Initié par Sébastien JUMEL! Une réunion exceptionnelle, publique, du CDEN, le 09 mars 2011 à 14h30 Devant les portes de la Préfecture de Rouen

Initié par Sébastien JUMEL! Une réunion exceptionnelle, publique, du CDEN, le 09 mars 2011 à 14h30 Devant les portes de la Préfecture de Rouen

Madame, Monsieur,

Le gouvernement a annoncé, pour la rentrée 2011, la suppression au niveau national de 16 000 postes dans l’éducation, dont 377 pour l’académie de Rouen, soit :

  • 156 postes en maternelle et élémentaire,
  • 196 dans les collèges et lycées,
  • 25 postes administratifs.

Le préfet de Seine Maritime, a décidé de reporter la réunion du Conseil Départemental de l’Education Nationale (CDEN), se tenant traditionnellement vers la fin février, au 8 avril, soit après les élections cantonales, pour annoncer ces mesures aux conséquences désastreuses.

Cette réduction de postes se traduit aussi par une diminution de la DHG (Dotation Horaire Globale) des établissements (1 400 heures en moins pour 77 établissements du secondaire) alors que la démographie repart à la hausse.

Cette évolution négative, qui va toucher nos écoles, collèges, lycées, accentuera encore les différents problèmes dont souffre notre pays ou notre région :

  • Difficultés de scolarisation des moins de 3 ans,
  • Taux de réussite au brevet des collèges, au baccalauréat… notamment dans les quartiers populaires,
  • Classes surchargées avec une moindre prise en charge des élèves en difficultés,
  • Enseignants absents non remplacés,
  • Suppression de formations dans les lycées techniques, technologiques ou professionnels.

C’est pour combattre cette dérive, uniquement fondée sur la règle à calcul, que Sébastien JUMEL, Vice président du Département, Maire de Dieppe et Vice Président du CDENJumel_Sebastien.jpg a proposé une action forte de protestation publique le mercredi 09 mars 2011.

L’ensemble des membres du CDEN lancent donc un appel aux Seino-Marins à se rassembler pour :

Une réunion exceptionnelle, publique, du CDEN, le 09 mars 2011 à 14h30 Devant les portes de la Préfecture de Rouen.

Plus que jamais concernés par l’avenir de nos enfants, ceux de nos concitoyens, les élus communistes et républicains vous appellent à contribuer, bien au-delà de la seule communauté éducative, à la réussite de ce rassemblement pour demander au gouvernement et à ses représentants de revoir leur copie.

Sachant que vous comprendrez l’importance de cette démarche, et que je peux compter sur votre implication pour sa réussite, recevez, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.

Michel BARRIER

Président de l’ADECR

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Michel BARRIER Publié le21 h 12 min - 1 mars 2011

pour info une question écrite d’André Chassaigne

Cantonales : les enseignants sont sommés de renoncer à leur liberté d’opinion
mardi 1er mars 2011

Question écrite publiée au JO le 1er mars 2011 :

M. André Chassaigne attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur la légalité des injonctions faites au personnel de l’éducation nationale de s’abstenir de participer à des manifestations publiques avant les élections cantonales.

En effet, les personnels du ministère de l’éducation nationale, et notamment les chefs d’établissements et directeurs d’école, ont reçu de la part des inspecteurs d’académie de leur département un courrier leur demandant de « s’abstenir de participer à des manifestations publiques entre le 7 mars et le 27 mars inclus » dans le cadre « de la période de réserve » et « en application des instructions de Monsieur le ministre de l’intérieur ».

Ces mêmes courriers précisent « qu’il convient dès le 14 février 2011, d’apprécier, au cas par cas, l’opportunité de votre présence lors de manifestations susceptibles de présenter un caractère préélectoral, soit par les discussions qui pourraient s’y engager, soit en raison de la personnalité des organisateurs ou de leurs invités, et de soumettre à mon arbitrage toute situation appelant une interrogation de votre part ».

Quelques semaines avant les élections cantonales, les enseignants sont donc sommés par leur hiérarchie de renoncer à leur liberté d’opinion, en contradiction avec l’article 10 de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789, qui vaut pour les fonctionnaires comme pour tout citoyen : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ».

Cette injonction vient également remettre en cause l’article 6 de la loi Le Pors du 13 juillet 1983 sur les droits et obligations des fonctionnaires qui rappelle cette liberté fondamentale : « La liberté d’opinion est garantie aux fonctionnaires ». En tant que citoyens, ces personnels sont donc au contraire appelés à participer aux débats et confrontations d’idées qui s’instaureront dans la période, notamment sur la politique à conduire en matière d’éducation dans notre pays.

Par conséquent, il lui demande comment il compte démentir les injonctions faites par voie hiérarchique aux personnels de l’éducation nationale dans les plus brefs délais.