La formation professionnelle n’est pas une marchandise

La formation professionnelle n’est pas une marchandise

La formation professionnelle n’est pas une marchandise

En faisant de l’AFPA un prestataire de formation comme un autre, le gouvernement s’inscrit dans la formation « utilitariste » prônée par les organismes privés qui ne visent qu’à faire du chiffre au détriment du projet professionnel et de l’insertion des individus.
AFPAL’AFPA remplit pourtant sa mission avec succès car 70% de ses stagiaires, souvent très éloignés de l’emploi, sont embauchés dans les 4 à 6 mois à l’issue de leur stage. Aujourd’hui, la formation professionnelle devient simple marchandise soumise à la concurrence. Il n’est plus question de service public et pour Nicolas Sarkozy la formation professionnelle dans la droite ligne de la stratégie de Lisbonne doit, comme l’école, fournir au marché une main d’œuvre opérationnelle et peu couteuse pour l’Etat.

Notre approche est aux antipodes.

La formation continue ne doit pas être abandonnée à la sphère privée. Les élus communistes proposent de créer une sécurité sociale d’emploi et de formation. Dans le cadre d’un service public de sécurisation, une couverture universelle ouvrirait, dès la fin de l’obligation scolaire, droit à des revenus minima et des formations continues progressivement relevées accompagnées de bilans. Protection sociale, retraite, formation professionnelle représenteraient au moins 10 % du temps travaillé : voilà, des propositions ambitieuses qui répondraient aux besoins actuels ainsi qu’aux enjeux à venir. Les conseillers régionaux communistes s’inscrivent pleinement dans cette démarche.

Claude Lainé

Président du groupe communiste de la Région de Haute-Normandie