DÉCLARATION Des Elus Communistes et Républicains
CONCERNANT LE SERVICE MINIMUM DANS L’ÉDUCATION NATIONALE
Le ministre de l’Éducation nationale, Xavier Darcos, vient d’interpeler les maires afin de les appeler, à titre expérimental dans un premier temps, à organiser l’accueil des enfants dans les écoles, avec des personnels municipaux, dans le cadre de sa volonté d’instaurer le service minimum. Cette charge nouvelle serait financée par les retenues sur les salaires des enseignants grévistes. Il tente, par ce subterfuge indigne, de remettre en cause le droit de grève des enseignants et de diviser les personnels.
Responsable de la situation de conflit entre les enseignants et le gouvernement, Xavier Darcos doit revenir sur sa politique de destruction du service public de l’Éducation nationale, réduit à un service minimum d’enseignement par les dernières mesures en cours :
- retrait de 2 heures hebdomadaires d’enseignement dans les écoles (soit l’équivalent de 12 jours d’école supprimés pour les élèves de l’enseignement du 1er degré, ou l’équivalent de 3 semaines de grève chaque année !);
- suppression de 11 200 personnels en 2008 ;
- recentrage de l’école sur un socle commun de plus en plus restreint de connaissances ;
- suppression d’une année d’enseignement pour les baccalauréats professionnels ;
- suppression de nombreux BEP qualifiants au profit d’une vague certification etc.
L’Association nationale des élus communistes et républicains est solidaire des revendications des personnels de l’Éducation nationale. Elle s’oppose aux différentes dispositions désastreuses concernant l’école prises sans consultation. Elle exige que soit menée une réflexion de fond pour mettre en place un service public de l’Éducation nationale digne de ce nom. L’amélioration du statut et du pouvoir d’achat des personnels qui en découlera, permettra de répondre à leurs attentes et d’anticiper les conflits sociaux.
L’ANECR est aux côtés des maires et des élus qui refusent de mettre en place ce service minimum dans les écoles lors des actions de grève des personnels, et apporte son total soutien à la journée du 24 janvier.
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