((/public/monde/.mur_berlin_m.jpg|mur de berlin||mur de berlin, nov. 2009))Ce 9 novembre, la « chute » du mur de Berlin a été célébrée en grande pompe. Mais l’unanimisme déployé sur les ondes et dans les colonnes de nombreux journaux mérite d’être interrogé. D’abord, le terme de « réunification » est trompeur : c’est bien d’une « absorption » des Länder de l’ex-RDA par la RFA dont il s’est agi. Avec des conséquences positives, mais aussi quelques alignements par le bas, en termes de droits sociaux. Il y a quelque chose d’indécent à célébrer la démolition d’un mur, symbole d’émancipation indéniable et important, au moment même où l’on en érige de nombreux autres : en Cisjordanie, à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla… Partout, la logique est la même : tenir à distance les plus pauvres, surtout s’ils sont étrangers. Les festivités soigneusement organisées lundi avaient pour fonction de raviver ce mythe d’une communauté rassemblée, à l’heure où la ségrégation se porte mieux que jamais. Igor Martinache, vingt-huit ans, Lille (Nord).
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