Crise de l’Automobile en Haute-Normandie
Pour Claude Lainé, Président du groupe des élus communistes au Conseil Régional qui considère à, juste raison que l’activité industrielle de la Haute-Normandie est lourdement touchée par la crise économique actuelle, et que compte tenu de son importance dans l’économie et les équilibres sociaux de la Région, son développement prend un tour dramatique
Des dizaines de milliers de familles connaissent des difficultés majeures et vivent dans l’inquiétude. L’avenir même de l’activité du Territoire est en question.
Or le groupe RENAULT (qui continue en 2008 à distribuer de substantiels dividendes à ses actionnaires), en appelle à l’aide publique pour assurer le financement de ses activités.
L’INDUSTRIE AUTOMOBILE – constructeurs, équipementiers, sous-traitants, prestataires de services dérivés – est au cœur de cette crise. Une récente enquête en témoigne 50 % des 46 établissements industriels et 73 % des emplois qui y sont recensés sont liés à l’automobile ( en Seine-Maritime 66 % des entreprises et 81,5 % des emplois) -3 000 suppressions d’emplois y sont effectives ou annoncées.
12 000 salariés y sont touchés par le chômage partiel, souvent depuis plusieurs mois.
Les établissements du Groupe RENAULT sont au centre de cette crise : SANDOUVILLE, CLEON, DIEPPE, GRAND COURONNE, AUBEVOYE.
Cette situation et l’aggravation possible annoncée sont intolérables.
Or le groupe RENAULT (qui continue en 2008 à distribuer de substantiels dividendes à ses actionnaires), en appelle à l’aide publique pour assurer le financement de ses activités.
De son côté, le Président de la République vient d’annoncer une série de mesures dites « de relance » pour le secteur automobile, dont l’inefficacité prévisible est soulignée de toutes parts.
LES ELUS COMMUNISTES DE HAUTE-NORMANDIE considèrent que ces attitudes, de la part des deux partenaires les plus directement concernés, sont, en l’état, inacceptables. Ils en appellent à l’opinion publique pour exiger du Constructeur et de l’Etat :
- paiement intégral, aux salariés touchés, des jours chômés.
- dans le cadre d’un PROJET INDUSTRIEL clair, validé par les Pouvoirs Publics :
- la garantie de la pérennité des sites régionaux,
- la garantie du maintien, sans licenciements, de l’emploi dans ces sites.
Ils souhaitent qu’un DEBAT PUBLIC soit engagé au plus vite, permettant à la TOTALITÉ des parties concernées de l’exprimer et de confronter leurs points de vue, pour faciliter l’élaboration d’un PLAN RÉGIONAL apportant ces garanties.
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