VŒU DEPOSE PAR LE GROUPE DES ELUS COMMUNISTES REPUBLICAINS ET CITOYENS

VŒU DEPOSE PAR LE GROUPE DES ELUS COMMUNISTES REPUBLICAINS ET CITOYENS

sandouvilleLe conseil Municipal du Havre réuni le 22 novembre 2010, demande à Monsieur le Ministre de l’Industrie de reconduire l’accord concernant le dispositif de maintien des salaires,(APLD) pour les personnels de l’usine de Renault Sandouville, qui sont menacés de 70 jours de chômage partiel en 2011. Cet accord devant prendre fin le 31 décembre 2010.

Le Conseil municipal, demande également, que soit réunie dans les meilleurs délais le comité de suivie sur la situation de l’usine Renault Sandouville, afin d’apporter des réponses devant l’inquiétude légitime des salariés et de leurs familles face à l’avenir social et industriel du site.

Intervention pour soutenir ce vœu!

La situation de l’emploi dans notre pays est catastrophique, la crise est payée durement par les salariés avec 15 300 chômeurs supplémentaires dans le département.

Le taux de chômage est de 9,6 % en France, 10,7 % en Seine-Maritime et 11,6 % au Havre, dont certains des quartiers atteignent un taux de chômage de 30%

Mais la crise rapporte aux champions du CAC 40 qui ont réalisé en 2009 47 milliards de bénéfices et dans le même temps on nous annonçait plus de 58000 suppression d’emplois dans ces sociétés.

Il faut également voir dans ces chiffres les motivations de la réforme de la retraite : plus de chômeurs égale moins de recettes pour la sécurité sociale et la retraite. Une part plus importante de la valeur ajoutée pour les actionnaires, c’est également des sommes en moins pour les salariés et c’est là aussi moins de recettes pour les cotisations sociales.

C’est dans ce cadre que l’on nous a annoncé, que de nouvelles menaces pèsent sur l’usine Renault Sandouville. L’annonce, de la mise en place de 70 jours de chômage partiel, est sans nul doute un coup dur porté aux salariés de Sandouville, dont l’accord sur la garantie de ressources prend fin le 31 décembre 2010. C’est une catastrophe financière pour les personnels, annoncée à quelques semaines de la fin de l’année, alors même que l’Etat a accordé une aide de 1,5 milliards d’euros au groupe Renault plus 500 millions d’euros à travers la DIAC. Il faut donc, comme nous le demandons dans ce vœu, obtenir du Gouvernement la reconduction de l’accord sur la garantie des salaires pour 2011 (APLD).

Aussi nécessaire que soit cette exigence, il faut aller plus loin. Ce dont a besoin Sandouville, c’est de construire des véhicules, mais les choix faits par la direction de Renault, dont rappelons-le, l’Etat est actionnaire, ne cesse de nous inquiéter. Regrouper le haut de gamme français à Douai, construire la nouvelle Mégane Latitude en Corée, et pour Sandouville, le nouveau véhicule utilitaire, ce choix du groupe Renault/Nissan, est un choix de profit financier pour les actionnaires au détriment de l’emploi, et cela avec l’aide financière de l’Etat.

La CGT a fait des propositions sous la forme d’un projet industriel, il doit être examiné.

Il faut obtenir d’urgence la réunion du comité de suivie de Renault Sandouville comme le réclame également Le député D  Paul dans un courrier au Ministre de l’Industrie.

la situation de Sandouville est l’arbre qui cache la forêt. Le plan de redimensionnement des sites de Renault en France, qui ne produit déjà plus que 25 % des véhicules du groupe doit être ramené à 16 %, il y a de quoi inquiéter l’ensemble des sites français. Mais cette annonce qui inquiète les salariés, réjouis le monde de la finance puisque ce midi, Renault était en tête du CAC 40 avec + 2,5% suite à l’annonce d’un contrat d’objectif de baisse des coûts…