((/public/politique/la_poste.jpg|logo laposte||logo laposte, avr. 2009))Le service public appartient à tous. Voilà pourquoi la prodigieuse vague citoyenne en faveur de La Poste a non seulement redonné de la vitalité à la vie publique, mais cette démocratie participative d’un nouveau genre a réinstallé la légitimité du côté du peuple, capable d’inventer une articulation inédite entre les partis, les syndicats, les mouvements et associations, les citoyens eux-mêmes… N’en déplaise aux adorateurs de la présidentialisation du régime, la démocratie ne se résumera jamais à un « temps électoral », une fois tous les cinq ans. Les grandes orientations qui conditionnent notre devenir commun réclament plus que jamais une démocratisation permanente de la République, pour que chacun puisse intervenir sur le sens et les conditions de ces choix fondamentaux. Le lien tissé entre les citoyens et les institutions en dépend. Si le peuple arrache un référendum pour La Poste, cela signifierait qu’une nouvelle gouvernance est possible. Une gouvernance qui appréhenderait la société comme une totalité et lui proposerait un destin commun, dépouillé des seules logiques financières. En somme, les prémices d’une vraie démocratie sociale. Les réformes Sarkozy peuvent être mises en échec : ce n’est pas seulement une affaire d’élus mais cela doit devenir rapidement une affaire populaire citoyenne et politique. A ce sujet, je suggère que, Monsieur le Président, vous proposiez à notre assemblée de voter une adresse au gouvernement et au Directeur de la Poste, soutenant les quelques 78 000 Seino Marins, dont beaucoup d’élus, qui ont refusé le changement de statut de la Poste et pour demander un référendum national sur cette question, ainsi que l’arrêt des restructurations qui mettent à mal ce service public postal. Notre institution s’est engagée à leurs cotés, ils ne comprendraient qu’elle ne poursuive le combat engagé.
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