Communiqué du groupe des élus Communistes et Républicains du Conseil Régional
A propos des aides publiques à Renault Cléon
De l’annonce faite par Renault du lancement à Cléon de la fabrication du nouveau moteur diesel 1.6 DCI, nous retiendrons deux points essentiels :
- la pérennisation sur le site de 458 emplois sur lesquels pesaient jusqu’à présent de lourdes menaces,
- les caractéristiques techniques innovantes du nouveau moteur, qui autorisent de réelles avancées dans les domaines extrêmement sensibles de l’énergie et de l’environnement.
Aucun acteur économique, aucune institution politique de la Région ne peut rester insensible à la décision qui vient d’être prise, même si elle se limite à un site, important certes, et laisse par conséquent dans l’incertitude et les autres établissements régionaux du Groupe Renault et la masse des équipementiers qui vivent de l’industrie automobile en Normandie – ce qui souligne la nécessité, une fois encore, du plan d’ensemble régional dont nous demandons depuis longtemps la discussion démocratique.
Par contre, les dispositions financières annoncées par le constructeur et confirmées par les Présidents des deux assemblées territoriales les plus directement sollicitées, traduisent clairement le rapport inégal que le constructeur automobile, comme la plupart des groupes industriels et financiers de dimension internationale, veut instaurer et maintenir dans sa relation aux Pouvoirs Publics.
La crise actuelle, fruit du système capitaliste est une réalité et une contrainte incontournables. Elle peut aussi servir d’alibi dans une stratégie patronale qui vise essentiellement à préserver les profits de l’entreprise.
Les élus Communistes du Conseil Régional voient dans la décision qui vient d’être annoncée un compromis, qui porte de surcroît, dans le recours à une avance remboursable, l’empreinte de leurs interventions, mais ils soulignent d’une part la part insignifiante de la participation de l’Etat (inférieure aux engagements pris) et d’autre part le recours à des formes d’intervention publique différentes (subvention de 2,4 millions d’€ pour le département de Seine-Maritime et avances remboursables de 12 millions d’€ pour la Région de Haute-Normandie et d’1 million d’€ pour la CAEBS) ) qui rendent complexe le montage proposé et contrarient à l’évidence un dialogue dans lequel la force de la Puissance Publique est de parler d’une même voix, appuyée sur un même mouvement populaire dont tout démontre, aujourd’hui, en France, la nécessité.
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