passage de témoin entre Claude Lainé président du groupe communiste à la région Haute Normandie 2004 2010 et la nouvelle équipe!

passage de témoin entre Claude Lainé président du groupe communiste à la région Haute Normandie 2004 2010 et la nouvelle équipe!

Note et précisions SUR L’ACTIVITE DU GROUPE DES ELUS COMMUNISTES DU CONSEIL REGIONAL DE.HAUTE-NORMANDIE 2004 -2010 L’activité du groupe au cours du mandat a été régulière. Sur certains points cependant elle est restée en deçà des dispositions envisagées en 2004, souvent en relation avec l’évolution de la conjoncture politique. Une double orientation avait alors été retenue : – traditionnelle, la première portait sur l’activité au sein de l’institution : préparation des sessions du Conseil, des interventions des élus en fonction de l’ordre du jour, réflexion sur les thèmes de l’activité régionale, sur le travail des commissions, mise au point des textes demandés au Groupe (essentiellement tribunes de « Ma Région ») réponses aux questions posées au Groupe soit par d’autres élus soit par des correspondants extérieurs. D’une façon générale, ce travail a été accompli normalement, à ceci près que, compte tenu de l’extrême formalisme du fonctionnement de l’Institution, aucun débat, au cours des 6 ans du mandat régional, n’a eu lieu au sein de la majorité, associant l’ensemble des conseillers élus à la définition des orientations. Le cloisonnement étant érigé en mode habituel de fonctionnement, c’est dans le cadre de la commission à laquelle il appartient (tout élu ne pouvant participer qu’à une commission) que l’élu moyen peut garder entre les sessions un contact avec l’activité régionale , et même dans ce cadre à l’horizon limité, seuls les présidents de commissions ou les conseillers régionaux délégués ont en fait la possibilité d’un accès pas trop compliqué à l’information. Dans ces conditions l’animation du groupe (et donc l’organisation d’un travail régulier au sein de celui-ci) à partir d’une analyse globale de l’activité ou de la stratégie est une entreprise hasardeuse. Seule l’activité du bureau permet cette vision globale. Mais la participation à cette instance est strictement limitée aux Vice-Présidents, le Président de la Région ayant définitivement opposé une fin de non-recevoir à la demande que les Présidents des groupes de la majorité puissent y participer, avec un argument péremptoire : « le bureau régional n’est pas un salon où l’on cause, c’est une instance de travail où les vice-présidents reçoivent leur feuille de route ». Reste donc la possibilité d’organiser la collecte des informations auprès des vice-présidents détenteurs de l’information : Pas simple tous les jours, compte tenu de la disponibilité des uns et des autres. En fait, aucune disposition matérielle particulière n’est prévue prévue au sein de l’Institution pour permettre aux présidents de groupe d’exercer leur activité, en dehors des bureaux de Saint-Paul (occupés par ailleurs, pour ce qui nous concerne par le CIDEFE et l’ADECR)cela devient compliqué ! . Dans cette Région, le Président de Groupe est un élu –nomade, qui travaille quand ses collègues sont absents ou dans des espaces improbables dont le planning d’occupation lui est inconnu. Ce n’est évidemment pas « mission impossible « . On peut toujours evidemment trouver des accommodements ou des solutions poctuelles, mais quelle que soit la bonne volonté réelle des uns et des autres, c’est quand même inconfortable et difficilement compatible avec une activité perenne et productive. C’est en outre, il faut l’avouer, passablement démotivant ! -Seconde piste de travail : Celle de l’extérieur. On pourrait l’appeler « ouverture et décloisonnement », tournée vers d’autres partenaires pour un travail politique collant à l’actualité régionale et aux attentes des gens. Tout en démontre l’intérêt majeur, la necessité même : la crise, et ses manifestations particulièrement dévastatrices dans la Région, notamment en termes d’emploi et aussi les carences profondes qui se manifestent ici et qu’aggrave la politique de Sarkozy de casse des Services Publics(entre autres) ,en matière de santé (voir les analyses épidémiologiques régionales)d’éducation et de formation, de recherche et de formation des cadres, ou encore dans plusieurs domaines structurants d’une politique d’aménagement du territoire : infrastructures routières (contournements urbains) ferroviaires (TGV normand, Nouvelle gare de Rouen) portuaires et fluviales, aéroportuaires, avec ce que cela implique en termes de développement régional et donc d’emploi, d’habitat et de mieux vivre : autant de questions qui interpellent tous les élus, et singulièrement les élus régionaux.. Toutes ces questions sont aujourd’hui en débat sur la place publique, en lien avec les projets affichés du pouvoir. Elles sont aussi au cœur de luttes sociales souvent intenses, notamment dans les secteurs industriels où les politiques patronales conduisent à des plans sociaux à répétition et à des licenciements en nombre ainsi qu’à des fermetures d’entreprises. Les élus du groupe communiste de la Région ont ressenti fortement la nécessité d’une forte implication sur ces terrains où l’on doit répondre à des attentes (ou au moins à des questions posées) et où l’on peut contester les orientations libérales et faire avancer des propositions alternatives . Chacune des interventions prononcées au cours des 8 minutes généreusement accordées dans le cadre de « l’expression politique » marquant le début de chaque session du conseil régional a été inspirée par le souci de traduire cette exigence que l’on retrouve dans toutes les circonstances où le débat régional touchait à des questions d’intérêt stratégique : Sur la question de l’aide aux entreprises, par exemple, c’est l’intervention des élus communistes qui a conduit à la constitution d’une commission dédiée (dont le travail a été malheureusement une fois de plus confidentiel et replié sur l’institution) de même que sur certains dossiers précis (TOTAL, RENAULT Sandouville et Cléon) leur action, largement concertée en amont, a conduit , quoi qu’on ait pu en dire avec, parfois, plus que de la légéreté, à l’adoption de dispositions à la fois favorables à l’emploi des salariés et respectueuses de l’argent public. Il est cependant apparu très tôt que l’action dans ces domaines hautement politiques, si elle se veut innovante et rassembleuse en même temps que mobilisatrice, dépasse largement la capacité d’entreprendre du groupe régional des élus communistes, même si, elle relève institutionnellement de leur champ de responsabilités .Cela ne peut se mettre en œuvre que dans le cadre de vraies et constantes coopérations , associant les ADECR et les Groupes des autres organisations territoriales, Conseils généraux, Communautés,(CREA, CODAH EVREUX, DIEPPE) en relation étroite avec les Fédérations. A vrai dire, les problèmes soulevés sont alors considérables, car il n’est pas possible d’avancer sans sortir des modes de fonctionnement traditionnels, trés profondément enracinés dans les cultures dominantes qui inspirent les comportements dans chacune des institutions concernées : conseils municipaux, Communautés, Conseils généraux et pour finir, Parti. Il ne faut pas se méprendre : c’est difficile ! Pas plus que d’autres, confrontés aux mêmes difficultés dans d’autres régions, le groupe des élus communistes de Haute – Normandie n’a pu avancer de façon significative sur ces questions. Cela lui a été d’autant plus difficile que la conjoncture électorale a connu pendant cette période 2004-2010 de fortes agitations (cantonales et municipales, présidentielle, législatives) qui ont, dans notre Région, pesé sur les stratégies politiques à court et moyen termes, alors qu’en termes d’influence terrritoriale les contrastes que l’on connaissait depuis longtemps se sont aggravés.. La vision globale des priorités régionales en a incontestablement souffert, au sein du Groupe Régional comme au sein des ADECR ou des Groupes départementaux, On soulignera, dans ces conditions, l’importance du choix politique qui a conduit le Groupe des élus communistes régionaux à consacrer une part importante des moyens (pourtant modestes) dont il dispose au soutien à des activités ouvertes, permettant à un maximum d’élus de participer à des débats décloisonnés et approfondis sur les effets régionaux de la crise et de la politique sarkozienne de casse. C’est aussi une des rares occasions où a pu s’engager entre élus la réflexion sur quelques uns des problèmes soulevés par la réforme des institutions, (dont l’institution régionale) ou par les projets d’aménagement du territoire bruyamment introduits par Sarkozy sur le Grand Paris, appuyés sur le rapport Grumbach ou sur le dispositif francilien de Christian Blanc. Et pourtant, ce sont bien des projets qui concernent directement la Normandie !! Je ne suis pas convaincu que la mesure de cette performance ait réellement été prise . Il faudra bien, pourtant, que ces thèmes , quasiment absents de la préparation des Régionales, viennent au cœur du travail des élus , car l’actualité ne manquera pas, à court terme, de les imposer. Rouen, le 12 Mars 2010