Le Havre : puissante manifestation pour l’emploi

Le Havre : puissante manifestation pour l’emploi

Le Havre : puissante manifestation pour l’emploi

Le Havre, 8 novembre 2008, une fois encore, des milliers de femmes et d’hommes se sont mobilisés sur deux fronts.

Au premier rang, les professionnels de santé : ils luttent pour la défense de leurs emplois et leurs pouvoirs d’achat. Ils dénoncent les licenciements, les suppressions de postes qui mettent en péril le service public au Centre Hospitalier du Havre. Ils exigent de l’Etat les mesures immédiates qu’il se refuse à prendre, des axes concrets face à la crise et ses conséquences sociales.

Dans l’action également, les travailleurs de l’industrie automobile. Ceux de Sandouville, bien sûr mais aussi ceux de l’ensemble des sites Renault régionaux, et des équipementiers.

En dépit de l’agitation verbale qu’il déploie, le Président de la République reste l’allié d’une politique industrielle toujours commandée par la volonté des constructeurs de maintenir, avec le niveau élevé des marges de projet, les dividendes des actionnaires (800 millions d’euros en 2008 pour Renault).

Au rythme où vont les choses aujourd’hui, c’est l’une des bases essentielles de l’activité de la Haute-Normandie qui est en danger.

Le Président de la République et son gouvernement ne peuvent plus longtemps regarder passer les trains des suppressions d’emplois ou des semaines de chômage partiel.

L’industrie automobile, compte tenu de son poids, relève d’une responsabilité publique et rien ne condamne l’Etat à l’impuissance.

Chez Renault, notamment, où il peut acquérir une minorité de blocage, il peut respecter une politique active de relance. Les députés communistes, au premier rang desquels D. PAUL, présent au Havre samedi parmi les manifestants, ont formulé des propositions, élaborées au cours des multiples échanges qu’ils ont eus avec les travailleurs.

Cette politique de relance doit prendre en compte tous les domaines d’activité irrigués par l’automobile, de la commercialisation des modèles fabriqués à l’adaptation des processus industriels aux défis technologiques et environnementaux.

Le débat autour de ces exigences doit s’amplifier et faire bouger les lignes. L’intervention publique ne peut, aujourd’hui, se cantonner à la distribution des  » aides  » que les groupes, conformément à l’habitude, ne manquent pas de demander.

Dans notre région, plus que dans beaucoup d’autres, l’urgence de ce débat est grande.

L’initiative envisagée lors de la dernière session du Conseil Régional, sur notre proposition, doit être mise en œuvre sans délai.

Claude Lainé

Président du groupe communiste du Conseil Régional de Haute-Normandie