Par Patrice Dupray, vice-président de la région Haute-Normandie chargé des transports.
Depuis 2005, en Haute-Normandie, nous avons engagé un long processus de concertation avec tous les interlocuteurs en matière de transport de voyageurs qui a débouché sur l’adoption, par la région et les départements, du plan de déplacement régional. Ce plan s’est traduit par une charte ratifiée par les assemblées régionales et départementales et par les autorités organisatrices de transport dans la région.
Dans ce dispositif, le transport ferroviaire, occupe une place de choix et les luttes doivent être à la hauteur des enjeux. Malgré les difficultés créées par le gouvernement, qui réduit la SNCF et RFF à de simples exécutants de sa politique de régression, la pression conjuguée à l’action des salariés et des usagers permet de mener à bien un certain nombre de réalisations. Par exemple, la fréquentation des TER (+50% depuis 2001). Le matériel TER sera neuf ou renouvelé en 2010.
Des études se déroulent pour la réouverture de la ligne Rouen-Evreux, avec un potentiel de plus de 2 000 voyageurs par jour.
Malheureusement plus les régions s’évertuent à desservir leur territoire, plus elles doivent payer. L’Etat ne cesse de solliciter les régions pour la régénération du réseau, la SNCF pour le renouvellement de son matériel des lignes «intercités». En Haute-Normandie, les liaisons vers Paris sont les grandes oubliées de l’aménagement du territoire. Rouen est plus éloigné de Paris que Lille, Le Mans, Tours et bientôt Reims. Cette amélioration est un enjeu primordial pour la région et, là encore, avec les salariés de la SNCF et les usagers, nous agissons pour les investissements nécessaires et refusons un service dégradé. Sur ces questions essentielles du développement durable et des transports, nous voulons être un atout pour que nous avancions toujours plus positivement.
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