Nous voulons un service public de qualité avec pour outil, la SNCF

Nous voulons un service public de qualité avec pour outil, la SNCF

Conseil Régional de Haute-Normandie. Séance du 17 mars 2008

Intervention de Patrice Dupray, vice-président en charge des transports et infrastructures dans le débat de politique régional.

« Nous voulons un service public de qualité avec pour outil, la SNCF »

Le Président fera dans quelques instants un compte rendu et un point précis sur nos discussions avec la SNCF, un point que je partage évidemment en totalité. Mais au nom de mon groupe PCF et en vertu de la délégation qui est la mienne, je vais revenir un instant sur cette question.

Depuis plusieurs mois nous tentons avec toute notre volonté, notre patience, d’obtenir des résultats pour les hauts normands à la mesure de leurs légitimes souhaits.

Pour l’intérêt de ceux-ci nous avons accepté toutes les avancées nécessaires souvent bien au-delà de nos compétences, c’est le cas par exemple pour la rénovation des rames corail « intercité » qui devraient être selon la loi entièrement pris en compte par la SNCF, le renouvellement total du parc, le cadencement et donc l’amélioration des services, de l’inter modalité, des correspondances, de l’accès aux différents types de transport, du transport urbain à la demande, en passant par le bus, TEOR, les lignes routières départementales et régionales et évidemment le train, cela dans le cadre d’une politique concertée au sein du plan de déplacement régional regroupant toutes les autorités organisatrices de transport.

Nous envisageons l’avenir en terme de réouvertures de lignes, d’amélioration constante du service public.

Nous avions, à la suite de la visite de Madame Idrac dans cette même salle et des discussions au plus haut niveau qui ont suivi, quasiment trouvé une solution pour toutes les questions à traiter et notamment pour notre convention TER.

Mais ont suivi la remise en cause du cadencement quelques jours après par Monsieur Pepy (après un cafouillis de la SNCF complètement incompréhensible et peu crédible) puis il y a quelques semaines, la remise en cause profonde des équilibres financiers réalisés et prêts à être finalisés et cela sans aucune explication.

De deux choses l’une, ou les chiffres et montants qui servaient de base de négociations depuis plusieurs mois n’avaient aucun sens et dans ce cas c’est grave, ou bien la volonté politique de faire payer aux régions et aux TER pour les autres activités du réseau notamment le fret, les intercités, est évidente.

Il est vrai que le gouvernement en refusant toujours systématiquement d’éponger à la SNCF et à RFF une partie importante de la dette, comme cela a été fait chez la plupart de nos voisins européens, en particulier les allemands avec la Deutch Bahn met dangereusement en cause les possibilités de la SNCF, mais aussi celles de RFF, notamment en ce qui concerne la régénération, l’entretien, la modernisation du réseau.

Ce contexte est bien connu et c’est un boulet attaché aux pieds du service public, mais il ne peut justifier une attitude consistant à prendre en otage les hauts normands.

…/…

Pour ce qui nous concerne, avec la majorité de cette collectivité et toutes celles et tous ceux qui, associations, usagers, élus régionaux, départementaux, d’agglomérations, communaux, le voudront nous ne ménagerons pas nos efforts pour faire valoir

  • un service public de qualité avec une SNCF véritable outil de celui-ci pour garantir et développer les services, assurer des conditions de sécurité, de confort, de propreté, de ponctualité de nos lignes nationales et régionales. Permettre des conditions de vie et de travail, de rémunération de qualité pour le personnel auquel je souhaite rendre hommage ce matin pour son rôle et sa compétence
  • une action pour l’environnement durable qui passe par un essor sans précédent des transports ferroviaires,
  • la défense des intérêts de notre collectivité qui ne peut accepter de rémunérer un service bien au-delà de son coût.

Notre souhait chers collègues, n’est pas de nous livrer à une quelconque surenchère, ni d’avoir une attitude fermée et intransigeante sur ce dossier, mais pour ne pas aller vers des difficultés importantes la SNCF, Monsieur Pepy devrait se ressaisir et la raison l’emporter.