Sans attendre 2012 et de profonds changements politiques espérés et nécessaires, le combat doit se poursuivre

Sans attendre 2012 et de profonds changements politiques espérés et nécessaires, le combat doit se poursuivre

Sans attendre  2012  et de profonds changements politiques espérés et nécessaires, le combat doit se poursuivremanif retraite

Cher(e)s collègues et amis

Alors que la CMP s’est réunie hier lundi, Que le texte qu’elle a remis sera examiné aujourd’hui, au Sénat, et demain à l’AN.
L’association Nationale des élus communistes et républicains, et ses associations départementales, ont pris l’initiative d’inviter à se rassembler devant toutes les préfectures de France tous les élus progressistes qui dénoncent la volonté du pouvoir de mettre fin au système par répartition et pour demander solennellement la suspension des débats et l’ouverture de réelles négociations.

« Le président de la République et son gouvernement doivent entendre le peuple »
«c’est majoritairement que le pays s’oppose à cette réforme des retraites, c’est pourquoi aujourd’hui, nous nous adressons solennellement, au président de la République pour lui demander de suspendre les débats sur son projet de loi et d’engager enfin un véritable dialogue avec les organisations syndicales pour construire une autre réforme. Jamais un gouvernement n’est resté aussi sourd à ce qui s’exprime en profondeur dans le pays. Cette réforme, contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, est une véritable entreprise de sabordage de notre système par répartition. La mise en place de l’épargne retraite, et le projet d’aller vers un changement systémique en témoigne.
En fait le gouvernement veut faire la démonstration d’ici à 2018, où le déficit demeurera, de l’échec du système actuel pour imposer demain la retraite par capitalisation.
C’est-à-dire une privatisation de nos retraites en totale contradiction avec les exigences du mouvement social.

Nous condamnons aussi l’utilisation par le gouvernement de l’article constitutionnel, le 44.3, pour en finir au plus vite avec le débat au Sénat.
C’est là le témoignage de la détermination de Nicolas Sarkozy d’aller à l’affrontement avec le pays. Volonté d’empêcher le droit de grève, interpellations, mises en examen avec comparution immédiate et emprisonnement de jeunes lycéens, mise en cause du rôle du Parlement…. Cette stratégie de la menace permanente contre la démocratie est grave. Déjà, les députés à l’Assemblée nationale ont eu un temps trop court pour un examen approfondi du texte.
Coupant court au débat au Sénat, cela fera au total, pour l’ensemble du Parlement, un mois de débat sur un projet que le gouvernement lui-même considère comme structurant de sa politique mais qui le sera surtout pour la vie des gens.
Le gouvernement répète inlassablement la même chose, à savoir qu’il n’y avait pas d’autres solutions que les siennes, reculer les bornes d’âge et augmenter la durée de cotisation. En fait la monarchie sarkozyste ne défend pas, sous le sceau de l’urgence, une retraite solidaire. Elle répond aux demandes du capital bancaire, assurantiel et financier, auquel elle s’apprête peu à peu à offrir sur un plateau d’argent la retraite et la protection sociale. C’est là tout le fond de l’affaire  !

Les élus communistes et républicains ont fait des propositions, y compris financières, permettant de garantir la retraite à 60 ans, Désintoxiquer notre économie de la finance : contribution des revenus financiers des entreprises à un taux de 9,9%, soit 30 milliards de recettes supplémentaires.
Cotisation additionnelle des entreprises qui favorisent la financiarisation au détriment de l’investissement et de l’emploi.
2. Favoriser l’emploi et les salaires : majoration de 10% des cotisations des entreprises de plus de 20 salariés dont le nombre de salarié à temps partiel est supérieur à 20% et suppression des exonérations au titre des heures supplémentaires : 25 milliards de recettes supplémentaires.
3. Promouvoir la justice sociale : suppression du bouclier fiscal et augmentation des contributions des revenus financiers, des bonus et des stock-options.

D’autres élus, à gauche, en ont fait également.

La bataille n’est pas finie.

Les syndicats poursuivent leur lutte, la mobilisation populaire continue, et notre action aussi. » Mais ce nouveau coup de force, aveu de faiblesse, qui doit susciter la réprobation de tout républicain conséquent, signe un nouvel échec, particulièrement cinglant, de Nicolas Sarkozy.
Les différentes enquêtes d’opinion convergent sur un constat sans appel de désaveu. Plus de 70% des Français rejettent le projet, soutiennent le mouvement social le plus massif depuis quinze ans au moins. tout comme ils approuvent à 52% les grèves dans les transports.
Ils sont aussi une grande majorité pour réclamer l’ouverture de vraies négociations, et à estimer que la mobilisation doit se poursuivre même après l’approbation par le Parlement  ! Cet état de l’opinion se vérifie dans les défilés, les grèves, les blocages qui se succèdent et s’épaulent. Lorsqu’il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit. » la solennité de certaines phrases se retourne parfois contre leurs auteurs Le monde du travail, n’a aucune raison de lâcher prise. Dès lors que le bras de fer entre dans une nouvelle phase, celle de la durée, il devient l’affaire de tous. La condition de son succès, c’est la solidarité. Jeudi prochain 28 octobre et samedi 6 novembre,
de nouvelles journées de mobilisation à l’appel
des syndicats seront l’occasion de riposter massivement au mauvais coup présidentiel.
Les salariés en masse qui se mobilisent avec les jeunes ne puisent plus uniquement les raisons de leur combat dans le caractère injuste de cette réforme emblématique.
C’est aussi le discours gouvernemental et les actes dans leur ensemble, qui, progressivement, ont alimenté les révoltes et l’ampleur d’un ras-le-bol plus idéologique qu’on ne l’imagine. Si personne dans ce combat ne doit perdre de vue le dossier des retraites, pointe avancée de la destruction sociale, nous devons reconnaître aujourd’hui que la contestation va bien au-delà.
Le long travail de propagande ultralibérale se heurte dorénavant à un front du refus. Le climat actuel nous livre une indication stratégique : une majorité de Français refuse l’idée qu’on puisse nous imposer une régression sociale généralisée….

Rappelez-vous le CPE, voté par le Parlement mais jamais appliqué, c’est la mobilisation qui avait fait reculer la droite, et nous pouvons recommencer aujourd’hui

Oui il doit se poursuivre pour que ce texte de réforme soit retiré et que les négociations, avec le gouvernement d’aujourd’hui comme avec celui de demain, quel qu’il soit, s’engagent sur le projet proposé par l’ensemble du mouvement social mobilisé.
C’est ainsi que nous pourrons ensemble gagner.