Oui au droit de préemption pour les salariés
Chaque année, des milliers de petites entreprises font face à des changements de propriétaires. Certaines continuent leurs activités, d’autres non, faute de repreneurs ou victimes de prédateurs dont le seul but est de piller les savoir-faire. Ce gâchis conduit des milliers de salariés au chômage et appauvrit le pays.
La loi de juillet 2014, sur l’économie sociale et solidaire, a créé un « droit d’information des salariés » avant la cession de l’entreprise. Mais c’est insuffisant. Les salariés doivent avoir un « droit de préemption », une priorité pour reprendre leur entreprise en Scop. Et donc du temps pour bâtir un projet qui les fera acteurs de leur propre intérêt et de l’intérêt général. C’est le sens de la proposition de loi que défendront les députés communistes le 7 mai.
Le patronat est contre et fait pression sur le gouvernement. Or, défendre l’entreprise, ce n’est pas réduire les droits des salariés, mais au contraire, les élargir. Rappelons que le secteur social et solidaire c’est déjà plus de 2 millions d’emplois. Alors, pour l’avenir de ces entreprises, le gouvernement doit permettre à une majorité de gauche de créer ce droit de préemption.
Daniel PAUL, député honoraire