Déclaration du groupe communiste du Conseil Régional de Haute-Normandie
« une nouvelle politique de santé : une urgence ! »
L’actuelle politique de santé aggrave la fracture sociale, au détriment des plus démunis ou des plus fragiles. Le nombre très élevé (plus de 400.000) des signatures recueillies en quelques semaines par l’appel du « Collectif Contre les Franchises », dénonçant l’instauration, en janvier, des franchises médicales, est à la mesure de l’inquiétude sociale actuelle (que souligne aussi, dramatiquement, la grève du traitement entreprise par un malade du SIDA en témoignage de son désespoir).
Ici encore, l’État marque sa volonté de se désengager et choisit des solutions plus favorables aux intérêts financiers privés qu’à une politique de solidarité nationale et de Service Public.
Les effets de cette politique sont d’autant plus sensibles dans notre région qu’elle se trouve dans une situation sanitaire qui nécessiterait une intervention renforcée. et que la démographie médicale y aggrave les inégalités dans l’offre de soins : nombre insuffisant de médecins généralistes (80 pour 100.000 habitants contre 93 au plan national) d’infirmiers (55/83), de dentistes (33/60) ou de plusieurs professionnels spécialistes. Grave dans les zones rurales, surtout dans l’Eure, cette situation s’étend aujourd’hui dans les Villes et s ‘étend à l’accueil hospitalier, en particulier dans les établissements publics, dont la directive gouvernementale sur la tarification à l’acte aggrave les difficultés.
Dans son champ de responsabilité la Région de Haute-Normandie met en œuvre une politique inspirée, elle, de principes authentiques de solidarité. Les axes de cette politique permettent des interventions ciblées sur les besoins sociaux les plus urgents. Plusieurs de celles-ci visent à l’amélioration de l’offre de soins : aménagement de maisons de santé pluridisciplinaires dans les zones sous-médicalisées, aide financière aux étudiants (médecine générale, internes) dans le but de favoriser l’installation de professionnels de santé là où les manques sont les plus graves.
La dynamique de cette politique, qui ne peut effacer les choix de l’État, doit répondre aux attentes locales. Elle peut aussi favoriser les vastes rassemblements nécessaires à la définition de la politique nouvelle de santé publique dont nous avons besoin.
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