Communiqué du groupe des élus communistes et du Front de gauche au Conseil régional de Normandie :

Comme le craignaient les salariés, Vallourec vient d’annoncer une nouvelle saignée au sein de ses effectifs et la fermeture de laminoirs dont celui de Déville-lès-Rouen.

Aux 2000 suppressions d’emplois annoncées en avril dernier, à l’échelle mondiale, dont 900 en France, s’ajouteraient aujourd’hui 1000 suppressions supplémentaires en Europe dont 500 en France.

C’est d’autant plus insupportable que Vallourec a distribué 2,2 milliards de dividendes à ses actionnaires en 12 ans et réalisé des investissements hasardeux à l’étranger. De plus le groupe s’est lié à un aciériste allemand dans un contrat le contraignant à acheter des milliers de tonnes d’acier à l’industrie allemande alors qu’il pourrait être produit ici, en France.

L’État est actionnaire à 7% de Vallourec. Par ailleurs, la Banque Publique (BPI France) va recapitaliser le groupe.

Autant de raisons et de moyens pour que la puissance publique impose des solutions industrielles.

Le premier ministre s’était engagé à trouver des solutions pour la fin de l’année 2015. Il faut passer de la parole aux actes.

Aux côtés de l’État, la région doit aussi s’impliquer. Nous demandons l’organisation d’une table ronde avec les acteurs de l’industrie pétrolière présents en Normandie, ainsi qu’avec tous les partenaires permettant d’explorer les possibilités de diversification d’activités du site Vallourec de Déville-lès-Rouen.

Sébastien JUMEL – Céline BRULIN – Joachim MOYSE – Gilles HOUDOUIN – Marie-Jeanne GOBERT