Une semaine nous sépare du scrutin très important du 6 décembre prochain. Elle sera décisive pour convaincre des dizaines de milliers de nos concitoyens de porter leur suffrage sur nos différentes listes de rassemblement dans chaque Région.
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Cette fin de campagne se déroule dans des circonstances exceptionnelles avec les attentats terribles du 13 novembre qui ont profondément marqué les consciences. Dans les jours qui ont suivi, les élus communistes et républicains ont mis toute leur énergie à créer les conditions pour que s’exprime l’émotion, la fraternité et l’attachement aux valeurs de la République de leurs concitoyens.

La peur n’a pas disparu ; la menace d’actes terroristes persiste. Nous prenons notre place dans tout ce qui est fait pour protéger les populations, écarter le danger et mettre hors d’état de nuire les terroristes de Daech.

Nous sommes vigilants quant à la défense des libertés fondamentales. L’état d’urgence ne saurait justifier des atteintes aux libertés notamment envers des syndicalistes ou des défenseurs des sans-papiers.

Ne laissons pas emprisonner le débat public dans le « tout sécuritaire », qui permet notamment à Manuel Valls de déclarer que « des années de sacrifices attendent les français ». Le maintien des dates des élections régionales, pour ne pas céder à Daech, ne peut en aucun cas justifier l’effacement du débat citoyen, l’accès égal de toutes les listes dans les médias.

Le gouvernement a rejeté la proposition qui lui a été faite d’informer les électeurs du caractère « décalé » des professions de foi écrites avant les attentats et envoyées par l’Etat à nos concitoyens.

En réalité, une grande partie de notre peuple cherche à comprendre ce qui s’est passé. Il est ouvert à des discussions approfondies, plus marquées sur les enjeux nationaux.

Grandit aussi un rejet des amalgames et des politiques discriminatoires. Oui, nous portons un discours pour faire reculer la haine, et faire gagner la fraternité, la liberté, l’égalité, la paix.

Les françaises et les français, de nombreux jeunes sont disposés à débattre des conditions nécessaires pour que ces valeurs ne soient pas simplement un drapeau tricolore aux fenêtres.

Liberté, Egalité, Fraternité, c’est la République pour tous. Le vivre ensemble est impossible s’il se construit sur des inégalités. La République est malade de l’austérité qui lui est imposée.

Le président de la République vient de déroger à la règle d’or européenne du pacte de stabilité pour un pacte de sécurité. Les moyens de police et de justice vont être légitimement renforcés. Mais il faut aller plus loin : pas de cohésion nationale sans cohésion sociale. On a vu dans ces circonstances exceptionnelles la grande qualité et le dévouement de ces services publics. On a vu également des hospitaliers, des secouristes, des agents d’Etat et des communes qui ont fait face sans défaut. Mais notre République fragilisée aussi a besoin de plus de professeurs, d’encadrants sportifs, de moyens culturels pour combattre l’obscurantisme, enseigner la culture de Paix et le respect de l’égalité homme femme, pour souder notre jeunesse sur un projet de réussite, d’avenir au sein de notre pays.

Et là aussi il faut s’émanciper de la règle d’austérité européenne, et redonner les moyens aux services publics à tous les niveaux.

Au-delà de l’état d’urgence qui doit rester sous contrôle démocratique, on ne s’en sortira pas sans déclarer l’urgence sociale. Travaillons à l’égalité, à la fraternité sans laquelle la France risque de voir sa liberté s’étioler.

Et il faut aller contre les logiques de régression qui seraient portées à la direction des Régions, par une droite offensive, ou par le Front national, qui veulent faire de ces institutions des fers de lance de l’austérité !

Le vote pour la liste Conduite par notre ami Sebastien JUMEL qui portent nos valeurs est le moyen efficace de leur faire échec, c’est le vote le plus utile en faveur du mieux vivre ensemble, des droits sociaux.

Au plan international, s’ouvre là aussi un débat populaire sur le combat incontournable contre Daech. Et sur les conditions de la paix.

Nous avons une écoute attentive sur cette question essentielle. Œuvrer pour la paix, c’est en effet changer la donne dans cette région, c’est mettre l’ONU au cœur de tout processus, c’est en finir avec les logiques de guerre qui ont conduit au chaos sur lequel prospère Daech, c’est assécher les sources d’approvisionnement de l’Etat Islamique en armements, matériels, financements, ce qui revient à faire pression sur les puissances régionales -Turquie, Arabie Saoudite, Qatar -afin qu’elles cessent leur double jeu honteux, qu’elles abandonnent leur stratégie de blocage de tout processus de paix. De même, le combat des kurdes ne mérite-t-il pas un soutien plus résolu de la France, l’embargo exercé à leur égard par Erdogan ne doit-il pas être dénoncé avec plus de vigueur ?

Conquérir la paix, c’est d’abord arrêter la guerre. L’action militaire renforcée décidée par le gouvernement de notre pays pose question. Sous peine d’échec, elle doit être située sous l’égide de l’ONU, dans un cadre plus global d’une politique de paix n’omettant aucun des partenaires concernés, d’une politique de développement économique et social de la région qui passe notamment par une aide internationale et l’allocation de crédits massifs et à des taux d’intérêts très bas en faveur de l’éducation, de la formation, de la santé.

Aujourd’hui, malgré tout, la situation reste très ouverte, et nul ne peut prévoir à cet instant, instituts de sondage compris, ce que diront les urnes.

Pour ces derniers jours de campagne, l’Anecr appelle tous les élus communistes et républicains à se tourner avec confiance vers nos concitoyens. Démultiplions les contacts avec les électrices et les électeurs, ne reculons devant aucune démarche utile : courriers publics, présence dans les marchés et les espaces publics, porte à porte… Cela comptera indéniablement pour le résultat, pour disposer d’élus régionaux au service du progrès social, de la démocratie, de la paix.