Les quelques 11 000 suppressions d’emplois au budget 2008 de l’éducation nationale annoncée par le gouvernement (et celles qui suivront dans les budgets suivants puisque l’on annonce les perspectives stupéfiantes de quelques dizaines de milliers de suppressions à l’horizon 2012) ne sont inspirées ni par la seule baisse des effectifs d’élèves, ni par le souci de l’efficacité pédagogique, mais d’abord par des considérations financières dont les conséquences sociales risquent d’être catastrophiques.
C’est dans cet esprit qu’a été prise la décision de Xavier DARCOS de généraliser dans les lycées professionnels la préparation du Bac Pro en 3 ans.
Cette décision a pour conséquences de réduire d’1 an le cycle de 4 ans de préparation BEP-BAC PRO et d’amorcer la disparition des préparations au BEP dans la quasi totalité des filières tertiaires, industrielles ou agricoles. Elle s’accompagnera du maintien des CAP pour les seules filières à vocations professionnelles immédiates.
Il n’est pas difficile de percevoir sur quels élèves, et dans quel contexte social, se feront le plus fortement sentir les effets : les jeunes les plus fragiles, aux parcours de formation les plus incertains sont en premier lieu menacés.
Dans notre région, qui connaît des retards scolaires toujours supérieurs à la moyenne nationale, le risque est considérable.
Un effort important, dans ses domaines de compétences, est mené par le Conseil Régional depuis plusieurs années pour lutter contre les conséquences sociales, notamment sur l’emploi, de cette situation.
Force est de constater que l’orientation imposée par le gouvernement ne contribue pas à cette entreprise et que les nouvelles mesures vont accentuer ce divorce, si le mouvement populaire n’impose pas les rectifications indispensables.
Il y a urgence !
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