De Honfleur, du Havre, Fécamp, Dieppe ou le Tréport, 2 revendications fortes se sont exprimées ces derniers jours : un gazole à 40 centimes d’euros et une gestion raisonnable des quotas. Ces 2 revendications portées par les marins-pêcheurs sont une question de survie pour l’avenir de leur profession en haute-normandie et pour les emplois induits. Elles sont justes et vitales et les conseillers régionaux communistes les soutiennent. Certes la hausse du prix du pétrole et la question de la ressource en poisson sont de vrais problèmes. Mais au delà de ces contraintes réelles, on voit bien que ce qui est en cause, ce sont les fondements de la politique économique et sociale de l’union européenne. La concurrence et le libre marché si chères à la commission européenne s’avèrent incapables de gérer les conséquences de la hausse du pétrole et celles des quotas. Sur le système des quotas, il conviendrait d’y associer démocratiquement les professionnels. Quant au pétrole, le prix payé par tous, professionnels ou non, est constitué pour les ¾ par les taxes : la TVA et la TIPP. Les communistes proposent une baisse de 5% de la TIPP compensée par une taxe sur les profits bruts des compagnies pétrolières (12 milliards d’€ en 2007 pour Total !) et les marges des réseaux de distribution. Ainsi, la facture des citoyens serait allégée et les ressources de l’Etat préservées. Mais cela relève d’une décision gouvernementale et nous doutons de sa volonté d’aller dans cette direction à moins… de l’y contraindre.
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