Noël LEVILLAIN, Maire de Tourville la Rivière et Vice-président de la Région de Haute-Normandie interpelle la Rectrice d’académie sur les suppressions de postes et fermetures de classes dans l’académie.
Affichant sa politique de rigueur budgétaire, le Gouvernement décline, au sein de notre système éducatif, la Réforme générale des politiques publiques.
A cette fin, il procède dans notre Académie à la suppression de 377 postes en ne renouvelant pas 1 départ sur 2 mais aussi en fermant des classes. L’argument bien rationnel d’une baisse démographique des effectifs de 13.5 % en 10 ans est avancé pour justifier ce choix.
Selon moi, il ne s’agit pas là d’une mesure d’économie raisonnable fondée sur un besoin déclinant, mais d’une politique de destruction du service public de l’Éducation nationale.
Alors que la baisse démographique devait être une chance de voir améliorées les conditions de travail des enseignants et les conditions d’apprentissage des élèves, le Ministère que vous servez en fait l’occasion de porter un coup supplémentaire à un système éducatif déjà fortement touché par les réformes sacrifiant la formation des enseignants, la suppression des Rased pour les enfants en grandes difficultés, les menaces qui pèsent sur l’école maternelle, la surcharge des classes et la suppression de filières.
Le collège Jacques Brel de Cléon pour sa part, se verra amputé d’une classe de 4e, d’une classe de 3e et d’une classe de SECPA alors que 307 élèves sont attendus à la rentrée prochaine contre 306 cette année.
Je souhaiterais donc connaître, Madame le Recteur, les raisons qui dans ce cas expliquent ces fermetures de classe.
Je me permets de vous rappeler que le service de l’Éducation est le pilier de notre société. De sa qualité dépendent une bonne intégration sociale des individus et la réduction des inégalités.
Pour cette raison, l’enseignement doit se faire dans des conditions optimum et de façon égalitaire notamment par l’égale répartition sur le territoire des apprentissages offerts.
En procédant aux fermetures de classes et de filières, le Gouvernement rompt ce caractère égalitaire de l’école républicaine en instaurant des établissements d’excellence pour les plus riches qui pourront s’y rendre et des établissements à la portion congrue.
Ce ne sont donc pas d’économies dont ont besoin les enfants car leur éducation n’est pas un coût pour la société mais un investissement pour l’avenir.
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