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Macron ne passera pas par Gonfreville l’Orcher : pas d’ouvertures de commerce supplémentaires le dimanche !

Dans un communiqué de son maire Jean-Paul Lecoq, vice-président de l’agglomération havraise, la commune de Gonfreville l’Orcher refuse des ouvertures supplémentaires de commerce le dimanche. Explication…

« La loi Macron, à l’origine de ces possibilités d’ouvertures supplémentaires, n’apporte aucune réponse concrète de nature à améliorer le pouvoir d’achat, donc la consommation des ménages. Dans ces conditions, il n’y a économiquement et socialement aucune raison d’augmenter le nombre de dérogations à la règle et à l’aspiration des Français au repos dominical.

Cette position se trouve également motivée par les statistiques des grandes enseignes présentes sur l’agglomération havraise. En effet et contredisant ainsi ce que le Ministre Macron a tenté de faire croire, les parts de marché et la progression des chiffres d’affaires de ces enseignes ne sont aucunement liées au nombre de dimanches ouverts dans une année !

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la position de la Ville de Gonfreville l’Orcher est soutenue par la direction de l’hypermarché Leclerc.

A ceci rien d’étonnant : à pouvoir d’achat constant ou en baisse comme de nos jours, ce qui est consommé le dimanche est retranché de ce qui est consommé en semaine. Macron ne connait visiblement pas La Palice.
En revanche, ces ouvertures en nombre le dimanche entrainent des coûts supplémentaires pour les enseignes, une pression sur les salariés ainsi privés fréquemment de leur repos dominical et une déstructuration potentielle de la vie sociale. (…) »

Télécharger l’intégralité du communiqué : Communiqué ouverture des commerces le dimanche

Stéphanie Bégin-Boivin : défendre le service public postal, notre patrimoine commun !!

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Jeune élue du Conseil Municipal de Gonfreville l’Orcher, agent et syndicaliste à la Poste, engagée comme parent d’élèves, elle défend le service public, tous les services publics, les service pour tous les publics… Stéphanie Bégin-Boivin s’est exprimée lors du meeting des Régionales organisé à Gonfreville l’Orcher le mardi 3 novembre dernier…

« …Seulement, comme toute entreprise, La Poste doit faire des bénéfices et affronter la concurrence. Alors la notion de service public est sacrifiée.

Selon les logiques libérales, comme le font tous les grands groupes, La Poste réduit donc son plus gros budget : la masse salariale.

Résultat pour le client, parce que l’on ne parle plus d’usager, des tournées de facteurs à découvert, les personnes n’ayantplus forcément leurs courriers 6 jours sur 7, des horaires d’ouvertures de bureaux qui se réduisent, voir des fermetures intempestives.

Pour pouvoir dégager des bénéfices, les clients sont encouragés à utiliser les automates pour que les guichetiers deviennent des vendeurs de produits à valeur ajoutée, les facteurs ne rendent plus de services gratuitement, comme dépanner ou parler aux personnes âgées isolées…

La Poste, comme de nombreux autres, n’existe plus en tant que service public.

D’ailleurs, les 3 principes qui permettaient de parler de service public en général, ne peuvent plus être respectés par de nombreux établissements par manque de moyens humains, techniques et financiers, que l’Etat ne veut plus attribuer.

Mais ce mouvement libéral n’est pas une fatalité. A tout moment, il peut s’inverser. C’est une question de volonté politique de l’Etat, donc du gouvernement, donc des électeurs, des usagers.

C’est à chaque usager, chaque citoyen, chaque électeur de savoir ce qu’il veut.

Ensemble nous avons le pouvoir d’imposer une autre politique et de sauvegarder nos services publics pour qu’ils ne deviennent pas des services privés réservés à certains publics.

C’est ce que la liste du Front de Gauche, emmenée par Sébastien Jumel porte : une autre politique où le public regagne le terrain cédé au privé et aux logiques de rentabilité pour le bien de tous, et non pour le confort de quelques uns. »

L’intervention complète à télécharger : Meeting du 3 nov interv de Stéphanie copie

 

Journée nationale d’actions du 19 septembre en faveur des communes, Gonfreville l’Orcher se mobilise

En septembre, un nouveau palier sera franchi dans la mobilisation des habitants et des forces vives de la commune, dans le cadre de la journée nationale d’action organisée à l’appel de l’Association des Maires de France, le samedi 19 septembre prochain.

A Gonfreville l’Orcher, le Conseil municipal sera convoqué en réunion de crise, à 10h30 à l’Hôtel de Ville.

A l’occasion de cette séance qui sera retransmise par Internet sur le site municipal et sur l’écran extérieur de l’Espace Culturel de la Pointe de Caux, les habitants seront invités à signer en ligne la pétition nationale lancée par l’AMF.

Puis, les élus municipaux seront présents l’après-midi, de 16h à 18h30, à l’Hôtel de Ville et dans les mairies annexes, pour échanger avec les habitants et relayer cette pétition.

Début septembre, des banderoles seront posées sur les bâtiments publics et lieux stratégique de passage, complétées par une campagne d’affichage pour appeler à la mobilisation.

Un badge « Ma Commune j’y tiens ! » sera également offert aux habitants afin que chacun puisse l’arborer.

Quatre lettres spécifiques du Maire en direction des habitants, des entreprises et de leurs salariés, des agents communaux, et des associations seront envoyées début septembre pour présenter ces diverses initiatives, dénoncer la politique du gouvernement contre les collectivités et inviter chacun à exprimer son soutien à sa commune.

– Lire le communiqué complet : COMMUNIQUE AMF GO

Baisse des dotations de l’Etat, le Conseil Municipal de Gonfreville l’Orcher appelle à la mobilisation…

Suite à l’annonce du nouveau programme triennal de baisse massive des dotations de l’Etat aux collectivités qui fait suite à des réductions sans précédent des moyens alloués aux communes, le Conseil Municipal de Gonfreville-l’Orcher a souhaité adopter un vœu pour demander instamment au gouvernement de prendre toute disposition afin de réviser ce programme nocif.

Pendant que l’Etat continue à financer les banques et les actionnaires en leur versant sous forme d’intérêts sur le remboursement de sa dette des fonds publics considérables, il prive désormais les communes des moyens de servir leurs services publics pourtant indispensables au quotidien de nos concitoyens, au soutien à l’activité économique notamment par leurs investissements et à la cohésion sociale.

Le voeu a été transmis au 1er Ministre avec un courrier l’exhortant de réagir avant que tout l’équilibre de notre organisation démocratique et républicaine ne soit rompu. Ce vœu a été adopté à l’unanimité (élus socialistes compris) lors de la séance du 6 juillet et sera complété par différentes initiatives citoyennes à la rentrée.

Le texte du voeu… voeu-2015-07-01_-

Cérémonies du 14 juillet : Jean-Paul Lecoq sonne la charge !

Le début d’une ère nouvelle, le 14 juillet 1789, où le peuple est intervenu pour changer le cours de sa propre histoire.

Un peuple « sujet » qui devint un peuple « acteur » de sa destinée parce que, un jour, il l’a voulu ainsi.

Mais aussi parce que ceux qui étaient censés agir dans son intérêt, le protéger, lui permettre d’accéder au progrès, ce pouvoir en place, bien assis sur son trône, à l’abri se croyait-il de sa puissance et de ses privilèges, n’était plus digne de lui.

Le peuple met parfois du temps pour agir mais quand il se met en mouvement, rien ne peut l’arrêter. C’est ce que des milliers d’années de l’histoire de l’humanité nous ont enseigné. C’est ce que le peuple Grec vient à nouveau de prouver.

Les trahisons, les renoncements, les promesses et autres engagements pris devant le peuple avant d’être relégués aux oubliettes, finissent toujours par se payer cash. Ce fut vrai en 1789, ça le reste aujourd’hui.

Je ne prédis pas pour autant que des têtes vont tomber, à chacun son temps, quoi que je me souvienne qu’après la crise en Islande lorsque ce pays et son peuple ont relevé la tête, toute la classe dirigeante et les banquiers furent sortis de tout pouvoir, un certain nombre étant traduit en justice.

Car dans toute société humaine celui qui se sert ou qui exerce le pouvoir en oubliant ceux qu’il doit servir est condamné à disparaitre.

Certes, ce ne fut pas la démocratie dès le 14 juillet 1789, ni le lendemain, mais pour la première fois le peuple en mouvement, faisait le choix de sa liberté, exigeait de devenir femmes et hommes respectés.

Oui, le 14 juillet 1789, c’est bien le peuple qui entre en scène et en ce 14 juillet 2015, il serait bon que tous ensemble, nous nous le rappelions, que nous en tirions les leçons pour l’avenir.

Prenons garde de ne pas nous faire voler notre République et ses valeurs, bien mises à mal et menacées par les gouvernements libéraux successifs à la solde des puissances de l’argent, de la finance, résignés quand il s’agit d’agir pour l’intérêt général, pour la santé, dans l’éducation, pour les services publics, pour les communes, mais zélés et imaginatifs lorsqu’il s’agit d’aider les privilégiés à l’être encore plus…

Télécharger l’intervention complète : Interv 14 juillet 2015 pdf

Campagne de l’AMF contre la baisse des dotations : le Conseil Municipal de Gonfreville l’Orcher prend position…

Lors du Conseil Municipal de Gonfreville l’Orcher (9.500 habitants), le 6 juillet, les élus ont adopté à l’unanimité, élus socialistes compris, le voeu présenté par Jean-Paul Lecoq, Maire et membre du Comité Directeur de l’Association des Maires de France, contre la baisse sans précédent des dotations de l’Etat.

S’inscrivant dans une longue listes de démarches antérieures et d’appels à la mobilisation sur cette même question cruciale, conduites par les élus communistes et républicains à travers tout le pays, ce nouveau voeu soutient cette fois la campagne sans précédent lancée par l’Association des Maires de France qui exige du Gouvernement qu’il stoppe sa machine infernale de l’austérité avant qu’il ne soit trop tard.

L’adoption de ce voeu a été précédée d’une campagne de signatures auprès des agents municipaux à l’initiative de la section locale du Parti Communiste à laquelle ont participé de nombreux élus. Lors de la séance du Conseil, les pétitions ont été remises à Monsieur le Maire.

Au cours des prochaines semaines, une campagne de sensibilisation des habitants sera conduite pour que, à la rentrée, des actions fortes soient organisées, notamment le 19 septembre, journée nationale d’action des maires et présidents d’intercommunalité organisée par l’Association des Maires de France.

VOEU AMF FINANCES

Quand l’austérité s’attaque à la réussite éducative de nos enfants…

S’il est un dispositif porté par la Politique de la ville qui a fait ses preuves depuis une dizaine d’année, c’est bien le Programme de Réussite Educative (PRE) qui permet, sur la base du volontariat des familles concernées, à des enfants en maternelle, en primaire et en collège, de surmonter les difficultés auxquelles ils sont confrontés dans la réussir leur scolarité.

Sauf que, dans le cadre de sa prétendue réforme qui représente bel et bien une régression, de la Politique de la Ville, le Gouvernement vient de changer les règles et limitera dorénavant ses financements du PRE exclusivement aux enfants domiciliés dans un quartier retenu, à travers les nouveaux critères restrictifs de l’Etat, comme prioritaire.

Et comme dans le même temps, le nombre de ces quartiers passe de 2.500 à 1.300 en raison justement de ces nouveaux critères, tout le monde aura bien compris que le Gouvernement avec la complicité de sa majorité parlementaire, cherche avant tout à faire des économies, en étant bien éloigné de l’intérêt des populations qu’il entend soutenir.

Quand à l’intérêt des enfants, il n’est même pas pris en compte. Un gamin a désormais le droit d’être aidé par l’Etat dans ce domaine de l’aide à la réussite éducative que s’il habite un quartier dit prioritaire, à la rue près.

Cette maladie de l’austérité vient cette fois frapper de plein fouet des enfants en difficulté à l’école et volontaires, avec leurs familles, pour s’en sortir. S’ils ne résident pas dans l’un des quartiers retenus et même s’ils fréquentent un établissement en Zone d’éducation prioritaire ou situé dans un quartier retenu par la Politique de la ville, ils sont abandonnés par l’Etat à leur sort.

A moins, bien entendu, nous connaissons désormais le refrain, que les communes sur leur propre budget ou les autres partenaires (Agglomération, Département) sur l’enveloppe qu’ils reçoivent déjà, prennent la place de l’Etat dans le financement du Programme de Réussite Educative de ceux qui n’habitent pas dans un quartier dit prioritaire.

Lors du Conseil Municipal de Gonfreville l’Orcher, Stéphanie BEGIN-BOIVIN, Conseillère Municipale du Groupe Communiste et Républicain a dénoncé cette mesure honteuse. Il faut dire que sur sa commune, sur les 80 enfants bénéficiant du PRE, 25 entrent dans ce critère d’adresse et pourront continuer de bénéficier de l’intervention financier de l’Etat. Pour les 55 autres, qui au passage n’habitent pas pour autant des quartiers riches, deux solutions : ou la commune met la main à la poche, dans une poche que l’Etat a par ailleurs vidé par ses ponctions successives sur ses dotations, ou c’est terminé ! 

Stéphanie BEGIN-BOIVIN

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( pour voir l’intervention complète : Intervention PRE

Notre camarade Michel LAMAZOUADE nous a quitté…

imageMaire de Grand Couronne succédant ainsi à Patrice Dupray….il a du rapidement engagé une bataille acharnée contre un cancer qui le rongeait..il avait fini par gagner cette bataille en dépensant sans compter une extraordinaire énergie…la fatigue s’est installée ….et la vulnérabilité a pris le dessus…

l’ADECR vient d’être informée de cette bien triste nouvelle, nous reviendrons bien évidemment pour rendre Hommage a Michel, mais nous voulions dès maintenant informer tous les membres de notre association et adresser à la famille de Michel et ses collègues de la municipalité, toutes nos condoléances sincères et notre fraternel soutien, pour surmonter ces douloureux moments …

« Dépasser la bataille de clochers »…Sébastien JUMEL Maire de Dieppe

Dans sa tribune pour Paris Normandie du mercredi 13 mai, Sébastien JUMEL maire de Dieppe invite les acteurs politiques à dépasser ce simple discours pour le choix de la future capitale normande…«Rouen ou Caen? Pendant que cette  bataille de clochers mobilise les partisans de l’une ou l’autre ville comme capitale normande, l’essentiel demeure invisible pour les yeux, comme l’écrivait Saint-Exupéry. Ce qui compte, c’est le projet d’organisation de notre future grande région et ses conséquences sur les habitants qu’il convient aujourd’hui de mettre à jour, plutôt que de se livrer à des spéculations et à une concurrence stérile. À nos yeux, c’est purement et simplement un déménagement des territoires et des administrations qui est à craindre. Il vide les départements de leurs missions, tout comme les communes, pourtant collectivités du quotidien, reconnues par les habitants.
Pourquoi? Parce que cette organisation est mise en œuvre sous l’angle d’une mise en concurrence des territoires. Il s’agit d’une impasse: le pays ne peut se développer dans une logique de course à l’échalote entre ville et campagne, métropoles et villes petites et moyennes. L’hyper-concentration dans des métropoles d’un côté contre déserts tout juste bons à accueillir les habitants relégués. Pour ma part, je ne sais comment décréter qu’une population est compétitive et mérite plus d’efforts qu’une autre. Autre écueil: cette course à la rentabilité et à l’austérité fragilise les services publics de proximité.
Regardons de près ce que nous prépare cette grande région. Parlons santé: que dit le projet de grande région pour améliorer l’accès au soin? Est-ce qu’il va permettre à tous les Normands de trouver un dentiste, un ophtalmologiste rapidement et sans dépassement d’honoraires? Est-ce qu’il va permettre aux villes moyennes de maintenir des services hospitaliers performants? La réalité risque d’être plus brutale. On voit mal comment l’agence régionale de santé désormais unique va faire progresser cette offre à budget constant, lorsqu’on connaît le déficit des hôpitaux de l’actuelle Basse-Normandie. Va-t-on prendre aux pauvres pour donner aux plus pauvres ou au contraire, veut-on tirer tout le monde vers le haut?
Parlons transports: Dieppe a perdu sa liaison directe avec Paris et attend toujours la modernisation de la ligne avec son électrification et le dédoublement de la voie unique alors même que la fréquentation augmente. D’autres mauvais coups se préparent sur le réseau Grandes lignes, déjà largement perturbé par les dysfonctionnements du Paris-Rouen-LeHavre. Si la crise énergétique est durable, la transition doit être à la hauteur: quel est le projet régional dans ce domaine? Renforcer toujours plus Rouen, LeHavre et Caen au détriment de Dieppe ou Cherbourg? De même, quelle réponse apportera la grande Normandie au désenclavement routier du territoire. Sans mauvais jeu de mots: on peine à voir le bout du tunnel.
Parlons aménagement du territoire et développement économique. La priorité donnée à l’aménagement de l’axe Seine pour le programme de construction d’infrastructures, le développement industriel, les centres de recherche, de formation, se fera au détriment des autres territoires et de filières pourtant existantes: industrie verrière dans la vallée de la Bresle, filière papier carton au sud de Rouen, aéronautique, chimie en vallée de Seine. Dans ce domaine encore: rien sur les projets d’éolien offshore sur le littoral. Rien sur de nouvelles formations d’enseignement post-bac dans les pôles de vie comme Dieppe, malgré les engagements de longue date du Contrat de plan État-Région. Rien sur l’avenir du lien transmanche en Seine-Maritime: comment va s’organiser l’offre, voire la concurrence, entre Dieppe, LeHavre et Ouistreham?
Quant aux services publics structurants, on voit déjà la tendance à l’œuvre: centralisation vers les métropoles et fermetures ou réductions d’horaires à Pôle emploi, la Caisse d’allocations familiales, les centres des finances, la Banque de France, La Poste, éloignement de la Chambre de commerce et d’industrie.
Parlons pêche: que deviendra notre Comité régional des pêches, absorbé par celui de Basse-Normandie avec des flottes de pêches beaucoup plus nombreuses? Ce sera vrai aussi pour de nombreuses associations et syndicats qui regrouperont leurs représentations pour être au plus près du pouvoir, s’éloignant ainsi des territoires.
Parlons culture au moment où la droite rogne dans ces budgets de manière prioritaire. Que vont devenir les scènes nationales à Évreux/Louviers ou à Dieppe? Comment vont vivre les équipements qui maillent notre territoire du Rayon vert à Saint-Valery-en-Caux, Juliobona à Lillebonne, ou le théâtre de Saint-Lô?
L’esprit de la décentralisation devait être très simple: rapprocher les citoyens des lieux de décisions et donner de l’ambition à nos territoires. La carte du vote Front national doit nous interpeller sur le sentiment de délaissement de zones entières de notre territoire et sur les moyens d’y répondre. On pourrait peut-être commencer par là. Par exemple en créant des comités d’usagers et d’élus locaux pour évaluer en permanence et faire évoluer les services publics régionaux. On pourrait ainsi mettre enfin en œuvre les comités de ligne sur les dessertes de Trains express régionaux. Mais aussi en donnant les moyens du développement aux collectivités locales au lieu de leur demander de supporter un effort d’austérité sans précédent. On devrait aussi sanctuariser le pouvoir d’intervention des communes par la clause de compétence générale et leur budget.
La Normandie dispose d’atouts multiples: des paysages connus du monde entier, une histoire à vocation universelle, une excellence industrielle autour notamment de l’automobile et de l’énergie, un littoral et des ports qui la relient au monde, une qualité de vie et de ville incomparable. Des atouts qu’une régionalisation ultra-centralisatrice doit valoriser. Mais derrière le projet technocratique, on peine à voir une ambition politique pour la Normandie et les Normands».
Sébastien Jumel est le maire PCF de Dieppe.

Gérard EUDE, maire honoraire d’Harfleur soutien à Francois Guegan et aux Harfleurais.

Déclaration de Gérard EUDE, maire honoraire

La suspension pour 2015 de la fête de la scie semble avoir été l’élément déclencheur et révélateur de divergences profondes au sein du conseil municipal. La raison essentielle reste évidemment l’insuffisance flagrante des moyens financiers de la ville, qui, comme nombre de collectivités locales, subit de plein fouet les coupes sombres des dotations d’Etat (11 milliards d’euros au niveau national).
Si les difficultés sont réelles, elles ne datent pas d’aujourd’hui. Je les ai personnellement dénoncées à de nombreuses reprises. Si les analyses de chacun ont pu diverger quelque peu en fonction des sensibilités politiques, jamais pour autant, en 26 ans de mandat de maire, je n’ai connu une telle rupture entre les différentes composantes de notre majorité municipale.
Depuis 2012, la politique d’austérité conduite par les gouvernements successifs, les cadeaux généreusement accordés au MEDEF, le non respect de promesses de campagne du candidat Hollande…. Avaient déjà alimenté certaines tensions entre les élus PS et PC.
S’appuyant sur le bilan de réalisations communales et le programme construit avec les harfleuraises et harfleurais, l’accord sur les perspectives locales avait prévalu sur les divergences nationales pour constituer une équipe d’élus animée par une même volonté d’action.
Bien évidemment, les difficultés budgétaires ont persisté pour mener à bien la gestion de la ville. Elles se sont hélas brusquement aggravées durant ces derniers mois jusqu’à devenir insupportables avec les récentes mesures (vigoureusement dénoncées notamment par l’Association des Maires de France). Compte tenu de l’obligation d’équilibre budgétaire, des coupes douloureuses s’imposaient dans les prévisions 2015. Là n’est pas seulement la raison de ce « clash ».
J’ai personnellement assisté à la séance du conseil municipal du 9 janvier dernier. J’y ai constaté les critiques violentes des élus socialistes (précédemment publiés dans la presse locale) sur la gestion municipale. Je peux comprendre à cet égard qu’une élue du groupe socialiste ait décidé de rejoindre la formation des élus communistes et républicains.
Affirmer que les charges de fonctionnement (notamment celles liées au personnel) sont excessives, dénoncer des défauts d’organisation des services et une insuffisance de formation, reprendre les arguments fallacieux de la cour des comptes (auxquels les réponses ont été déjà données) sur la gestion déficitaire du centre culturel de la Forge… relève de toute évidence d’une rupture de solidarité de gestion de ces mêmes élus socialistes rejoignant ainsi l’opposition municipale conduite jusqu’ici par les seuls élus du FN.
On ne peut naturellement que regretter cette attitude, irresponsable politiquement, dont la fébrilité des prochaines consultations électorales n’est sans doute pas étrangère.
Dans ces circonstances, j’apporte sans hésiter tout mon soutien à François GUEGAN et l’équipe qu’il dirige. Je partage pleinement les décisions qu’il a été amené à prendre à l’égard d’adjoints qui ont ainsi rompu l’accord et la solidarité de gestion sur lesquels ils s’étaient engagés voilà quelques mois.
Je reste persuadé, qu’avec le soutien de la population, il saura agir avec efficacité pour affronter les difficultés liées à une austérité devenue insupportable.

Harfleur le 11 Février 2015