Archive dans 29 juin 2016

DSU : Il est temps de mettre de l’humain dans l’urbain !

Lors du dernier Conseil municipal, les élus étaient invités à se prononcer sur la Dotation de solidarité urbaine (DSU). Un dispositif créé en 1991 et qui pour objet, comme le rappelle Mme Agnès Canayer, adjointe au maire, « de contribuer à l’amélioration des conditions de vie dans les communes urbaines confrontées à une insuffisance de leurs ressources et supportant des charges élevées ». Or, le DSU proposé par la municipalité de droite ne répond en rien à cet objectif… puisque les moyens sont utilisés pour réaliser des investissements qui embellissent peut-être la ville mais qui n’améliorent en rien le quotidien des Havrais et des Havraises. Comme l’année dernière, Nathalie Nail a vivement dénoncé cette utilisation inappropriée de l’argent public.

Monsieur le Maire,

Alors je pourrais faire comme le rapport qui est le copié-collé de celui de l’année dernière, à l’exception des chiffres cités, et pas tous…et redire ce que j’avais dit l’an dernier…mais comme je vous trouve cela relativement incorrect, je vous l’épargnerai en résumant mes propos à ce que je ressens à la lecture de ce rapport : beaucoup d’investissements et peu de fonctionnement, ce qui, dans les contextes havrais et national, ne nous parait pas judicieux. En effet, le rôle de la DSU devrait être de mettre de l’humain dans l’urbain !

Pour plus de la moitié des Havrais et des Havraises, les conditions de vie se sont profondément dégradées ces dernières années et ce par l’action conjointe des gouvernements successifs et de vos mesures du « tout payant et des augmentations systématiques de tarifs » prises au Havre…

Ainsi vous pourriez palier avec la DSU les augmentations des transports en commun de la CODAH en mettant en place des réductions pour les salariés pauvres et de la classe moyenne, les familles, les minima-sociaux. Il pourrait également en être ainsi pour les frais de restauration scolaire.

Cette DSU pourrait être également utilisée pour une politique d’animation et de la jeunesse dans les quartiers, politique qui a – faut-il le souligner ? – totalement disparu !

Les Havrais n’ont besoin que le dynamisme de leur ville s’affiche les spots de l’Office du Tourisme et à la Une de grands magazines nationaux. Ils ont avant tout besoin d’en ressentir concrètement le bénéfice dans leur vie quotidienne !

Je crains que nous ne puissions y parvenir compte tenu de vos choix politiques !

Cette publication est issue du site L'opposition municipale au Havre avec Nathalie Nail.
Voir la publication originale : DSU : Il est temps de mettre de l’humain dans l’urbain !

Planet Finance : encore une fois, c’est non !

Comme l’année passée, les élus du groupe Le Havre à cœur n’ont pas voté en faveur de la subvention accordée par la mairie à l’association Planet Adam, malgré le travail de qualité qu’elle réalise. De fait, Nathalie Nail a rappelé que cette position s’explique par le fait que l’association sert de support et de caution à Planet Finance, fondation soit-disant humanitaire qui se révèle en fait au centre d’un réseau financier puissant et douteux, celui-là même qui organise chaque année le grand et inutile LH Forum.

Nous nous abstenons sur cette délibération. Non pas que nous sommes contre l’association Planet Adam ni  contre ce qu’elle fait, bien au contraire, mais parce qu’elle sert de support à Planet Finance la nébuleuse… mais il semble que Planet Adam n’ait pas eu vraiment le choix…

D’ailleurs pourquoi ne pourrait-elle pas être une association à part entière, indépendante de Planet Finance ? Pourquoi la ville ne pousserait-elle pas à cela… Soit dit en passant, n’est-ce pas ce qu’elle était auparavant, sous un autre nom ?

Tout le travail prodigué par cette association est très utile

Car, en effet, le travail réalisé par Planet Adam mérite nos éloges. Cette association accompagne des jeunes ou moins jeunes, issus des ZUS, qui décident de se lancer. Elle leur fournit des conseils techniques, soutient leurs projets et fait fonctionner ses réseaux pour trouver des aides chercher des financements.

Ce que nous regrettons, en revanche, c’est l’utilisation qu’en font la ville et, surtout, Planet Finance, au regard du peu de considération financière qui lui est faite. 7125 € de subvention seulement… à mettre en parallèle avec les folles sommes dépensées pour le LH Forum !

Ainsi, compte tenu du travail réalisé par Planet Adam, une subvention conséquente serait légitime… ainsi qu’un montage différent pour pouvoir directement prétendre à une subvention, ce sans passer par un intermédiaire.

Cette publication est issue du site L'opposition municipale au Havre avec Nathalie Nail.
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La police municipale n’a pas à pallier le désengagement de l’État

Conseil Municipal 13 juin 2016

Délibération 26 – convention police nationale et police municipale

Alors que la majorité municipale proposait de travailler à une meilleure coordination entre police nationale et police municipale, Nathalie Nail a tenu a préciser la position du groupe Le Havre à cœur : si les élus  du groupe sont favorables à la coordination entre les deux corps, la police municipale ne saurait cependant pallier au désengagent de l’État qui réduit les effectifs de la police nationale… C’est pourquoi les élus du groupe ont voté pour la délibération en question tout en dénonçant la politique de l’État.

Quelques mots sur cette convention, quand même, au moment où des questions se posent sur les conditions d’emploi des forces de police dans le cadre de l’État d’urgence ou pour assurer la sécurité des manifestations.

L’État doit réaffirmer son rôle régalien

La sûreté des citoyens passe par des moyens humains et financiers supplémentaires donnés à la Police, à la gendarmerie, ainsi qu’à la Justice. La baisse de 23 000 policiers, la suppression d’écoles de police sous la présidence Sarkozy a été une erreur gravissime, difficile à rattraper. Dans nos quartiers, nos concitoyens attendent des policiers de proximité qu’ils soient à leur écoute, qu’ils puissent intervenir rapidement si besoin, et surtout mener leurs enquêtes à terme. Il est demandé beaucoup aux policiers et plus encore depuis que nous sommes sous le régime d’état d’urgence. Ils doivent être exemplaires en toute occasion et remplir leurs missions dans le respect des lois et principes de notre République.

Lorsque l’on sait que les agents de la police nationale ont effectués plus de 80% d’heures supplémentaires sur ces six dernières années, il y a de quoi s’alarmer ! Au-delà de ce chiffre qui symbolise bien les méfaits de la Révision générale des politiques publiques prônées par Sarkozy, il faut souligner que cette politique met en danger les agents. En effet, à moins de personnels on assigne toujours plus d’objectifs à atteindre. Durée annuelle de travail des forces de l’ordre en 2007 : 1.500 heures environ pour la police nationale et jusqu’à 1.800 dans la gendarmerie.

Nous aurions souhaité, en ce qui concerne notre ville qu’un bilan des effectifs puissent nous être transmis, y compris pour la police municipale.

Quant à la convention, nous refusons, pour notre part toute concurrence entre les polices nationales et municipales, mais la police municipale n’a pas vocation à pallier au désengagement de l’État, et c’est pour cela que nous sommes pour la création d’un grand service public où seraient regroupés la police municipale, la police nationale et la gendarmerie nationale et où les rôles des différentes forces seraient clairement définis. Cette proposition aurait le don de clarifier le statut social du policier municipal pour qu’il soit reconnu et rémunéré à sa juste valeur.

Nous voterons donc cette délibération, l’enjeu étant d’assurer une intervention de qualité, mais en  parallèle, nous demandons à ce que l’État se réengage fortement sur le dossier et permette le rétablissement des effectifs de la police nationale à leur niveau de l’avant-Sarkozy et que les moyens matériels qui font gravement défaut suivent.

Et à l’occasion, puisqu’il en est question dans l’article 7 de la convention (annexe 1), à propos des missions, je voudrais savoir ou en est la table ronde qui devait être organisée à propos des problèmes de la rue Louis Blanc. Problèmes qui ont été endigués, juste après mon intervention ici même, à grand renfort de police municipale, mais qui a eu par ailleurs pour conséquence de détourner le trafic rue Montaigne…et qui ont aujourd’hui faute de mesures pérennes, repris de plus belle…On pourrait évoquer également les problèmes de la rue Léon Hallaure, à Bléville, pour lesquels il semble que nous ayons tous été interpellés.

Cette publication est issue du site L'opposition municipale au Havre avec Nathalie Nail.
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Péri-scolaire : que ferons les enfants après 18h ?

Lors du dernier Conseil municipal, des parents d’élèves ont interrompu la séance afin de dénoncer la réduction du temps péri-scolaire décidée par la majorité de droite. Nathalie Nail est intervenue en soutien aux parents.

Monsieur le Maire,

La présence des parents aujourd’hui dans le public du Conseil Municipal témoigne une fois de plus de votre incapacité à répondre aux attentes des usagers havrais.

D’ailleurs les explications de la majorité municipale ne nous ont pas franchement convaincu lors du dernier Conseil et nous n’avions pas approuvé la délibération. Eh bien la réaction des parents d’élèves me fait dire que nous avions raison de nous méfier.

Aujourd’hui, c’est une réalité que les horaires de travail sont décalés et étendus dans la journée. C’est fini le temps où tout le monde était rentré chez lui à 17h30. Aujourd’hui, les Havrais et les Havraises prennent l’emploi et les horaires que les patrons veulent bien leur donner… Leurs horaires, je crois que vous le savez, ils ne les choisissent pas !

C’est la vraie vie, ça, Monsieur le Maire. C’est la réalité de ce que vivent les familles Havraises, bien loin il est vrai de vos études statistiques et de vos pompeuses prospectives financières. Il faut revenir à la réalité, et de vos discours à rallonge qui embrouillent tout le monde.

Et pour revenir à la réalité, encore faut-il ouvrir la porte de son bureau. Que vous soyez éloigné du Havre, vous Monsieur le Maire, occupé à construire vos ambitions nationales, mais Madame Thibaudeau-Rainot à ma connaissance, elle n’est pas porte-parole de Juppé ? Elle ?

Alors quelle ne fut pas ma surprise quand plusieurs parents d’élèves m’ont interpellée pour me faire part de leur impossibilité à rencontrer l’élue en charge du périscolaire. En effet son assistante à pour consigne de répondre « l’élu a rédigé un courrier de réponse qui vous sera adressé très prochainement ». Sauf que si Mme Thibaudeau-Rainot refuse de rencontrer les parents d’élèves, je me demande bien comment elle va pouvoir répondre à leurs attentes. Remarquez, Monsieur le Maire, c’est sûr qu’en discutant entre soi on est sûr de ne pas être contredit…

Sauf que la suppression de la tranche 18h-18h30 du périscolaire met en grandes difficultés des dizaines de familles havraises. Parce que comme vous le disiez au dernier Conseil Municipal Monsieur le Maire, beaucoup d’enfants quittaient l’accueil avant 18h15. Mais vous croyez vraiment que les parents trouveront une assistante maternelle pour garder leur enfant pendant 15 minutes ? Ce que vous espérez c’est que massivement les parents se détournent de l’accueil périscolaire et prennent des assistantes maternelles. Ce qui va faire encore moins d’enfants dans les accueils. Quel est votre objectif Monsieur le Maire ? Est-ce que vous allez raboter le périscolaire de 30 minutes tous les ans jusqu’à le supprimer ? Les parents sont en droit de se poser la question.

Quant à la conception du service public défendue par votre élue en charge de ce dossier… elle a de quoi à faire peur ! Elle considère en effet qu’il n’y a pas de service public à assurer (je cite ses propos sur Baie de Seine) « tant qu’il ne concerne pas la totalité des usagers ». Si c’est comme cela que vous concevez le service public, ça promet ! À ce tarif-là, faut-il s’attendre à des disparitions de services en chaîne ? Car si je comprends bien, tout service qui ne concernerait que 600 à 700 personnes serait à supprimer en terme de services, si on vous suit…

On le voit bien, Monsieur le Maire, cette décision, prise à la hâte, sans concertation aucune, avec des élus qui refusent de recevoir les parents d’élèves qui le demandent, et bien cette décision Monsieur le Maire, elle ne peut être bonne. La raison vous commande d’ajourner cette décision et de revenir à l’horaire antérieur, c’est à dire ouvrir les accueils périscolaires jusqu’à 18h30.

Les parents d’élèves havrais méritent d’être écoutés et entendus !

Cette publication est issue du site L'opposition municipale au Havre avec Nathalie Nail.
Voir la publication originale : Péri-scolaire : que ferons les enfants après 18h ?

Cimenterie Lafarge : le Gouvernement aurait-il quelque chose à cacher ?

Lafarge

Il aura fallu attendre près de 4 mois et de multiples interventions avec Jean-Paul Lecoq, de Thierry Foucaud, Vice-Président du Sénat, de Céline Brulin et Gilles Houdouin, Conseillers régionaux, de Gilbert Le Maître, Maire de Saint-Vigor-d’Ymonville ou encore des élus de la CODAH et de ceux de la communauté de communes de Caux Estuaire, pour obtenir de l’Etat la tenue d’une table ronde consacrée à la cimenterie Lafarge. Une usine menacée de fermeture par les logiques d’actionnaires du groupe Lafarge/Holcim qui ne se contente visiblement plus de ses 30 % de marge annuel.

Puis, quelques jours avant cette initiative publique forte fixée au 30 mai, l’Etat reportait unilatéralement la table ronde annoncée, au prétexte du mouvement social contre la loi travail. Quel rapport ? … Aucun…

Depuis, le gouvernement joue visiblement la montre en ne fixant aucune nouvelle date et ce malgré tous les emplois en péril et les enjeux industriels posés par cette décision aberrante du point de vue économique, sociétal et environnemental prise par le numéro un mondial du ciment.

Encore plus étonnant, la table ronde de l’Etat se fait attendre alors que les médias ont révélé récemment des éléments particulièrement choquants sur la stratégie conduite par ce groupe industriel. Il est question d’une marchandisation de droits à polluer d’une part et de liens avec l’organisation terroriste DAECH d’autre part.

Dans ces conditions, les élus et les salariés sont en droit de se poser des questions sur le rôle réel de l’Etat, via le gouvernement, dans cette affaire… Seule la table ronde demandée sera de nature à répondre à ces interrogations et de mesurer la réelle détermination de l’Etat pour sauver cette usine et ses emplois… encore faut-il qu’elle soit fixée…

C’est le sens du nouveau courrier adressé par Jean-Paul Lecoq à Monsieur le Sous-Préfet du Havre.

Télécharger le courrier de Jean-Paul Lecoq : Let JPL SOUS PREFET RELANCE TB

 

 

Conseil départemental du 20 juin : le groupe communiste du Front de Gauche à l’offensive !

Capture

L’austérité aux couleurs du PS, qualifiée de « bruine libérale » par l’ancien président du Département Nicolas Rouly, serait-elle préférable à l’austérité décomplexée de la Droite et du Centre ? Une question en forme d’avertissement à laquelle les élus du groupe communiste et républicain du Front de Gauche ont refusé de répondre lors de la séance du Conseil départemental du 20 juin. En revanche, ils ont appelé à « la construction d’une alternative de salut public aux politiques libérales dévastatrice pour tous ceux, et ils sont les plus nombreux, qui n’émargent pas dans la caste des privilégiés ».

 Une séance marquée par deux débats à l’initiative des élus du groupe sur la situation sociale en « ce printemps prometteur pour tous ceux qui aspirent à un autre modèle de société », puis sur le projet routier inquiétant et « mal ficelé » de contournement Est de Rouen. Un échange ayant permis de constater la totale connivence des élus de Droite et du PS pour refuser d’appliquer tout principe de précaution envers les populations concernées et pour donner quitus au tracé soumis à péage arrêté par les services de l’Etat en dehors de toute considération d’intérêt général.

 La politique en faveur de l’éducation, la suppression des bourses départementales et l’aide à la restauration pour les collégiens, la Maison Départementale des Personnes Handicapées, la nouvelle politique touristique, la réforme du dispositif d’aide départementale aux communes, le sport, l’achèvement de la RN27 à Dieppe, l’axe Seine ou encore la bien curieuse gestion de la dette du Département, ont également donné lieux à des interventions et des oppositions de la part des élus communistes et républicains, Front de Gauche, au cours d’une séance bien trop marquée par des échanges stériles entre défenseurs du bilan de l’ancienne majorité et promoteurs du premier bilan de leurs successeurs. Pour mettre tout le monde d’accord, le groupe a estimé que les jours de leur même politique et conception de l’action publique « sont désormais comptés ».

Télécharger le compte rendu des interventions du groupe (10 pages) : En Direct 2016 06

Télécharger le compte rendu de synthèse (6 pages) : En Direct 2016 06 – synthèse

Conseil départemental du 20 juin : le groupe communiste du Front de Gauche à l’offensive !

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L’austérité aux couleurs du PS, qualifiée de « bruine libérale » par l’ancien président du Département Nicolas Rouly, serait-elle préférable à l’austérité décomplexée de la Droite et du Centre ? Une question en forme d’avertissement à laquelle les élus du groupe communiste et républicain du Front de Gauche ont refusé de répondre lors de la séance du Conseil départemental du 20 juin. En revanche, ils ont appelé à « la construction d’une alternative de salut public aux politiques libérales dévastatrice pour tous ceux, et ils sont les plus nombreux, qui n’émargent pas dans la caste des privilégiés ».

 Une séance marquée par deux débats à l’initiative des élus du groupe sur la situation sociale en « ce printemps prometteur pour tous ceux qui aspirent à un autre modèle de société », puis sur le projet routier inquiétant et « mal ficelé » de contournement Est de Rouen. Un échange ayant permis de constater la totale connivence des élus de Droite et du PS pour refuser d’appliquer tout principe de précaution envers les populations concernées et pour donner quitus au tracé soumis à péage arrêté par les services de l’Etat en dehors de toute considération d’intérêt général.

 La politique en faveur de l’éducation, la suppression des bourses départementales et l’aide à la restauration pour les collégiens, la Maison Départementale des Personnes Handicapées, la nouvelle politique touristique, la réforme du dispositif d’aide départementale aux communes, le sport, l’achèvement de la RN27 à Dieppe, l’axe Seine ou encore la bien curieuse gestion de la dette du Département, ont également donné lieux à des interventions et des oppositions de la part des élus communistes et républicains, Front de Gauche, au cours d’une séance bien trop marquée par des échanges stériles entre défenseurs du bilan de l’ancienne majorité et promoteurs du premier bilan de leurs successeurs. Pour mettre tout le monde d’accord, le groupe a estimé que les jours de leur même politique et conception de l’action publique « sont désormais comptés ».

Télécharger le compte rendu des interventions du groupe : En Direct 2016 06

Gestion de la dette départementale : attention à ne pas jouer aux apprentis financiers !!

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La nouvelle politique de gestion de la dette du Département a été à l’origine, lors du Conseil départemental du 20 juin, d’une analyse très critique de la part d’Hubert Wulfranc sous forme d’une mise en garde très claire. Il s’est tout d’abord interrogé sur ce qui apparait comme un paradoxe : « Alors que les taux fixes sont historiquement faibles, vous choisissez ce moment pour miser sur les taux variables. C’est dangereux… ».

Puis il a dénoncé le financement désintermédié retenu dans ses orientations par la Droite départementale : « Le financement désintermédié  consiste, pour le Département, à aller chercher directement sur les marchés financiers les ressources nécessaires à la couverture de ses besoins d’investissement, sans recourir aux acteurs bancaires. Le rapport indique que cela serait rendu possible par l’attribution d’une note financière qui nécessiterait de mettre en place, en interne, une ingénierie ad hoc. Cette source potentielle de financements est mise en parallèle au recours possible à l’Agence France Locale créée par des collectivités locales fonctionnant également sur la base d’un système de notation financière ».

S’inquiétant que les élus de Droite n’aient pas bien tiré les leçons de la crise des subprimes qui a plongé le monde dans la récession, ainsi que le rôle particulièrement néfaste des agences de notation financière dans celle-ci, Hubert Wulfranc a proposé à la majorité « de ne pas jouer aux apprentis sorciers sur les marchés financiers pour chercher des financements », rappelant au passage que « le système de notation financière, intrinsèquement pourri, constitue par ailleurs un carcan idéologique… Des agences de notations financées, rappelons-le, par les émetteurs de titres et d’obligations. De ce seul fait, elles perdent toute légitimité ! ».

Le Vice-Président Lemmonier a répondu au groupe Communiste, le groupe socialiste étant curieusement resté silencieux, en assurant que la démarche de la majorité dans ce domaine se voulait avant tout pragmatique et sécurisée. Sa volonté étant « de réduire la dette et donc les intérêts versés aux banques et non de les enrichir ».