Céline Brulin, vice-présidente en charge de la santé au Conseil Régional de Haute-Normandie interpelle le Ministre de la Santé sur les conséquences de la disparition qu’elle juge inacceptable de 10 laboratoires liés à l’Etablissement Français du Sang dont celui de Rouen.
Une loi de juillet 1998 a créé l’EFS, le service public de la transfusion qui repose sur 14 établissements régionaux et emploie 8500 salariés au plan national.
Cette organisation s’appuie, par ailleurs, sur des laboratoires dits de QBD (qualification biologique des dons) lesquels, au nombre de 14 aujourd’hui, seraient réduits au motif d’efficience à 4.
Le volume d’activité généré par cette concentration va généraliser le travail en 2X8, de 4h à 21h augmentant tant la pénibilité des salariés que les risques sanitaires dans un domaine ou le moindre incident, vous le savez, peut avoir des conséquences humaines gravissimes.
Le laboratoire de Rouen qui compte 26 salariés est menacé de disparition comme 9 autres au plan national, conséquence du contrat d’objectif et de performance signé par votre prédécesseur Mme Bachelot et le président de l’EFS en septembre dernier.
Démanteler un service public aussi performant que l’EFS, prendre le risque d’affecter la sécurité sanitaire, licencier 260 salariés hautement qualifiés au seul motif d’opérer des économies quand l’activité de l’EFS permet de soigner un million de malades graves par an, m’apparait purement et simplement inacceptable.
En conséquence, elle demande au Ministre de renoncer à ce projet contraire à un système garant de l’éthique et reconnu comme au plus haut niveau de sécurité sanitaire possible, notre pays étant le seul à bénéficier aujourd’hui d’une collecte totalement médicalisée.

Laisser un commentaire