Emploi et Santé défendus par le Front de Gauche à la Région Le Conseil Régional de Haute-normandie s’est réuni en séance plénière lundi 26 mars 2012. 1) Solidarité avec les salariés en lutte. Dans le débat de politique régionale, Jean-luc Lecomte intervenant pour le Front de gauche dénonçait en préambule et après les événements de Toulouse « tout antisémitisme qu’il vienne de l’extrémisme religieux ou de l’extrême droite ». Apportant son soutien à la lutte des salariés du Groupe Hersant Média et appelant à la solidarité pour préserver le pluralisme et la liberté de la presse, il poursuivait en dénonçant la politique de la droite qui supprime des moyens pour l’éducation, saluait la mobilisation des acteurs de l’école qui ont obtenu des reculs dans les fermetures annoncées et rappelait la demande forte du groupe F2G de construire un nouveau lycée en vallée d’Eure. « Soyons solidaires », ajoutait il ensuite, des salariés de Pétroplus, M’Real, Merck, Sealynx, Compin, Renault (pour laquelle il demande au président de ne pas accorder d’aides régionales tant que la situation des retraités en PRV n’est pas réglée) et de Legrand-Normandie dont il évoquait les luttes. Sur le Mécanisme Européen de Stabilité (MES) dont il développait la nocivité, il invitait tous les élus de gauche y compris ceux qui se sont abstenus à saisir le Conseil constitutionnel. Enfin, il concluait son propos en dénonçant la casse des hôpitaux publics dont ceux de Vernon et Gisors, le Projet Régional de Santé étant à l’ordre du jour de cette séance. L’intégralité de l’intervention de jean-luc Lecomte est sur le site elus76.com 2) Santé : exiger un plan de rattrapage Sur ce dernier point, c’est à Céline Brulin, vice-présidente de la Région en charge de la santé qu’il revenait de donner acte au président pour le F2G de l’avis de l’institution régionale sur le Projet Régional de Santé qui définit pour 5 ans la politique de l’ARS pour la Haute-Normandie. Regrettant le délai imparti qui n’a pas permis un débat en séance plénière sur ce sujet, elle soulignait « nous sommes dans un contexte d’accroissement des inégalités devant l’accès aux soins et à la santé ». Rappelant les particularités de la Haute-normandie dans ce domaine (sous-densité des professions de santé, surmortalité, inégalité territoriale, vieillissement de la population), elle met en exergue les fractures territoriales notamment et en appelle à une autre logique ; une logique autre qu’incitative car aux effets contraires à ceux attendus. Clinique du Belvédère victime de la T2A, CHR du Rouvray confronté à la sur-occupation des lits, le constat est que la situation actuelle profite aux structures privées dotées ni des mêmes obligations, ni des mêmes moyens. Précisant l’intervention régionale en matière de santé, elle interroge : comment coordonner des projets de santé de territoire sans moyens et sans professionnels ?. En conclusion, si l’avis de l’Institution Régionale est favorable pour ce PRS, il se doit d’être exigeant et C Brulin précise que la Haute-normandie doit être doté « d’un plan d’urgence de rattrapage qui ne serait ni plus, ni moins que le respect de l’égalité républicaine ». L’intégralité de l’intervention de Céline Brulin est sur le site elus76.com 3) Modernisation des gares et haltes ferroviaires régionales. Noël Levillain, vice-président en charge des transports et de la mobilité développe un programme de 60 millions d’euros sur les quatre prochaines années. Après avoir renouvelé l’ensemble des TER (Trains express régionaux) et participé à l’amélioration des infrastructures, la Région engage la modernisation et la mise en accessibilité des gares en lien avec les collectivités locales concernées. Les objectifs, précise t’il, sont de garantir l’intermodalité : un accès au réseau de transport ferroviaire régional en cohérence avec les autres modes de transport, collectifs ou particuliers et d’offrir aux collectivités, via une politique incitative, une opportunité de développement et d’aménagement de leurs territoires. 11 gares et haltes ferroviaires ont été ciblées en raison de leurs poids particuliers en termes d’aménagement du territoire : Barentin/Pavilly, Auffay, Yvetot, Fécamp, Serqueux, Gournay-Ferrières, Conches en Ouche, Blangy sur Bresle, Dieppe, Val de Reuil et Vernon. La Région développe en complément un ensemble de services aux voyageurs et à ce stade, le montant des travaux prévus s’élève pour la Région à plus de 15 millions d’euros par an pendant 4 ans. 4) Mobilité des étudiants : modification du dispositif de l’aide régionale C’est à Michelle Ernis qu’il revenait de donner la position de vote du groupe F2G sur cette délibération sensible et controversée à la suite d’articles de presse au contenu orienté et peu ou prou vérifié. Compte-tenu que l’aide régionale, nouvelle formule, accordée aux étudiants concernera un plus grand nombre d’entre eux, un plus grand nombre d’écoles et universités, qu’elle sera attribuée à des étudiants plus modestes et de façon plus large aux boursiers, que toutes les demandes en cours qui entrent dans le cadre obligataire seront honorées, que ce dispositif s’intègre en complément et non en substitut des interventions de l’ Etat dont c’est la compétence avec Erasmus ou Léonardo et qu’il doit générer des recherches actives hors Région et en particulier auprès du FSE , qu’une évaluation sera faite dans un an avec un ajustement si nécessaire ( c’était une demande forte du groupe F2G), le groupe Front de Gauche a adopté cette délibération. Pour toutes informations complémentaires, appelez le 02 35 71 00 07 (Evelyne Leroy) ou le 02 35 52 23 10 (Philippe Jouvin).
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