Un comité pour développer le service public de la poste!

Un comité pour développer le service public de la poste!

A l’initiative de notre camarade Michel Barrier Président de notre association; ce comité a été créé ce matin.
Le Comité de Développement de la Poste Publique Territoriale se fixe comme objectif non seulement de combattre la privatisation engagée par Nicolas Sarkozy, son gouvernement et la direction de la poste : mais surtout de développer le service public postal sur l’ensemble du territoire.
L’Etat a bien su trouver 360Milliards d’€ pour renflouer les banques privées il doit bien pouvoir trouver les quelques 4 Milliards d’€ nécessaires au bon fonctionnement de la poste.
À sa demande, une réunion exceptionnelle sur cette question est programmée le 16 janvier 2009.

Intervention ce jour de Michel BARRIER à la préfecture, lors de la commission de présence postale territoriale.
Lors de la réunion d’installation de cette nouvelle CDPPT je soulignais que les élus de gauche dans cette structure, n’avaient pas vocation à « gérer la pénurie, notamment dans la cadre des choix à effectuer pour la distribution du fonds de péréquation nettement insuffisant au regard des besoins. » J’ajoutais que dans le respect des valeurs qui m’animent,

  • je ne serai pas le complice de la régression du service public de la poste.
  • je laissais à mes collègues de droite le soin d’assumer sur le terrain les décisions politiques qu’ils prennent à Paris dans le cadre de leurs engagements politiques.
  • je serai, auprès des élus, des usagers, des salariés, acteur et même animateur de la bataille contre les perspectives de dérèglementation et de privatisation de la poste.

Nous y sommes.

Monsieur Bailly président de la Poste, a annoncé en plein mois de juillet, la décision de transformer le service public de la poste en Société Anonyme avec ouverture du capital, et en libéralisant l’ensemble des activités postales en 2011.

Cette réforme sonnerait le glas d’un service public, le plus ancien puisqu’il est né au 15ème siècle, essentiel, à l’exercice réel du droit de chacun des citoyens à la communication, à l’échange.
J’ai aussitôt alerté les maires de cette intention aux conséquences graves, tant pour les habitants, les usagers que pour l’aménagement harmonieux du territoire.

D’ailleurs ils savent bien que la poste a déjà choisi sa clientèle, et a sélectionné les rentables et les non rentables, pour déterminer le positionnement de l’enseigne de plein exercice. Il n’y a pas que dans les zones rurales que le service public est remis en cause, la situation est aussi dramatique dans les quartiers populaires.
Ils en savent aussi le prix placé qu’ils sont devant l’obligation de suppléer cette absence.

Les réactions ne se sont pas faites attendre.
Parce qu’ils veulent que ce droit fondamental puisse continuer à s’exercer avec des garanties qu’une gestion privée ne peut apporter. Nombreux sont les élus à s’engager à faire signer la pétition qui depuis circule et reçoit un large assentiment. Délibérations de conseils municipaux, prises de positions personnelles, d’élus des communes de tailles multiples, de la région, tous les élus de la majorité du département, des usagers, des salariés sont unanimes.
La poste appartient au peuple, nul ne peut définir de choix d’évolution stratégique sans que le peuple n’ait son mot à dire. D’ailleurs l’idée d’un référendum fait son chemin. 61 % des français refusent la privatisation.

Ils sont aujourd’hui nombreux (plus de 1000 élus en quelques jours) à vouloir s’organiser pour la défense et le développement de la poste sous le texte suivant. »

« Après les directives des services postaux adoptées en 1997 et 2002, la Commission européenne a décidé, l’année passée, de clore le processus de privatisation de la Poste en libéralisant l’ensemble des activités postales en 2011.

Cette logique dogmatique va pousser inévitablement l’entreprise dans des choix exclusivement financiers où seule la loi du marché s’imposera.

Cette stratégie délibérée du gouvernement et de la direction de La Poste va une nouvelle fois contribuer à la suppression d’emplois mais également accélérer les transferts de charges vers les collectivités territoriales avec le risque d’une augmentation des tarifs et de la fiscalité locale. Cette situation est inacceptable.

La Poste doit demeurer un service public de proximité et de qualité dans la complémentarité de toutes ses activités. C’est une exigence essentielle pour répondre aux besoins des usagers quelque soit le lieu, rural ou urbain, c’est la garantie d’un aménagement durable du territoire. C’est la qualité du service rendu aux populations et non la rentabilité financière qui doit être retenue par La Poste.

Aussi, il faut que l’Etat fasse d’autres choix politiques, qu’il s’engage réellement à garantir l’égal accès des citoyens au service postal et qu’il prenne ses responsabilités comme actionnaire principal pour assurer la pérennisation financière de l’entreprise.

L’Etat a bien su trouver 360ME pour renflouer les banques privées il doit bien pouvoir trouver les quelques 4 ME nécessaires au bon fonctionnement de la poste.

Aussi, dans la perspective de cette réunion et dès la première information de sa convocation j’ai souhaité par courrier, transmis au Président, qu’au regard de ces perspectives politiques nationales, le devenir de la poste et ses conséquences en seine Maritime soit inscrit à l’ordre du jour, ainsi que l’audition d’un expert comme le prévoit notre règlement.

Cette sollicitation est toujours sans réponse.

Force est donc de constater que les dirigeants de la poste souhaitent faire de cette commission la chambre d’enregistrement de décisions prises par ailleurs, en faisant des élus qui y siègent les boucs émissaires.

Je demande donc

  • que des dispositions soient rapidement prises pour redonner à cette commission un souffle de démocratie et de transparence.
  • Qu’une nouvelle réunion , y compris exceptionnelle, soit organisée, dans les meilleurs délais, avec l’audition d’experts proposés par les élus, et dont l’ordre du jour portrait uniquement sur cette grave question du devenir de la POSTE

J’ai précisé que je ne serai pas complice, et ne me prêterai pas à un simulacre de démocratie. Je serai encore moins otage de cette commission totalement commandée par les obligations du libéralisme, soumise au maître mot de la loi du marché, la rentabilité financière.
Ne trouvez vous pas indécent, en plein krach boursier, de vouloir privatiser la banque postale ?
Dans l’attente, Je vais rejoindre mes amis qui sont à l’extérieur et qui ont envie de se battre pour que la poste « prenne de l’avance et donne confiance, en lui donnant la force, le devoir et les moyens de changer pour être toujours mieux un véritable service public de proximité accessible à tous les citoyens ».

C’est notre slogan.
Dans quelques instants ensemble nous allons créer notre CDPPT
Comité de Développement de la Poste Publique Territoriale qui sera animé par et pour les citoyens.