La raffinerie de Petit Couronne doit vivre !

La raffinerie de Petit Couronne doit vivre !

Réuni en conférence départementale les 2 et 3 février, les communistes de Seine Maritime ont voté une motion pour la préservation du site de Petit Couronne, Petroplus. Je serais présente, demain, le 5 février pour l’Assemblée Générale des salariés

((/public/petroplus2.jpg|petroplus2.jpg|L|petroplus2.jpg, fév. 2013))Pour l’emploi Pour l’indépendance énergétique de la France La raffinerie de Petit-Couronne doit vivre Au mois d’octobre 2011, la direction de Pétroplus faisait savoir qu’elle voulait fermer l’unité d’huiles de sa raffinerie de Petit-Couronne, 120 emplois étaient menacés. Deux mois plus tard, les dirigeants de cette entreprise annonçaient leur volonté de fermer cette raffinerie condamnant ainsi au chômage les 550 salariés employés directement sur ce site auxquels il fallait ajouter 350 postes de sous-traitants et plus de 3600 emplois induits et indirects. Les salariés de Pétroplus sont entrés alors dans une lutte responsable et unitaire soutenue par de nombreux élus et organisations de gauche et notamment par les élus et militants communistes. Durant la période électorale ce conflit a été sous les feux de la rampe et de nombreuses promesses de sauver le site ont formulées. Nous avions même entendu que si monsieur Hollande était élu la raffinerie ne fermerait pas ! Mais ne soyons pas dupe, derrière ce risque de fermeture se cachent des intérêts purement financiers dans une logique ultralibérale. En effet, la volonté des tenants du libéralisme est de raffiner dans des pays qui pratiquent le dumping social et où les normes environnementales sont moins contraignantes voire inexistantes. La responsabilité de Shell dans cette situation est indéniable. En effet, cette entreprise pétrolière a lâché il y a quatre ans la raffinerie de Petit-Couronne pour pouvoir produire avec plus de bénéfices en dehors de la communauté européenne. Mais Shell n’est pas seule responsable. Les gouvernements qui se sont succédé ont laissé faire cette politique néfaste pour l’emploi et l’indépendance énergétique de notre pays et de l’Europe. Depuis 30 ans, le nombre de raffineries en Europe a très largement diminué. Il ne reste que 8 sites en France. Et nous devons importer beaucoup de produits pétroliers finis. Tous les grands groupes pétroliers tels Total, Shell ou Exxon Mobil sont aussi responsables de cette situation. Le 5 février est une date importante dans la lutte pour le maintien en activité de la Raffinerie de Petit-Couronne. En effet, ce jour aura lieu le dépôt des candidatures pour la reprise de ce site industriel. Pour la pérennité de ce site, des solutions existent et elles sont nombreuses. En premier lieu, il existe des repreneurs pour cette raffinerie. Par ailleurs, le gouvernement, le Parti Socialiste et le député de la circonscription (n°2 du PS) ne doivent pas se contenter de l’accompagnement qu’ils font actuellement. Il faut des mesures fortes : – Taxation sur les produits pétroliers finis importés, – Réquisition par l’état et nationalisation de la Raffinerie si aucun repreneur n’est désigné. Il faut maintenant légiférer pour protéger notre tissu industriel. Des propositions de lois ont été déposées par les parlementaires communistes. Notamment la taxation sur les produits finis importés ou de fortes amendes sur les délocalisations ! Ces propositions ont rencontré dans toute la gauche un écho favorable pendant les dernières campagnes électorales. Qu’en est-il maintenant ? Les élus et les militants communistes continuent à se battre dans ce sens aux côtés des salariés ! La continuité de ce site est d’une importance capitale pour l’indépendance énergétique de notre pays et pour l’emploi dans notre région. Si cette raffinerie devait fermer ce sont plus de 4 500 emplois qui seraient supprimés (emplois directs, sous traitants, chimie, plasturgie, transport, services territoriaux, commerces). Les Communistes de Seine-Maritime réunis pour leur congrès départemental demandent au gouvernement de prendre ses responsabilités en mettant tout en œuvre pour sauver le site de la raffinerie de Petit-Couronne. Nous savons que c’est possible !

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