Communiqué du Groupe communiste du Conseil Régional de Haute-Normandie à propos de la rentrée scolaire.
Plus qu’une obligation née de la loi de décentralisation, l’action de la Région dans les lycées est le résultat d’un choix résolument assumé en faveur de l’Education et de la Formation. L’investissement dans la Formation Continue, le soutien au développement des structures d’Enseignement Supérieur et de recherche en témoignent aussi. Il s’agit d’actes concrets, tournés vers l’avenir.
Le décalage avec la politique de l’Etat n’en est que plus saisissant.
Ici, au-delà des mots (que le Ministre DARCOS manie avec talent) le constat est plus qu’inquiétant.
- Les suppressions d’emplois marqueront une fois de plus la rentrée 2008 : 11200 (dont 8800 dans le second Degré) c’est bien plus que ce que l’évolution démographique – ce prétexte commode- ne justifie et ce que l’on sait des prévisions 2009, contrainte budgétaire oblige, va dans le même sens : 13500 suppressions ! nous sommes dans la logique sarkozienne de l’étranglement de la fonction publique. Qui peut croire que la logique éducative et l’intérêt des enfants y trouvent leur compte ?
- Chez les enseignants : même logique : la revalorisation de la fonction : c’est pour le discours assorti de quelques primes. Concrètement c’est, comme ailleurs, le recours systématique aux heures supplémentaires que l’on veut imposer : Revalorisation ou précarisation de la fonction ?
Enfin, qu’attendre de la réforme des lycées qui va s’appliquer de 2008 à 2011 et dont l’organisation « modulaire » annoncée, comme l’absence de toute référence à la voie technologique et à sa spécificité soulève plus que de l’inquiétude chez les enseignants et les parents ?
De fortes mobilisations seront nécessaires, dans l’unité pour imposer d’autres orientations.
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