Sans surprise, le Gouvernement va dégainer une nouvelle fois l’article 49-3 de la Constitution pour échapper à toute discussion sur le projet de loi Macron et ne pas affronter les véritables opposants au texte.

Sans conteste, cette procédure est dirigée contre la gauche.

C’est pourquoi nous adressons à tous les députés progressistes une motion de censure que nous leur proposons de cosigner.

Il est temps que la gauche s’insurge contre ces artifices de procédure et mette fin aux postures qui voudraient laisser croire que la politique du gouvernement est différente de celle que mènerait la droite.

Le Gouvernement va nous priver de discussion sur un texte, qui symbolise à lui seul la dérive libérale d’une majorité pourtant censée incarner une alternative à la politique de Sarkozy et mener une guerre contre la finance.

Sans compter toutes les mesures régressives introduites par la droite au Sénat et par le Gouvernement, au cours de cette nouvelle lecture, qui sont autant d’atteintes graves portées au pacte social.

L’urgence économique alléguée par le gouvernement, qui vise à satisfaire les attentes du patronat et de Bruxelles, ne saurait prendre le pas sur l’exigence démocratique.