Privatisation de GDF : la droite s’oppose à la transparence !

Privatisation de GDF : la droite s’oppose à la transparence !

En refusant que les observations de la Commission Européenne – dite lettre de griefs » – relatives au projet de fusion GDF-SUEZ, adressées aux présidents des 2 sociétés, soit portée, dans son intégralité, à la connaissance de tous les députés, le gouvernement et sa majorité prennent une lourde responsabilité.

Ils dénient au Parlement le droit d’être totalement informé des exigences de la Commission Européenne sur le fonctionnement du secteur gazier et le devenir de l’outil public qu’est GDF dans notre pays. Ce refus de la transparence, sur un sujet aussi important, est inadmissible.

Ainsi, la Commission Européenne estime que les tarifs du gaz sont trop bas en France pour que des concurrents puissent entrer sur le marché, faute de rentabilité : pour satisfaire au principe de la concurrence, il faut donc que ces tarifs augmentent et c’est d’ailleurs pour cela qu’elle s’est prononcée pour la fin des tarifs régulés et pour la généralisation des prix du marché.

Est-ce cela qu’il faut cacher aux Français ?

Après le refus obstiné d’effectuer un bilan sérieux des conséquences de la libéralisation de l’énergie là où elle s’est effectuée, bilan qui aurait éclairé l’analyse de tous, ce nouveau refus illustre la manière dont la droite entend mener le débat sur une question aussi essentielle.

Les députés communistes sont décidés à poursuivre leur résistance, à dénoncer les objectifs de la droite, à faire valoir d’autres propositions préservant une maîtrise publique de l’énergie et les intérêts de notre pays comme des familles.

Le vote des salariés, rejetant à 94% le projet de privatisation, après l’inquiétude exprimée par 73% des Français devant les conséquences de la privatisation-fusion, les conforte dans leur détermination.

Daniel PAUL
Député de Seine-Maritime