Crise de l’automobile comme… crise du textile ?

Crise de l’automobile comme… crise du textile ?

La cohérence de notre territoire régional est fortement impactée par l’industrie automobile. Outre l’existence des grands sites comme Renault à Cléon et Sandouville, des équipementiers et sous-traitants y sont implantés et en particulier dans le département de l’Eure. La filière automobile participe pour beaucoup à l’emploi en Haute-Normandie.

Or cette industrie connaît de graves menaces qui, si on « laisse faire », présagent à court terme d’une mort annoncée. Aux cascades de plans de restructurations chez les équipementiers comme Faurécia, succèdent des liquidations à marche forcée ( Cadence Innovations) ou des délocalisations de production (Metzeler). Dans le département de l’Eure, plusieurs milliers de salariés de l’automobile et leurs familles vivent dans l’incertitude. 20000 emplois sont concernés en France. Ce lourd tribut que paie, aujourd’hui , les salariés de ce secteur est la conséquence de stratégies mises en places depuis des années par les grands groupes et qui ne reposent que sur une logique de rentabilité financière forte, immédiate et maximum.

Si nous ne voulons pas que se reproduise dans le secteur automobile ce qui s’est passé dans l’industrie du textile et de l’habillement, il faut réagir maintenant et anticiper aujourd hui. C’est en substance ce que MG Buffet a dit le 11 janvier dernier aux travailleurs de Renault Sandouville qu’elle a rencontrés sur leur site. C’est aussi le contenu de l’intervention de Véronique Blondel au nom de groupe communiste en séance plénière du Conseil Régional le 11 décembre, intervention que vous pouvez lire et télécharger sur http://www.pcf-haute-normandie.fr