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Macron ne passera pas par Gonfreville l’Orcher : pas d’ouvertures de commerce supplémentaires le dimanche !

Dans un communiqué de son maire Jean-Paul Lecoq, vice-président de l’agglomération havraise, la commune de Gonfreville l’Orcher refuse des ouvertures supplémentaires de commerce le dimanche. Explication…

« La loi Macron, à l’origine de ces possibilités d’ouvertures supplémentaires, n’apporte aucune réponse concrète de nature à améliorer le pouvoir d’achat, donc la consommation des ménages. Dans ces conditions, il n’y a économiquement et socialement aucune raison d’augmenter le nombre de dérogations à la règle et à l’aspiration des Français au repos dominical.

Cette position se trouve également motivée par les statistiques des grandes enseignes présentes sur l’agglomération havraise. En effet et contredisant ainsi ce que le Ministre Macron a tenté de faire croire, les parts de marché et la progression des chiffres d’affaires de ces enseignes ne sont aucunement liées au nombre de dimanches ouverts dans une année !

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la position de la Ville de Gonfreville l’Orcher est soutenue par la direction de l’hypermarché Leclerc.

A ceci rien d’étonnant : à pouvoir d’achat constant ou en baisse comme de nos jours, ce qui est consommé le dimanche est retranché de ce qui est consommé en semaine. Macron ne connait visiblement pas La Palice.
En revanche, ces ouvertures en nombre le dimanche entrainent des coûts supplémentaires pour les enseignes, une pression sur les salariés ainsi privés fréquemment de leur repos dominical et une déstructuration potentielle de la vie sociale. (…) »

Télécharger l’intégralité du communiqué : Communiqué ouverture des commerces le dimanche

Accueil des réfugiés : Jean-Paul Lecoq demande au gouvernement de taxer les entreprises d’armement

Guerre et pauvres

Agir en responsabilité dans un devoir d’humanité en allant chercher l’argent là où il se trouve. C’est l’appel lancé par Jean-Paul Lecoq, Maire de Gonfreville l’Orcher et Conseiller Départemental à propos de l’accueil des réfugiés.

« Aider les réfugiés fuyant ces guerres qui enrichissent au passage nos entreprises d’armement et leurs actionnaires, ne peut pas se discuter. C’est un devoir pour chaque être humain… »

« Il n’y a pas à trier entre ceux qui ont le droit à la paix et les autres. Il ne peut y avoir de concurrence dans la misère, la détresse ou la pénurie et il convient de ne pas se tromper d’adversaire en rejetant les discours des marchands de haine. »

« Il est grand temps d’aller chercher l’argent là où il se trouve. Et, concernant cette crise, j’ai demandé à l’Etat que les 177 entreprises françaises d’armement contribuent à l’effort national d’accueil des réfugiés par une taxe spéciale de solidarité envers les victimes civiles des guerres. »

« Quant à nos communes, confrontées à l’urgence sociale, elles tentent avec des moyens que l’Etat leur ponctionne un peu plus chaque année, de maintenir une cohésion sociale, de contribuer au bien vivre ensemble et d’agir, en tout cas pour certaines, en bouclier contre la crise. Les réfugiés d’aujourd’hui doivent y être accueillis comme les réfugiés d’hier et d’avant-hier… Mais cet accueil ne peut évidemment pas se faire au détriment de ceux qui aujourd’hui ont besoin d’un logement, d’un travail, d’une couverture sanitaire ou sociale. »

« C’est donc ensemble que nous devons exiger de l’Etat qu’il abandonne ses politiques libérales et guerrières pour concentrer les fonds publics sur la satisfaction des besoins essentiels de nos populations, sans distinction d’origine ou de religion. Tout simplement parce que la République c’est d’abord cela. »

« Gardons la main sur le cœur et le poing levé ! »

Le communiqué complet à télécharger : Communiqué réfugiés PDF

SIDEL, Thierry Foucaud, Vice-Président du Sénat appelle le gouvernement à agir

En lien avec les élus communistes de l’agglomération havraise, Thierry Foucaud, Sénateur de Seine-Maritime vient de saisir le 1er ministre et le ministre de l’économie sur la situation de l’entreprise SIDEL et le plan social totalement injustifié qui vient d’être annoncé.

Les courriers : sidel premier ministresidel ministre de l’économie

SIDEL : Les élus communistes de la région havraise appellent à la mobilisation aux côtés des salariés !

Une entreprise qui n’est plus performante ? NON

Une entreprise qui perd de l’argent ? NON

Une entreprise qui a un problème de carnet de commande ? NON

Et pourtant :

Par un plan social totalement injustifié sur le plan économique et criminel sur le plan de l’emploi, le groupe TETRAL LAVAL annonce la suppression de 190 emplois directs au Havre auxquels il convient d’ajouter plus de 80 emplois concernés par une mobilité interne (y compris vers l’Italie) et 140 emplois de sous traitants menacés !

Voilà un nouveau résultat concret de la logique libérale de rentabilité toujours plus forte pour les actionnaires !!

C’est également le résultat des lois Macron, passées en force à l’Assemblée et permettant de faciliter les licenciements, le groupe ayant attendu le vote de la loi pour lancer son plan social préparé en secret ces derniers mois.

Ne laissons pas faire, ne nous taisons pas, et agissons. Tous ensemble, faisons échec à ce plan social et réclamons, avec les salariés, les seuls licenciements justifiés qui s’imposent : ceux de ces patrons voyous.

Nous appelons à participer aux diverses actions décidées par les salariés de SIDEL et leurs organisations syndicales.

Et nous saisissons pour notre part le 1er Ministre pour exiger de recevoir une délégation des personnels de SIDEL LE HAVRE et des élus de l’agglomération havraise, de toute urgence : la loi MACRON ayant également réduit les délais pour s’opposer aux plans sociaux.

le communique complet : SIDEL 2

Menace de plan social chez SIDEL, les élus communistes de la région havraise dénoncent les dégâts du libéralisme

Nouveau coup dur pour l’emploi en région havraise, un plan social est annoncé ce vendredi chez SIDEL.

De nouveau, avec l’annonce de ce qui ressemble fort à un plan massif de suppressions d’emplois venant cette fois frapper l’un des fleurons de l’industrie havraise, démonstration est faite de l’impuissance et de la résignation dans lesquelles s’enferme le gouvernement, avec la complicité de sa majorité parlementaire, en matière de politique économique et industrielle.

SIDEL entreprise fleurissante, promise à un bel avenir pérenne, a été affaiblie par des montages financiers hasardeux et des rachats dictés par des logiques de rentabilité libérale toujours plus. Résultat, elle finit par licencier malgré l’engagement constant et le savoir faire reconnu de ses salariés.

Lire le communiqué complet : COMMUNIQUE SIDEL

 

 

Nathalie NAIL à la CODAH … »aller chercher l’argent là où il est, car il existe….mais surtout pas dans les budgets des familles! »

Mr le Président, chers collègues,

Je ne voterai pas ce budget 2015, un budget qui s’inscrit dans un contexte général qui pèse de plus en plus lourdement sur nos territoires, nos populations et nos collectivités territoriales.

Alors qu’elles sont l’un des moteurs de l’investissement et l’un des atouts de sortie de crise, les collectivités locales servent, depuis des années, de variable d’ajustement, victime de la même volonté, d’une année sur l’autre, de diminution de la dépense publique, et ce depuis plus de 30 ans de politiques libérales.

Présentée comme la seule réponse à la crise, cette politique d’austérité aggrave tous les problèmes.

Ainsi, après plusieurs décennies

· de réductions budgétaires, de transferts de charges et de désengagement de l’État, d´explosion de la demande sociale, d’aggravation de la crise économique, du chômage et de la précarité, de multiplication de nouvelles normes et de contraintes réglementaires, de révision générale et permanente des politiques publiques, la cote d’alerte est atteinte. Et le décalage entre les besoins qu’expriment l’ensemble des acteurs de terrain, la population, et le discours « officiel » qui n’offre comme seule perspective la maîtrise des dépenses de fonctionnement, ce décalage devient insupportable.

Et il serait pourtant nécessaire de mettre en œuvre des propositions novatrices

· pour réduire les inégalités qui continuent de s’aggraver, inégalités sociales et inégalités territoriales et qui frappent plus durement encore les familles les plus en difficultés (avec une baisse de la taxe des ordures ménagères, des tarifs de transports en commun qui tendent vers la gratuité par exemple, idem pour les tarifs des piscines, ou l’abonnement au service des eaux où de trop nombreuses familles peinent à solder leurs factures …

· pour renforcer l’attractivité nécessaire de notre agglomération et assurer son développement en assurant un haut niveau de développement économique et des services publics de qualité et de proximité plutôt que d’accepter sans mot dire leur désertion

Mais pour faire face aux besoins croissants de nos territoires et de leurs habitants, il faut évidemment mobiliser de nouvelles ressources financières afin de donner plus de moyens aux collectivités, avec une vraie réforme de la fiscalité d’une part. Et je regrette que la proposition de mon collègue François Guégan ne puisse être étudiée.

Il est urgent d’autres part de réorienter l’argent vers les dépenses utiles en s’attaquant résolument aux privilèges et aux richesses du capital financier qui continuent de s’accumuler de façon insolente.

J’entends déjà certains dire ici que je tiens un discours idéologique,

Non Messieursdames, c’est bien plus qu’un discours, c’est la seule issue à la situation que nous connaissons collectivement, car non je ne me résous pas à choisir entre 50 milliards de réductions des dépenses publiques actuelles ou les 150 à venir comme le propose l’UMP, toujours plus pour avoir moins au bout du compte…

Et je me place comme d’autres ici, dans la recherche des recettes, car elles existent vous le savez aussi bien que moi, c’est une question de courage politique que de s’attaquer à aller les chercher. Et ce n’est pas au LH Forum de l’économie positive, que l’on fera ce type de propositions !

Et je voudrais au passage dénoncer au passage toutes ces campagnes culpabilisantes à l’égard des collectivités et devenues monnaie courante pour au moins deux raisons :

1) car elles permettent de masquer que le problème posé à la France, est avant tout un problème de ressources nouvelles à trouver,

et 2) elles permettent de désigner à la vindicte publique, des boucs émissaires, et ainsi de faire accepter les diktats de l’Europe et des marchés financiers qui exigent une baisse drastique des dépenses publiques pour rembourser la fameuse dette de 2000 milliards d’euros.

De ce point de vue, avec ce gouvernement c’est vrai peu de choses ont changé d’avec ses prédécesseurs.

Cet argument, pour réel qu’il soit, sert avant tout à formater les esprits et à faire accepter, par nos concitoyens, toutes les politiques d’austérité.

En effet, n’y a-t-il pas plein de bon sens à rembourser ses dettes ? Bien sûr, c’est tout à fait logique et même moral. Vous serez le premier à me répondre cela Monsieur le Président. Mais regardons-y de plus près : cette fameuse dette de 2000 Mds est causée pour 79 % par les dépenses de l’Etat.

Ainsi, la part des collectivités locales dans le déficit public est de loin sans commune mesure puisqu’il est autour de 9 %. Donc, comme l’Etat a réduit ses dépenses, et que celles-ci n’ont augmenté que de 2 % en 30 ans,

il faut bien se résoudre à admettre que notre endettement national est surtout dû à un déficit de recettes.

Mais nulle part on ne dit par contre le poids terrible que font peser sur notre économie, les exonérations fiscales et sociales accordées aux grandes entreprises pour l’essentiel. Sur cette même période, elles représentent 488 Mds €.

L’obligation pour les Etats, depuis 40 ans, de se financer auprès des marchés financiers et non plus auprès des banques centrales, plombe aussi notre économie.

Ainsi les 2 % d’intérêts versés aux marchés se montent, pour cette période, à 589 Mds € pour notre économie.

Faut-il aussi souligner les conséquences de l’évasion fiscale, chaque année ce sont entre 50 et 80 Mds € qui échappent au fisc français ! Voilà, Monsieur le Président, chers collègues, quelques réflexions pour trouver des recettes que je livre au débat. Des propositions d’avenir que vous ne trouverez pas au LH Forum !

Et qui fait que NON, je ne partage pas l’idée qu’il faille sans cesse réduire les dépenses utiles aux populations.

Je l’ai dit et le répète aujourd’hui, oui, l’argent existe pour faire fonctionner les services publics, valoriser les territoires, répondre aux besoins des habitants,

L’argent existe et il n’est pas caché derrière le fonctionnaire que l’on ne veut pas ou ne peut pas remplacer.

L’argent existe et nous savons tous qu’il n’est caché ni dans les collectivités locales, ni derrière les services utiles à la population, au vivre ensemble et à la cohésion nationale.

L’argent existe et il faut oser aller le chercher là où il ne sert à rien sinon à enrichir une poignée d’actionnaires et de privilégiés.

Il n’y a pas d’autre alternative à la situation que nous connaissons collectivement, car se résoudre à réduire nos capacités d’actions, c’est valider le fait de remettre en cause notre collectivité, et la boucle sera bouclée…je ne m’y résouds pas !