Les régions doivent être des collectivités de combat »

Les régions doivent être des collectivités de combat »

entretien avec Michel BARRIER, président de l’Association des élus communistes et républicains de Seine Maritime, vice président du département de Seine Maritime,

« L’élection régionale doit être l’occasion de conforter l’idée que la gauche doit et peut s’engager sur les bases d’une transformation indispensable de la société. Il faut faire la démonstration que l’on peut conduire des politiques qui ne soient pas un simple amortisseur social des choix gouvernementaux. Il faut bien reconnaître que c’est ce positionnement-là qui, pour l’essentiel, a été mis en place dans les régions en général. Quand, en 2004, la gauche a gagné 20 régions sur 22, on nous a dit : « Vous allez voir ce que vous allez voir ! » Au final, l’Association des régions de France a davantage été un conglomérat de potentats locaux attachés à leur pré carré qu’un pôle de résistance à la politique du pouvoir.
Aujourd’hui, l’attitude des régions doit être en rupture avec la façon d’être et de faire. Il faut systématiquement se poser une question quand il faut prendre une décision : celle-ci accompagne-t-elle les orientations libérales du pouvoir ou constitue-t-elle un acte de résistance au service des populations ? Pour moi, la régions doit être une collectivités de combat. Un exemple : doit-on continuer d’accepter que des grands groupes, comme TOTAL, RENAULT par exemple fassent la course aux subventions auprès des collectivités, les mettent en concurrence, ?le tout sans contreparties sociales et au seul bénéfice des actionnaires ?
Je trouve personnellement cela indécent. De même, dans toutes les régions, des milliards d’euros sont en dépôt dans les banques, alors que les PME, les PMI, les agriculteurs ont des besoins non satisfaits. Il faut rompre avec ces pratiques. L’argent public ne doit pas servir à verser des dividendes ou à spéculer, mais être utile à l’économie et à l’emploi, au développement des services publics… C’est cette orientation qu’il est urgent de porter dans la région, ici en Haute Normandie,mais aussi dans les autres régions, et ce sera bien meilleur pour la FRANCE.

ADECR76 : Mais, alors, s’agit-il d’élections de dimension nationale ou seulement régionale ?

M. BARRIER : Il ne faut pas saucissonner les choses. Notre remise en cause de la politique gouvernementale n’est pas coupée des orientations régionales qu’il convient de porter, au contraire. Résister, c’est être offensif en région dans la mise en œuvre, dans tous les domaines, de mesures qui répondent aux besoins des populations.

ADECR76 : Quel est l’enjeu du premier tour, selon vous ?

M. BARRIER C’en est fini des positions définitivement acquises. Il n’y a pas ceux qui représentent la gauche et les autres qui portent les valises.Ce sont les électeurs qui feront le rapport des forces à gauche au premier tour. S’ils veulent que leur vie change tant au plan national que régional, il faut qu’ils s’engagent aux cotés de celles et ceux qui veulent durablement changer la société, comme nous, les élus communistes et républicains le faisons continuellement.Élections

1 commentaire pour l’instant

JACO Publié le18 h 15 min - 8 mars 2010

je suis d’accord, car etre un bon gestionnaire ne suffit pas, la politique quand on est de gauche doit porter les besoins et les alternatives pour combattre efficacement le tout liberal dont on connait les limites et les dégats pour les gens. Une société solidaire est à construire ll ya beaucoup de boulot raison de plus pour ne pas perdre de temps et vive la normandie.