Communiqué de presse

Communiqué de presse

La disparition de la réparation navale Havraise n’est pas écrite d’avance.

Il faut être plus nuancé. Certes, le Conseil d’Administration du Port Autonome du Havre a acté la mise en vente du dock flottant, mais cela ne signifie pas obligatoirement son départ du Havre.
En premier lieu, j’ai obtenu lors des derniers Conseils d’Administration du Port Autonome du Havre de surseoir au plan de démantèlement des outils de la réparation navale.

En effet la forme 7 ne sera pas supprimée. J’ai fait part lors du Conseil d’Administration de l’intérêt d’industriels Havrais qui m’ont confirmé vouloir reconstruire au Havre une société de réparation navale qui prendrait en charge les « arrêts d’escale » et des arrêts techniques de navires captifs.
Concernant le dock flottant, une offre va être faite par une société havraise.
On comprendrait d’ailleurs mal que notre port, au moment où il finalise son développement en terme d’accueil des navires, se prive d’outils indispensables à en assurer la sécurité. L’absence de moyens techniques de réparation navale entre Brest et Dunkerque est inadmissible et accroît les risques de catastrophe maritime. Mais pour cela le Port Autonome du Havre a besoin d’industriels, ils semblent prêts à s’engager.

Par ailleurs, la vente annoncée par Alsthom des chantiers de l’Atlantique mettrait un terme à notre indépendance nationale dans le secteur de la construction navale, déjà bien fragilisé.
Alsthom, qui a été recapitalisé par l’Etat, vendrait notre fleuron, vitrine de la haute technologie française à un chantier étranger dont Saint Nazaire est l’un des grands concurrents.
Nous devons nous y opposer avec force.
En effet, quelles garanties en terme de pérennité pour le site et ses emplois, pour notre industrie ?
Ceci pose également la question de l’indépendance de notre marine nationale avec les rapprochements en cours entre la Direction des Chantiers Navals et les chantiers de l’Atlantique.

Ce secteur d’activité, qui a bénéficié de financements publics, soit lors de l’achat d’outils tels que le dock flottant, soit par la recapitalisation ou encore par l’aide à la construction navale chez Alsthom, doit servir l’emploi tant au Havre qu’à Saint Nazaire. L’abandon à tout-va de nos activités industrielles au profit du tourisme ou au service des promoteurs immobiliers ne sert en rien l’emploi, au contraire.
C’est la perte de nos savoir-faire industriels.
Il n’y a pas de politique créatrice d’emplois sans le maintien d’activités industrielles fortes.

Jean-Louis JEGADEN Conseiller Général
Membre du CA du PAH