-être est-ce lié au fait que l’analyse de Jacky HENIN de la crise automobile lie intimement celle-ci à celle, plus générale, du système capitaliste.
C’est pourtant bien de cela qu’il s’agit d’abord. Et l’affirmer ne conduit pas à sous-estimer l’importance des facteurs techniques, sociétaux et environnementaux.
Les entreprises automobiles sont toutes, d’abord, des entreprises capitalistes engagées prioritairement dans une stratégie de sauvegarde des profits et de redistribution de ceux-ci à leurs actionnaires.
Aucune n’échappe à cette stratégie, même si certaines se sortent mieux que d’autres de la crise actuelle du capitalisme mondialisé. Les entreprises françaises, dont Renault, sont soumises à cette règle et leurs actes en portent les marques, notamment dans la façon de lancer les fabrications, de gérer l’innovation ou de jouer sur les régimes salariaux différentiels, comme sur les charges, pour mettre en oeuvre des délocalisations ou en brandir la menace.
J’y reviendrai dans la discussion sur les aides financières.
Cela me conduit, et je m’en tiendra là, à réaffirmer l’urgente nécessité, dans la situation de crise que nous vivons, de la création d’un POLE FINANCIER PUBLIC destiné à réguler et gérer les interventions des collectivités et de l’Etat, dans le domaine économique.
Notre combat en faveur de cette disposition se prolongera, n’en doutez pas, dans l’exercice de nos mandats actuels et futurs.
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