Guerre et pauvres

Agir en responsabilité dans un devoir d’humanité en allant chercher l’argent là où il se trouve. C’est l’appel lancé par Jean-Paul Lecoq, Maire de Gonfreville l’Orcher et Conseiller Départemental à propos de l’accueil des réfugiés.

« Aider les réfugiés fuyant ces guerres qui enrichissent au passage nos entreprises d’armement et leurs actionnaires, ne peut pas se discuter. C’est un devoir pour chaque être humain… »

« Il n’y a pas à trier entre ceux qui ont le droit à la paix et les autres. Il ne peut y avoir de concurrence dans la misère, la détresse ou la pénurie et il convient de ne pas se tromper d’adversaire en rejetant les discours des marchands de haine. »

« Il est grand temps d’aller chercher l’argent là où il se trouve. Et, concernant cette crise, j’ai demandé à l’Etat que les 177 entreprises françaises d’armement contribuent à l’effort national d’accueil des réfugiés par une taxe spéciale de solidarité envers les victimes civiles des guerres. »

« Quant à nos communes, confrontées à l’urgence sociale, elles tentent avec des moyens que l’Etat leur ponctionne un peu plus chaque année, de maintenir une cohésion sociale, de contribuer au bien vivre ensemble et d’agir, en tout cas pour certaines, en bouclier contre la crise. Les réfugiés d’aujourd’hui doivent y être accueillis comme les réfugiés d’hier et d’avant-hier… Mais cet accueil ne peut évidemment pas se faire au détriment de ceux qui aujourd’hui ont besoin d’un logement, d’un travail, d’une couverture sanitaire ou sociale. »

« C’est donc ensemble que nous devons exiger de l’Etat qu’il abandonne ses politiques libérales et guerrières pour concentrer les fonds publics sur la satisfaction des besoins essentiels de nos populations, sans distinction d’origine ou de religion. Tout simplement parce que la République c’est d’abord cela. »

« Gardons la main sur le cœur et le poing levé ! »

Le communiqué complet à télécharger : Communiqué réfugiés PDF