Pas touche à ma retraite

Pas touche à ma retraite

Le gouvernement tente de faire adopter au pas de charge une réforme des retraites qui remettrait en cause le droit à le retraite à 60 ans et porterait un nouveau coup au montant des pensions. Il met en avant des chiffres de déficit énormes, qui tournent autour de 15 milliards d’euros, qu’il convient sérieusement de relativiser en prenant en compte de nouvelles recettes possibles. La suppression des 30 milliards d’exonérations de cotisations sociales qui n’apportent rien à l’emploi, de l’aveu même de la Cour des Comptes, permettrait de dégager 10 milliards d’euros en faveur des retraites. Le prélèvement d’une cotisation sur les revenus financiers, qui se montent dans notre pays à 250 milliards d’euros, apporterait pour sa part 20 milliards d’euros. Sans parler des augmentations de salaires et des créations d’emplois qui contribueraient de façon décisive à l’équilibre des comptes. Après le succès des manifestations du 1er mai, nous continuerons à agir avec les forces vives de la région pour le maintien du droit à la retraite à 60 ans et à 55 ans pour les métiers pénibles, avec des pensions au minimum égale au SMIC et un taux de remplacement du revenu d’activité d’au moins 75%. Oui, décidément, l’urgence est plus dans la suppression du bouclier fiscal dont le coût est de 15 milliard d’euros chaque année que dans la casse de notre protection sociale. Oui, à gauche, l’urgence est plus à une profonde réforme de la fiscalité (suppression du bouclier fiscal et de nombreuses « niches » fiscales, création de nouvelles tranches pour les hauts revenus) et à une meilleure efficience de l’IGF qu’aux tergiversations sur une pseudo-fatalité dans le recul de notre protection sociale.