M. Debré quitte Evreux pour présider le Conseil Constitutionnel et être le garant de la Vème République, ce régime quasiment monarchique où les citoyens ne peuvent se faire entendre. Bon vent… mais M. Debré peut être assuré que les communistes pour leur part poursuivront leur combat pour une VIème République qui donne enfin – aux citoyens dans la vie publique et aux salariés dans les entreprises – des droits et pouvoirs nouveaux.
Certes, cette conception de la démocratie participative n’est pas son cheval de bataille, nous avons pu le mesurer concrètement à Evreux. Par son départ précipité, M. Debré affiche un total mépris des Ebroïciens, des habitants de l’agglomération et des Eurois. Seule sa carrière politique compte. D’ailleurs il n’a jamais habité la ville ! En définitive, il abandonne son poste de maire d’Evreux avant la fin de son mandat pour nourrir son ambition personnelle au plan national.
Pour autant, il a été très actif à Evreux.
C’est l’homme aux 1 000 logements sociaux détruits ! Sur ce point, il a respecté ses engagements. Dans la presse locale, E. Labelle, membre de sa liste, qui deviendra son adjoint à l’urbanisme, déclarait : il faut » désenclaver Evreux, repliée sur elle-même, pour attirer les investisseurs, et mettre en place un ambitieux plan d’urbanisme susceptible de séduire une population à fort pouvoir d’achat, redonner au privé les possibilités de promotion immobilière afin de rééquilibrer les populations « . Il l’a fait !
De même, avec son adjoint aux finances, il a réduit de façon drastique les subventions aux associations, qui aujourd’hui n’ont toujours pas retrouvé leur potentiel financier de 2001.
Son départ ne le dédouane pas non plus de ses responsabilités vis à vis de la politique nationale menée pendant ces 5 ans avec ses amis Raffarin, de Villepin… et Sarkozy qui s’est traduite, entre autres, par des milliers de suppressions d’emplois privés et publics dans notre département.
Alors son départ ne sera pas vraiment regretté, et quel que soit le nouveau maire élu par la majorité de droite du conseil municipal, ce sera la même mauvaise politique.
Nous ne pouvons nous satisfaire d’une telle situation.
Il faut tout faire pour qu’aux élections municipales de 2008, les forces de gauche et de progrès, les citoyens d’Evreux qui veulent redonner de l’air à Evreux se rassemblent. C’est la démarche des communistes qui œuvrent depuis des mois à ce rassemblement qui doit se construire – au-delà des ambitions personnelles – autour d’un projet novateur pour notre ville, notre agglomération
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