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PLAN D’URGENCE SOCIALE départemental!

C’est la proposition faite ce jour, au nom des conseillers généraux communistes, à l’occasion de la session ordinaire de l’Assemblée Départementale par Jean-Louis JEGADEN Jégaden Président du groupe.
Des milliers de salariés sont jetés dehors : le chômage a progressé en Haute Normandie de 2,7 % en décembre, 3,7% en janvier et 4% en février portant le nombre de demandeurs d’emplois officiel à près de 75 000. Pourtant, des grands groupes continuent d’afficher des bénéfices insolents et, des dirigeants d’entreprise continuent de se servir dans les caisses renflouées de l’Etat c’est-à-dire par les contribuables, à coups de bonus et autres stocks options en guise de récompense pour nous avoir enfoncé dans la crise.Et le gouvernement fait mine de s’indigner, veut « moraliser » le capitalisme.
Voici ces pistes et propositions ; que nous donnons à titre indicatif et illustratif sans préjudice de toutes autres que nous pourrions ouvrir dans un travail commun qui pourrait être mené puis validé en intergroupes politiques.

  • création de tranches supplémentaires dans l’échelle des tarifs de restauration scolaire pour toucher les publics qui n’y ont pas encore droit et notamment les familles touchées par un plan social, une fermeture d’entreprise ou des mesures de chômage partiel
  • aide de rentrée scolaire exceptionnelle pour les collégiens des familles telles que définies plus haut,
  • aide aux transports pour ces mêmes familles,
  • mise en place effective du bonus départemental pour garde d’enfants,
  • participation financière départementale pour aider les familles de condition modeste et moyenne pour l’hébergement dans de bonnes conditions des personnes âgées dépendantes,
  • abondement du FSL (fond solidarité logement) et élargissement des critères d’attribution pour les familles touchées par les plans sociaux et les familles modestes et moyennes.

Quand nous avons voté le budget 2009 , nous l’avons fait en disant que nous serions vigilants à ce que 2 priorités soient tenues, le soutien à l’emploi et les solidarités.
Nos propositions vont dans ce sens.
Monsieur le Président, lorsque vous déclariez dans le magazine départemental de février : « Alors que l’année 2009 s’annonce difficile pour beaucoup de nos concitoyens, ces derniers savent qu’ils pourront compter encore davantage sur leur Département pour les aider, les accompagner et les protéger ».
Nous partageons pleinement ces propos, nous les prenons au pied de la lettre et c’est à cet effort supplémentaire et à la réalisation des promesses faites que nous vous appelons.
En refusant l’urgence, avec ses collègues socialistes, le Président Didier Marie, à renvoyé en commission pour un examen de ces propositions.

Chers collègues, Monsieur le Président,

La crise mondiale actuelle, financière, économique, sociale, fruit du capitalisme libéral dont la droite, ici en France est particulièrement responsable, commence à faire durement sentir ses effets : pas une journée sans une annonce de suppressions de postes, de licenciements, de réductions d’effectifs, voire de suppression et de fermeture pure et simple d’entreprises.Des milliers de salariés sont jetés dehors : le chômage a progressé en Haute Normandie de 2,7 % en décembre, 3,7% en janvier et 4% en février portant le nombre de demandeurs d’emplois officiel à près de 75 000 !
Et encore, ce chiffre ne reflète-t-il qu’imparfaitement la réalité.En Haute-Normandie, où le recours à l’intérim est le plus élevé de France, il est plus pertinent de considérer les statistiques agglomérées des catégories A, B et C, sachant que les intéressés passent souvent de l’une à l’autre.Ces deux dernières correspondant aux personnes qui exercent une activité réduite de plus ou moins 78 heures.Autrement dit, elles font référence à des contrats précaires susceptibles d’être rompus du jour au lendemain.Si l’on utilise cette grille de lecture-ci, les statistiques grimpent à près de 110 300 personnes soit, grosso modo, un septième de la population en âge de travailler.Et Comme dans le reste de la France, ce sont les moins de 25 ans qui sont les plus touchés par cette montée du chômage.Ils sont plus de mille à s’être inscrits au cours du mois de février en Haute-Normandie.Soit une augmentation de 5,5 %.Sur un an, la hausse est de près de 31 %.C’est beaucoup.Au plan national on dénombre 45.000 nouveaux demandeurs d’emploi en décembre, avant même le « bond » de janvier avec 90.200 chômeurs de plus, (une moyenne de 3 000 par jour) et 80 000 de plus encore en février !!!
Pourtant, des grands groupes continuent d’afficher des bénéfices insolents et, des dirigeants d’entreprise continuent de se servir dans les caisses renflouées de l’Etat c’est-à-dire par les contribuables, à coups de bonus et autres stocks options en guise de récompense pour nous avoir enfoncé dans la crise.
Et le gouvernement fait mine de s’indigner, veut « moraliser » le capitalisme.Pourtant c’est bien la droite qui refuse ce que nous réclamons sans relâche, à savoir la possibilité de contrôle de l’usage des fonds publics dans les entreprises, c’est bien la droite, le gouvernement et le Président de la République qui adressent des chèques du Trésor Public aux 834 contribuables les plus fortunés de France au titre du fameux bouclier fiscal, chèques d’une moyenne de 368 000€ !
Leur obscénité symbolique n’est pas moins grande que les bonus patronaux !
Comme quoi la crise n’est pas la même pour tout le monde !

Ici, en Seine Maritime, la liste des entreprises touchées s’allonge encore et encore : Total (14 milliards de profits et 555 emplois scandaleusement détruits dont 268 à la raffinerie de Gonfreville l’Orcher et 184 dans ses complexes pétrochimie de Gonfreville l’Orcher et de Notre Dame de Gravenchon (qui devrait fermer), Renault et son chômage technique à Alpine à Dieppe et à Sandouville et avec ses 1000 « départs volontaires » entre guillemets, chômage technique encore à Gefco au Hode, suppressions d’emplois chez Timken à Maromme, au centre d’appel des 3 Suisses, à l’imprimerie Morault et au centre de tri postal à Saint Etienne du Rouvray, Tyco electronics à Val de Reuil, Millenium au Havre, Plastic Omnium à Saint Romain de Colbosc, EMT composants à Caudebec les Elbeuf, Johnson controls à Grand Quevilly, Faurecia à Sandouville, Glaxo à Evreux et Rouen, baisse d’activité et d’effectifs dans le secteur de la chimie (BASF, ExonMobil, Oril à Bolbec, Air Liquide, ….) dans l’industrie du verre aussi avec 5 mises en redressement judiciaire de PME au dernier trimestre, 19 suppressions d’agences (dont 7 en Seine Maritime) et 92 suppressions de postes à la Caisse d’Epargne, chez Aircelle, délocalisation partielle au Maroc, sans oublier les ouvriers des grands ports maritimes, inquiets de devoir être « transférés » dans les entreprises privées en période de réduction d’activité et de récession, ou encore sans oublier les intérimaires qui riment avec précaires et dont 30 % d’entre eux ont déjà rejoint le cortège des demandeurs d’emploi, ou encore l’inquiétude des éleveurs quant au prix du lait…

Derrière ces sites, ces noms, ce sont des milliers de gens mis en difficulté et chacun de nous connaît un exemple de ces « blessés de la crise » dans sa famille, son entourage.Ce n’est pas du misérabilisme abstrait, c’est la dure réalité concrète, avec un sentiment d’injustice et de révolte qui monte. Injustice car la crise ne frappe pas tout le monde.Qu’on se rappelle seulement des premières mesures du gouvernement : Le bouclier et le paquet fiscal de 15 milliards pour les plus riches !

Révolte qui monte, comme a montré encore récemment la journée de manifestation du 19 mars. Pour faire face à cette crise économique, en décembre, lors de notre séance budgétaire, vous avez, Monsieur le Président, proposé en urgence à notre assemblée d’adopter un plan de soutien exceptionnel aux entreprises.

Cela va dans le sens de ce que nous réclamons depuis quelques années, à savoir une politique de soutien à l’économie davantage axée sur l’aide aux prêts bancaires, avec notamment la bonification des intérêts des emprunts contractés par les entreprises pour leurs besoins d’investissements, en fonction de leur politique d’emploi et de formation. Nous continuons donc de formuler la demande de création d’un fond régional pour l’emploi et la formation (FREF). Sans dédouaner les responsabilités du gouvernement, mais aux côtés des salariés, des victimes de cette crise.

Mais il nous semble tout aussi important que notre collectivité s’engage aujourd’hui, dans un « plan d’urgence sociale », les solidarités étant sa compétence même.Car « s’il est urgent d’agir » pour reprendre un mot d’ordre que vous connaissez bien, Monsieur le Président, pour relancer l’économie, il est aussi « urgent d’agir » pour aider directement nos concitoyens, en l’occurrence ici les Seino Marins.

Dans cette période de difficultés accrues pour beaucoup afin de boucler les fins de mois, il faut faire un effort immédiat pour le pouvoir d’achat.Il est indispensable que notre Département s’engage non seulement pour maintenir et développer ses actions dans le cadre de ses compétences traditionnelles en faveur des plus démunis, mais aille aussi au-delà en adoptant des mesures d’aides pour les Seino Marins touchés par le chômage, partiel ou total, et pour les familles de salariés modestes d’autre part.Notre effort doit s’attacher particulièrement à la situation de ceux de nos concitoyens que leurs revenus, quoi que faibles, écartent jusqu’à présent des politiques sociales du Département et qui dans la situation présente peuvent s’avérer particulièrement exposés et déstabilisés.En clair les salariés « pauvres » et les blessés de la crise.

C’est pourquoi nous proposons quelques mesures, que nous vous demandons d’examiner pour en préciser les modalités d’application et de financement, que nous pourrions adopter lors de notre prochaine session de juin, ainsi que les ajustements budgétaires qui seront nécessaires pour trouver des financements alternatifs.

Voici ces pistes et propositions ; que nous donnons à titre indicatif et illustratif sans préjudice de toutes autres que nous pourrions ouvrir dans un travail commun qui pourrait être mené puis validé en intergroupes politiques.

  • création de tranches supplémentaires dans l’échelle des tarifs de restauration scolaire pour toucher les publics qui n’y ont pas encore droit et notamment les familles touchées par un plan social, une fermeture d’entreprise ou des mesures de chômage partiel
  • aide de rentrée scolaire exceptionnelle pour les collégiens des familles telles que définies plus haut,
  • aide aux transports pour ces mêmes familles,
  • mise en place effective du bonus départemental pour garde d’enfants,
  • participation financière départementale pour aider les familles de condition modeste et moyenne pour l’hébergement dans de bonnes conditions des personnes âgées dépendantes,
  • abondement du FSL (fond solidarité logement) et élargissement des critères d’attribution pour les familles touchées par les plans sociaux et les familles modestes et moyennes.

Quand nous avons voté le budget 2009 et accepté la hausse des impôts de 14,7 %, nous l’avons fait en disant que nous serions vigilants à ce que 2 priorités soient tenues, le soutien à l’emploi et les solidarités.Nos propositions vont dans ce sens.

Afin d’en prendre connaissance plus formellement par les groupes et nos collègues, et afin d’en décider aujourd’hui, en urgence, le principe, le groupe communiste demande une suspension de séance.En souhaitant que, dès notre retour, Monsieur le Président, vous ferez prononcer notre assemblée sur l’urgence du rapport que nous vous soumettons et que notre majorité (et peut être même toute l’assemblée unanime), votera cette délibération de principe de prise en considération d’un « plan d’urgence sociale » dont les modalités pourraient, je le répète, être examinées en intergroupes et proposées en séance de juin, afin d’honorer vos propres paroles, Monsieur le Président, lorsque vous déclariez dans le magazine départemental de février : « Alors que l’année 2009 s’annonce difficile pour beaucoup de nos concitoyens, ces derniers savent qu’ils pourront compter encore davantage sur leur Département pour les aider, les accompagner et les protéger ».

Nous partageons pleinement ces propos, nous les prenons au pied de la lettre et c’est à cet effort supplémentaire et à la réalisation des promesses faites que nous vous appelons.

des inquiétudes pour le Parc Naturel Régional des Boucles de la Seine Normande!

Michel Barrier qui participait le jeudi 12 février à la réunion du PNBSN( Parc Naturel Régional des boucles de la Seine Normande), s’est trouvé confronté à une situation pour le moins préoccupante pour l’avenir du parc. parc Son inquiétude l’a conduit à intervenir immédiatement auprès de président du Département, Didier Marie, pour lui demander d’organiser rapidement une rencontre avec les membres du Conseil Général siégeant au C.A. du Parc afin de prendre toutes les mesures d’urgence permettant au Parc de poursuivre ses activités. voir son courrier

Le Havre, le 13 février 2009

Mr le Président du Conseil Général
Hôtel du Département
Quai Jean Moulin
76101 Rouen cedex 1

Monsieur le Président,

J’ai participé hier à la réunion de bureau du Parc des Boucles de la Seine Normande, durant laquelle notre ami Jean-Pierre GIROD présentait le budget 2009. Et je dois dire que la discussion qui s’en est suivi m’a mis dans l’embarras.

Je suis donc intervenu dans ce débat pour souligner l’importance qu’il y avait de décider rapidement de l’évolution de notre contribution au contrat de Parc sur la période 2009-2011. Ainsi, il y aurait une réelle visibilité et cela permettrait au Parc des Boucles de la Seine Normande de fonctionner dans des conditions optimales.

Au regard de l’urgence de la situation, je vous remercie donc de bien vouloir prendre l’initiative d’une rencontre de l’ensemble des Conseillers Généraux de notre majorité siégeant au Parc des Boucles de la Seine Normande (titulaires et suppléants) afin de définir une position partagée.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, mes salutations distinguées.

Michel BARRIER Vice-Président du Département de Seine-Maritime

La réforme des institutions en débat au département de Seine Maritime.

Les Conseillers Généraux sont réunis ce jour en session extraordinaire ce jour 6 février 2009 pour débattre sur la base d’une résolution votée à l’unanimité des présidents des conseils généraux de France réunis dans l’association ADF.
C’est une question politique d’importance que nous appelons « le big bang territorial »,qui s’inscrit dans une politique globale que nous condamnons, et combattons, c’est d’ailleurs ainsi que l’a de nouveau présenté hier soir le Président de la République et c’est un des rares points sur lesquels il fut clair hier soir dans sa prestation télévisée…. Je cite :
« Le moment est venu de poser la question des échelons de collectivités locales dont le nombre et l’enchevêtrement des compétences est une source d’inefficacité et de dépenses supplémentaires. La compétitivité de notre économie est capitale. Elle ne peut supporter un poids excessif de dépenses publiques. »

Très bien, mais qu’en est-il réellement .?

barrier lire l’intervention de Michel BARRIER Vice Président lors de cette session.dossier en annexe

Mon intervention au bureau du Conseil Général ce matin 12 janvier 2009

« En son temps, le Département a su être généreux et attribuer une aide financière lors du Tsunami pour venir en aide aux populations durement éprouvées, Aujourd’hui c’est à la population de Gaza que nous devons penser. Depuis le 3 janvier, Gaza est envahie par l’armée israélienne. Les destructions de bâtiments civils, maisons, écoles, mosquées, hôpitaux, université, sont innombrables et le bilan humain est épouvantable. Ces massacres viennent s’ajouter à un blocus criminel imposé depuis maintenant deux ans par Israël à la population de la bande de Gaza ; un blocus qui viole délibérément toutes les lois internationales. Un million et demi de civils sont prisonniers de l’armée israélienne et privés de tout. Nous étions nombreux à manifester samedi pour demander l’arrêt immédiat de ces massacres. Dans l’attente nous devons anticiper et face aux besoins énormes qui seront nécessaires à la reconstruction de Gaza, je demande que le Département prenne d’ores et déjà les dispositions pour qu’une aide financière soit apportée pour aider le peuple palestinien. »

la réforme des collectivités locales en débat…

Mieux vaut renforcer les moyens des collectivités locales plutôt que remettre en cause leur existence
Le Président de la République a annoncé l’engagement d’une réforme des collectivités locales. Selon lui, « Le moment est venu de poser la question des échelons de collectivités locales dont le nombre et l’enchevêtrement des compétences est une source d’inefficacité et de dépenses supplémentaires. La compétitivité de notre économie est capitale. Elle ne peut supporter un poids excessif de dépenses publiques. » Très bien, mais qu’en est-il réellement ?
En quoi supprimer un échelon de collectivité locale, le Département, comme le proposait il y a peu la commission Attali, va-t-il améliorer la vie de nos concitoyens ? Et qui peut réellement croire que la réduction du poids des dépenses publiques serait sans impact sur la qualité du service public rendu aux usagers ?A l’heure où une crise économique va succéder à la crise financière, il est particulièrement dangereux de vouloir fragiliser les collectivités locales, qui assurent 75% de l’investissement public de notre pays.
Elles ont déjà été déstabilisées par la mise en place de l’acte II de la décentralisation et par les charges importantes qui leur ont été transférées avec des financements très insuffisants pour les compenser. En seine Maritime, la dette de l’Etat envers le Conseil général s’élève importante. Aujourd’hui, les collectivités locales, communes, départements, régions constituent de véritables espaces de démocratie de proximité fondée sur l’écoute et la réactivité.
Les élus locaux sont ceux auxquels nos concitoyens font le plus confiance pour les protéger, les soutenir et préparer leur avenir.
Les collectivités locales assument des responsabilités très importantes, que la loi leur a confiées. Je pense s’agissant du Département à l’action sociale en faveur des personnes fragilisées par l’âge, la maladie, le handicap ou l’exclusion, aux collèges, aux routes départementales, à la santé de la petite enfance…
Elles s’attachent également à développer des politiques innovantes, susceptibles de répondre directement aux besoins de leurs populations et de leurs territoires. En Seine Maritime, les élus communistes s’ attachent à faire de la lutte contre les inégalités sociales et pour le droit à une véritable qualité de vie pour tous, un objectif permanent.
Ceci nous a conduit à développer des politiques départementales volontaires dans de très nombreux domaines, le logement social, les transports,l’enseignement, les espaces verts et l’environnement, l’aménagement du territoire, le développement économique pour l’emploi, le sport, la culture… Sur ces terrains, nous agissons très souvent avec de nombreux partenaires, institutionnels, associatifs, économiques… C’est tout cela qui fait la richesse du service public local.
Faire des économies en remettant ces actions en cause, c’est mettre en péril des pans entiers de la vie quotidienne de nos concitoyens, c’est mettre à mal les fondements de la République, la liberté des collectivités locales, leur capacité à répondre aux attentes de leurs habitants, la démocratie de proximité et le travail de centaines de milliers d’agents territoriaux. Il n’est pas innocent que ces projets, totalement infondés et nocifs pour les français, voient le jour six mois après des élections qui en Seine Maritime ont conforté la majorité de gauche qui dirige le Département et au plan national ont constitué un sérieux revers pour le gouvernement.
A l’heure où tout devrait être fait pour protéger nos concitoyens contre les effets négatifs de la crise qui s’annonce, où au contraire les collectivités devraient être accompagnées pour pouvoir continuer d’investir et dynamiser l’économie de notre pays, pour mieux encore pouvoir mener à bien leurs missions, la seule réforme qui serait réellement utile serait une réforme de fond des financements.
L’Etat doit en effet cesser de considérer les collectivités locales comme financeurs de ses propres déficits. Les impôts locaux qui progressent sont pour l’essentiel le résultat des politiques gouvernementales qui demandent toujours plus aux collectivités et leur accordent de moins en moins de moyens.
Pourtant des moyens, le gouvernement semble en disposer. Il a su en trouver pour réduire les impôts des contribuables les plus riches. Il vient d’en trouver à travers la proposition indécente de débloquer 360 milliards d’euros pour « sauver » les banques victimes de leur course folle à la spéculation. Réduire dans ce contexte l’action des collectivités locales reviendrait à faire payer par tous nos concitoyens les placements douteux d’une petite minorité. Il semblerait que le Chef de l’Etat ait confié à l’ancien premier ministre Edouard Balladur la présidence d’une commission chargée d’effectuer des propositions pour la reforme des administrations locales.
J’émets de très sérieux doutes quant à la légitimité d’une telle commission, composée essentiellement « d’experts » qui ne franchissent que très rarement les portes de leur bureau, ne représentent qu’eux-mêmes et dont la connaissance réelle de la vie de nos concitoyens et de l’action des collectivités locales mérite d’être confirmée.
Les premiers éléments connus quant à la composition de cette commission révèlent un manque certain de pluralisme. Il ne m’apparaît donc pas acceptable que l’avenir de nos collectivités, celui des habitants qui bénéficient de leurs services puisse être placé –en dehors de tout contrôle démocratique- entre les mains de technocrates dont le seul but est la réduction des services publics.
Au moment où toute l’énergie de la nation devrait être concentrée vers la recherche de solutions nouvelles, innovantes pour empêcher la crise économique de faire de nouveaux ravages, il est urgent de renforcer les collectivités locales, de leur accorder les moyens de leur action si utile à nos concitoyens plutôt que de remettre en cause leur existence.

Michel BARRIER

Vice Président du Conseil Général de Seine Maritime

La présence Postale en Seine Maritime

Michel BARRIER, membre de la commission de présence postale départementale, sollicite les maires sur la qualité de l’accueil de la poste dans leur commune il les invite à lui faire part, en tant que membre de la CDPPT, des besoins d’implantation ou de développement des services de la poste.
Afin de mieux préparer ces réunions et travailler aux réponses à apporter, il travaille à l’élaboration d’un questionnaire qui devrait parvenir à tous les maires du département avant la fin de l’année 2008.

Madame, Monsieur le Maire,
Conformément à la loi, la Commission Départementale de Présence Postale Territoriale (CDPPT) est chargée de proposer une répartition de la dotation départementale du fonds postal national de péréquation territoriale. Les ressources de ce fonds de péréquation proviennent du seul abattement de fiscalité locale dont bénéficie La Poste en raison des contraintes de desserte de l’ensemble du territoire qui s’imposent à elle et de sa participation à l’aménagement du territoire.
Cette dotation départementale a pour but de renforcer le maillage du réseau de La Poste, et donc d’améliorer la qualité du service public dans ce domaine.
Pour l’année 2008, la réunion de la CDPPT sur ce sujet doit avoir lieu avant le 31 juillet.
C’est pourquoi, je vous invite à me faire part, en tant que membre de la CDPPT, des besoins d’implantation ou de développement de « point de contact postal » dans votre commune.
Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer, Madame, Monsieur le Maire, l’expression de mes sentiments distingués.

Michel BARRIER

Membre de la CDPPT

Orientations budgétaires départementales pour 2008

Orientations budgétaires départementales pour 2008

Intervention de Claude COLLIN pour le groupe communiste

Le contexte général

Le contexte général dans lequel se prépare le budget départemental pour 2008 est marqué notamment par le rapport INSEE sur les inégalités sociales qui vient de paraître et qui montre que :

  • 20% des français les plus aisés détiennent 37% des revenus disponibles.
  • 7,1 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté (moins de 817€/mois) alors qu’à l’inverse les riches sont de plus en plus riches (avec une concentration de la richesse dans les mains de quelques familles). Par exemple, le revenu moyen annuel en 2006 des 50 patrons les mieux payés en France était de 3,8 millions !
  • L’INSEE montre également que l’impôt sur le revenu est de moins en moins redistributif :

48% des français ne payent pas d’impôt sur le revenu, c’était jusque là des ménages modestes, mais qui sont rejoints désormais grâce au  » bouclier fiscal  » à 50% par des plus en plus riches qui vont dès janvier 2008 échapper eux aussi à l’impôt.
Pour les couches moyennes salariées, à noter aussi que leur pouvoir d’achat est touché de plein fouet par la hausse le l’immobilier. Avec un peu plus de 1 500€ par mois, elles peuvent s’apprêter aussi à souffrir.

Le contexte général de préparation de notre budget 2008 est également marqué par une opposition à la politique du gouvernement :

  • Les gaziers, électriciens, et cheminots sur les régimes spéciaux des retraites.
  • Les magistrats, avocats, greffiers qui refusent la carte judiciaire imposée de R. Dati et supprime des tribunaux de proximité : 13 tribunaux d’instance en Haute-Normandie dont ceux de Elbeuf, Yvetot, Neufchâtel en Seine-Maritime, 5 tribunaux de commerce dont celui d’Elbeuf en Seine-Maritime, touchée aussi par la disparition des Conseils de Prudhommes d’Elbeuf, Fécamp et Bolbec.
  • Les étudiants contre la loi d' » autonomie  » des universités, en fait leur mise en concurrence avec désengagement de l’Etat et ouverture du  » sponsoring  » privé.
  • Les fonctionnaires contre la multiplication des menaces contre les services publics : Dans l’éducation nationale avec 11 500 suppression d’emplois. Dans la santé avec les 550 suppressions d’emplois à l’hôpital général du Havre et des difficultés budgétaires de tous les hôpitaux publics comme le CHU de Rouen ou l’hôpital psychiatrique du Rouvray, l’existence de certains étant même comme remis en question comme à Eu. Dans les services déconcentrés de l’Etat avec les projets de fusion des agences du Trésor et des Impôts, des directions départementales de l’équipement et de l’agriculture, le projet de  » resserrement  » du réseau de sous préfectures, de suppression de 8 à 10 000 emplois dans la police et la suppression de la moitié des casernes de gendarmerie et ici en Seine-Maritime avec les projets de ne plus faire qu’une seule CAF, une seule URSSAF et une seule Caisse d’Assurance Maladie au niveau départemental.
  • Les marins pêcheurs aussi qui restent vigilant même après avoir eu la promesse du litre de gazole à 30 centimes, car l’Union Européenne va examiner si les dispositions qui seraient prises sont de natures à ne pas  » fausser  » la concurrence !!!

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Contournement de Bléville au Havre

Allocution Michel BARRIER

Le mardi 18 septembre 2007

Monsieur le Sous Préfet
Monsieur le Maire du Havre
Monsieur le Député
Monsieur le Président du Conseil régional
Monsieur le représentant du Président du Conseil Général
Mesdames et messieurs les élus
Mesdames et messieurs les responsables des entreprises
Mesdames et messieurs
Il aura fallu moins de 13 mois pour réaliser cette nouvelle porte du HAVRE.

Évidemment, un long processus s’est engagé depuis la décision de réaliser une voie urbaine dans ce secteur Nord ouest du Havre, un processus qui a abouti après les différentes procédures obligatoires à l’obtention de la déclaration d’utilité publique en octobre 2005. Depuis sa mise en service, les Havrais en ont dès les premiers instants pris possession, et ils n’hésitent pas, unanimement, à lui attribuer les qualificatifs les plus élogieux. Nous ne bouderons pas notre plaisir, puisque c’est ainsi que nous l’avons voulu.

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Deux mots sur l’ANRU tout de même

!Rapport ANRU au Conseil Général Je ne cesse de le répéter et je m’en voudrais de ne pas le dire aujourd’hui puisqu’il en est question et je l’ai d’ailleurs dit mardi dernier lors de ma rencontre chez le Ministre du Logement lorsqu’il m’a reçu : l’ANRU est un leurre.%%% Mais si son représentant m’a écouté poliment, j’ai comme la conviction qu’il ne m’a pas entendu, tant les préoccupations ministérielles sont aux antipodes de la réalité du terrain !!! Si nous ne sommes pas contre une amélioration du cadre urbain, on ne tient pas compte – et c’est là le problème – on ne tient pas compte dans ces opérations, au Havre comme ailleurs, de la situation économique des gens à reloger. !La logique de l’ANRU c’est quoi ? Un logement détruit, un construit. Or c’est faux, car loin d’être respecté, très loin, au Havre en tout cas : * faux en nombre déjà : on a détruit et on continue de le faire, bien plus que ce qu’on construit * c’est faux aussi en terme de superficie * c’est faux en terme de loyer : on détruit des grands logements, des beaux logements souvent, on reconstruit du F2, F3 car plus rentable, par ailleurs dans ces logements on ajoute des celliers des grandes loggias, ce qui peut être bien mais qui augmente d’autant la surface habitable donc, le loyer et la taxe d’habitation. Les locataires sortent d’un logement avec une taxe d’habitation de 150 euros pour certains et sont relogés dans des logements neufs avec parfois 1500 euros de taxe d’habitation. * quand par ailleurs pour reconstituer l’offre à tout prix, et c’est vraiment le terme, à tout prix, on construit en densifiant à nouveau * je reprendrai là l’exemple de construction sur le terrain des ACH – (alors que c’était ce qui était critiqué et justifiait l’ANRU) j’ai du mal à comprendre la logique, en tout cas cette politique manque de cohérence. * Enfin, je rappellerai que dans le cadre de l’ANRU la prise en charge des frais liés au déménagement devraient l’être à l’aller et au retour c’est-à-dire une fois le logement reconstruit pour ceux qui souhaitent revenir sur place, puisqu’ils sont prioritaires, on s’aperçoit que selon la vigilance des représentants des communes cela se fait ou non Alors que le Département soit appelé à conventionner avec l’ANRU et que nous le fassions avec des contreparties en rappelant nos priorités c’est bien mais il faudra être vigilant.

Intervention au Conseil Général sur le « Contrôle » des RMIstes

Daniel PAUL, Député, a rencontré Janine d’Aplemont en Novembre, la semaine dernière, j’ai rencontré Chantal, une Rmiste de plus de 50 ans, héritière, à Bléville au Havre, de la modeste maison de ses parents, elle veut la garder mais peine à assurer son entretien. Pourquoi penser à elle ?%%% Parce qu’au prétexte de lutter contre la fraude, le gouvernement va soumettre l’attribution de la CMU, du RMI et de l’Allocation Parent Isolé à un  » examen du train de vie  » !%%% Et de cibler logement, voiture et moto dans les éléments de ce  » train de vie « !%%% Va-t-on supprimer ou réduire le RMI à un salarié qui perd brutalement son emploi mais qui n’a pas droit aux allocations chômage, parce qu’il possède un appartement ?%%% Va-t-on supprimer ou réduire l’API à une mère qui élève seule son ou ses enfants, parce qu’elle a une voiture ?%%% Faut-il désormais être à la rue pour recevoir des prestations de solidarité pour lesquelles on a cotisé ?%%% Nous sommes, nous communistes, vous le savez, pour le contrôle de l’utilisation de l’argent public. Mais quand la fraude à l’impôt sur les sociétés et la TVA dépasse 40 milliards d’euros par an et que la droite réduit les moyens de contrôle des services fiscaux, cette mesure prend l’allure de  » chasse aux pauvres « .%%% Et je pense, en disant cela, à tous ceux qui se battent pour leur dignité. Cette chasse aux fraudeurs voudrait faire passer chaque assuré social, chaque titulaire de minima sociaux, pour un délinquant en puissance. C’est scandaleux ! Les allocataires de minima sociaux sont suspectés, a priori, d’abuser de la solidarité nationale : pourquoi ne pas faire de même avec les riches ?%%% Car pendant qu’on focalise sur les petits, supposés fraudeurs, on laisse faire les délinquants aux profits colossaux : les Danone comme le rappelait notre collègue Minel, mais encore les Muliez, Pineau Valencienne, Bettencourt et beaucoup d’autres encore !!%%% Et que l’on ne nous parle pas de laxisme, le laxisme il est vers ces groupes , à l’initiative du gouvernement car c’est bien la première fois que les entreprises seront autant favorisées.%%% Elles bénéficieront cette année de 25,6 milliards d’exonérations de charges : un record ! Malgré l’obligation de compensation des exonérations faite par la Loi, ce sont 5 milliards que l’Etat ne versera pas à la sécurité sociale, soit à peu près le montant du déficit prévisionnel de l’assurance maladie pour 2007. __Lorsque l’on sait que cette année, les entreprises cotées au CAC40 ont battu des records en terme de profits, la comparaison avec les sacrifices demandés aux assurés sociaux est proprement vertigineuse et indécente.__