Archive dans 28 septembre 2012

BOLBEC.Les questions de l’eau ont été au cœur des débats du conseil municipal, QUI VA PAYER?

Céline Brulin 2Céline Brulin a crevé l’abcès de silence autour de la crise de l’eau. Au nom de l’information aux citoyens

C’est Céline Brulin (PCF) qui allumait la véritable mèche de ce conseil, à l’issue des délibérations du jour, toutes votées à l’unanimité. La crise de l’eau règne dans les esprits depuis le 23 juillet dernier, tant à Bolbec qu’à Gruchet, mais aussi dans beaucoup de communes alentours, y compris Lillebonne. La veille, le conseil communautaire avait éludé la question, reportant ses informations à une réunion des maires, non publique.

Qui va payer ?

Dominique Métot ne se dérobait pas devant son propre conseil : aux questions posées par Céline Brulin, dont une demande à l’ARS d’une étude épidémiologique dans la région, le maire de Bolbec avouait être d’accord sur beaucoup de points avec sa rivale en politique : « Aujourd’hui, 11 000 personnes sont encore impactées à Bolbec et autour de Bolbec par cette pollution de l’eau. De nouvelles analyses ont été faites sur les captages. Le captage de Saint-Simon est lui aussi pollué. Mais surtout, après plus d’un mois et 1,5 million d’euros de travaux chez Oril, on s’aperçoit que ces captages sont restés pollués avec le même taux, 1 200 ng par litre, qu’au mois de juillet. Ce qui veut dire que les terres sont souillées. Des analyses des sols ont été demandées à Oril et à une autre entreprise. Ce qu’il faut savoir, c’est que la morpholine, à l’origine de la pollution, a été utilisée pendant des années par Oril, mais aussi par d’autres entreprises dont certaines ont disparu depuis. » Jean-Claude Brubion (DVG), louait la gestion de la crise par la CVS, soulignant quand même que le service rendu aujourd’hui aux sinistrés n’est évidemment pas le même (les usagers doivent aller chercher leur eau à heures et jours fixes) et s’inquiétait de savoir si ce serait également aux usagers de payer cette crise, via les subventions des conseils général, régional ou de la CVS.

« L’interconnection avec le captage de Radicatel (NDLR : qui doit dans le futur alimenter Bolbec et sa région en eau de consommation humaine) va prendre plusieurs mois et coûtera plus de 4,5 millions d’euros, lui répondait Dominique Métot. La CVS a déjà dépensé plusieurs millions depuis la fin juillet. Un expert judiciaire a été nommé. Il doit rendre son rapport à la CVS et aux communes. Pour le reste, la compétence médiatique est du ressort de la CVS. » Et de louer encore la communauté de communes : « Imaginez si cette crise était arrivée du temps où l’eau était gérée par 13 syndicats différents ! Les affaires de pollution de l’eau ne datent pas d’aujourd’hui. Il y a quelques années, j’étais moi-même président d’un syndicat d’eau, et nous nous sommes aperçus que des écoulements d’eau polluée aux nitrates arrivaient jusque chez Senoble. Le syndicat a dû racheter des terres autour de l’usine pour faire barrage à ces écoulements. »

Mais à quoi vont donc servir les états généraux de la démocratie territoriale ?

A la veille de leur ouverture, nous apprenons avec stupéfaction que le projet de loi de décentralisation, annoncé pour la fin de l’année, est d’ores et déjà écrit et prêt à être déposé.

Cette déclaration de la ministre M. Lebranchu, faite au journal « Les Echos », éclaire d’un jour nouveau la consultation, des élus locaux, organisée dans le cadre des états généraux de la démocratie territoriale.

Après avoir contribué à leur organisation, les sénateurs du groupe CRC précisent qu’ils Lebranchn’acceptent pas que la relation de confiance qui s’était nouée, avec cette consultation, soit aujourd’hui bafouée par le gouvernement.

Les états généraux ne peuvent être ainsi mis devant le fait accompli.

Devant cette situation, ils demandent au Président du Sénat Jean-Pierre Bel de maintenir les objectifs des états généraux : écoute des élus et propositions pour la réforme à venir.

Dans ces conditions, ils appellent l’ensemble des élus locaux à assurer le succès de ces états généraux et à y faire entendre plus fortement encore leur voix, pour affirmer leurs exigences.

Ils s’engagent enfin à agir au sein de la Haute Assemblée pour que la voix des élus locaux soit respectée au cours des débats sur la future réforme de décentralisation.

Lebranchu prône une RGPP différente sur la forme, pas sur le fond….!

La Révision générale des politiques publiques a de beaux jours à vivre devant elle. Marylise Lebranchu s’est appuyée sur un rapport très critique sur la méthode de la réforme mise en oeuvre par Nicolas Sarkozy, mais pas sur le fond, pour annoncer que le gouvernement allait poursuivre la redéfinition des missions de l’Etat. Les services publics n’ont pas fini de prlebranchuendre des coups.

Le rapport arrive à point nommé pour le gouvernement. Un texte qui offre un sacré coup de main à l’heure où l’Etat doit trouver au moins 30 milliards d’euros afin de coller au dogme des 3% de déficits publics pour 2013. Réalisé par les trois inspections générales (IGF, IGA, Igas) à la demande du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, cette étude critique vigoureusement la méthode de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) de l’ère Sarkozy, qui a conduit à la suppression de 150.000 postes de fonctionnaires en cinq ans. Mais elle insiste sur la nécessité de continuer à rénover l’action publique. Donc de poursuivre dans la voie de la réduction du champ d’intervention de l’Etat, avec des économies à la clé.

« Brutalité de la méthode employée »

La ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu a salué un « excellent rapport ». « Personne n’a jamais contesté la nécessité de réviser les missions de l’Etat » mais le gouvernement précédent « a inutilement gâché cette réforme par la brutalité de la méthode employée », estime-t-elle. Si le rapport relève que la RGPP a « été mal vécue par de nombreux agents », c’est selon lui, parce que l’approche a été limitée à l’Etat, sans toucher les autres versants de la fonction publique (Territoriale et Hospitalière), et parce qu’elle s’est « assez vite concentrée sur la recherche d’économies » et a été « perçue comme imposée aux administrations ».

« Achever les mesures RGPP en cours »

Aucune critique sur le bienfondé même de ces coupes claires dans les rangs des fonctionnaires, ni sur la logique de réduction de l’intervention de l’Etat. A lire ce texte des inspections générales, cette politique de casse des services publics est nécessaire et doit même être élargie aux collectivités territoriales et à l’hôpital public. Ainsi, les rapporteurs préconisent « d’achever les mesures RGPP en cours, sauf exception », puis de rénover l’action publique selon trois orientations: donner la parole aux agents de l’Etat pour identifier les économies à réaliser, lancer une revue des politiques impliquant tous les acteurs (avec la Territoriale et l’Hospitalière) et « faire de l’amélioration des ressources humaines un chantier prioritaire ».

Pour ce faire, ils proposent de créer un comité interministériel de rénovation de l’action publique (CIRAP) présidé par le Premier ministre. Alors qu’un séminaire gouvernemental se penchera le 1er octobre sur le sujet, le projet de modernisation « sera étroitement articulé avec la nouvelle étape de décentralisation », promet Matignon.

Les missions de l’Etat à la diète. Les rapporteurs relèvent également que la réforme s’est traduite par des réorganisations sans précédents mais n’a pas permis de réduire les missions de l’Etat. La RGPP a eu « un impact financier réel mais difficile à évaluer », estiment les auteurs. Selon eux, l’objectif était de réaliser 15 milliards d’euros d’économies entre 2009 et 2013 et la somme devrait être de 11,9 milliards fin 2012. En ce qui concerne les effectifs, 5,4% ont été supprimés entre 2009 et 2012, dont 3% imputables à la RGPP (environ 65.000).

préparation de la rencontre du 6 octobre 2012!

Joël Jeanne président de l’ADECR 14 calvadoset les élu-e-s du Calvados à la suite de la réunion préparatoire au congrès de l’ADEC14 tenue sur le stand à la fête de l’humanité .Philippe Jouvin directeur du CIDEFE Normandie participait à cette rencontre, tout comme Michel BARRIER président de l’ADECR76, membre du bureau de l’ANECR.

Monsieur LEVERN, Pétroplus peut et doit vivre!

Monsieur le Président, Sans attendre le 2 octobre pour connaître la décision du tribunal de commerce de Rouen qui a mis sa décision en délibéré pour examiner les projets des 2 candidats à la reprise du site de Pétroplus à Petit-Couronne, APG et Netoil, nous avons rencontré, ce matin, les représentants de l’intersyndicale du groupe. Nous leur avons réaffirmé notre soutien et notre entière solidarité avec les salariés dans la recherche d’une solution pérenne pour l’avenir de leur entreprise et d’avancer dans cette voie. Avec l’intersyndicale CGT-CFDT-CFE-CGC, nous avons déclaré qu’un avenir industriel est possible pour le site de Petit-Couronne pour peu que l’on y croit et que l’on s’y emploie avec toute la détermination que la situation de Pétroplus nécessite. Aussi, avec ce dernier, nous considérons inacceptables les propos que vous avez tenus lors de votre conférence de presse de rentrée de vendredi dernier, propos rapportés par la presse de samedi et qui ont provoqué une légitime colère des salariés concernés. Cette colère, nous la partageons. Quand il s’agit de l’avenir de 550 salariés et de leurs familles, il ne s’agit pas de s’afficher en « doux rêveur ou démagogue », il ne s’agit pas de « recaler » un éventuel repreneur sur des motifs que nous ne maîtrisons pas mais il convient de revenir à une juste réalité. Une reprise temporaire d’activités avec Shell après la signature d’un contrat ponctuel atteste de la capacité réactive des salariés dans la remise en route de leur outil et le délai supplémentaire imparti par le tribunal de commerce pour désigner un repreneur doit être considéré comme une chance qu’il faut mettre à profit, vite et fort, pour aboutir à une solution favorable. Aussi, il convient, Monsieur le Président, que tous ceux qui dans cette Région disposent des moyens institutionnels, économiques et politiques et des relais au plus haut niveau de l’ Etat interviennent sans faille et avec conviction, pèsent et agissent sur les autorités en capacité de décider et au coté des salariés comme l’ont fait ce matin les élus communistes et du Front de gauche pour avancer sur la voie d’une reprise et d’une remise en route de « Pétroplus » conforme à l’intérêt des personnels, de notre territoire et de sa population. Pour les élus du groupe Front de gauche Jean-luc LECOMTE

L’ANECR réclame un moratoire immédiat de l’application de la loi Bachelot – HPST

En France, 1/3 de la population renonce aux soins pour des raisons financières et devient ainsi la championne d’Europe en matière d’inégalités de santé.
La loi HPST (Hôpital, Patients, Santé et Territoires – ou loi Bachelot) est la clé de voûte des politiques de privatisation de la santé et de l’Assurance maladie. Après le ministère Bérégovoy, le plan Juppé de 1995 et la loi Douste-Blazy, la loi Bachelot finit le travail et nous conduit vers un système de santé à plusieurs vitesses dans lequel une place de plus en plus importante est offerte au privé.
Les élus locaux et la population expriment de grandes attentes quant aux choix qui seront faits par la Gauche.
Il est urgent de rompre avec les logiques de privatisation et de marchandisation de la santé qui nous ferait passer d’un système collectif et solidaire, où chacun cotise en fonction de ses revenus et reçoit en fonction de ses besoins, à une couverture assurantielle individuelle où chacun reçoit en fonction de ce qu’il peut cotiser.
Il est nécessaire de redonner à la santé publique, à la promotion de la santé et à la prévention, les moyens qui leur font défaut, notamment en matière d’étude et de recherche et de répondre à l’exigence de sécurité sanitaire avec un vrai contrôle démocratique et une mobilisation permanente de tous les acteurs.
Notre système a besoin de se transformer pour répondre aux défis nouveaux, pour aller vers toujours plus d’égalité et d’universalité et pour augmenter encore son efficacité sociale.
Loin du parti pris libéral, nous affirmons que l’accès aux soins, droit fondamental inscrit dans la constitution, doit être exclue de tout échange marchand. Son accès doit être gratuit. Gratuité c’est-à-dire « non payant ». Le coût doit être socialisé. C’est le sens de la sécurité sociale solidaire.
Il est donc indispensable d’arrêter la mise en œuvre de cette loi que les élus de la majorité actuelle avaient combattues lorsqu’elles et ils étaient dans l’opposition.
Un moratoire a été décidé par la ministre de la santé sur la réforme du régime minier. C’est donc possible.
L’ANECR réclame un moratoire immédiat de l’application de la loi Bachelot – HPST le temps de préparer une vraie loi de santé publique.
Montreuil, le 7  septembre  2012.

le Palais des sports de Rouen…le « naming » en question!

50.jpgLes Elu-e-s Communistes et Républicains participeront à l’inauguration du PALAIS des SPORTS de la CREA.

5/09/2012

Le Palais des Sports va connaître une fête sportive pendant les jours de son inauguration. Les Elu-e-s Communistes et Républicains s’y associent et nous participeront à l’inauguration officielle de ce bel équipement sportif le 8 septembre.

Ce Palais des Sports nous souhaitons qu’il soit pleinement au service des sportifs de la CREA. En accueillant un grand nombre de manifestations sportives il deviendra un lieu de rassemblement des habitants de la CREA qui pourront assister à des compétitions de haut niveau.

Notre participation à cette inauguration ne change rien quant à notre appréciation sur le « naming » et n’est en aucune façon une caution quelconque de notre part à cette démarche. Nous ne confondons pas l’utilité sociale du Palais des Sports avec l’opération publicitaire au seul bénéfice d’une entreprise aussi respectable soit elle.

En novembre 2011 lorsque le choix du Président de la CREA de vendre le nom du Palais des Sports à une entreprise, les Elu-e-s Communistes et Républicains avaient exprimé leur refus de cette décision et avaient lors du Conseil du 30 janvier 2012 voté contre la délibération qui entérinait ce nommage. Nous n’avions pas non plus approuvé la décision de DSP (délégation de service public) pour la gestion du Palais des Sports. Aujourd’hui nous sommes toujours fermement opposés à cette décision de naming qui n’a que des avantages pour la promotion des produits de l’entreprise détentrice de ce contrat.

Nous tenons à rappeler que cet équipement sportif de haute qualité, qui faisait jusqu’à maintenant défaut dans notre agglomération, a été financé exclusivement par de l’argent public venant du maître d’ouvrage la CREA avec l’appui du Département, de la Région et une faible participation de l’Etat. Pourquoi donner l’exclusivité à une entreprise d’apposer partout la marque de son produit, quel intérêt pour le sport et les sportifs que le Palais des Sports à l’intérieur comme à l’extérieur dans son large environnement, station TEOR, parking, etc, soit aux couleurs d’une friandise ?

Nous savons dans quelle société nous vivons, où tout doit être marchandise, nous dit-on. Nous ne sommes pas opposés à ce que des entreprises, des sponsors apportent leurs soutiens financiers pour aider à la mise en place de compétitions sportives, de démonstrations de hauts niveaux, national, international. Cela serait une bonne façon de participer à la vie de notre agglomération en permettant au plus grand nombre de nos concitoyens d’assister à de grands spectacles sportifs. Les entreprises qui souhaitent aider le sport et les sportifs sont les bienvenues, à condition que cela soit « gagnant gagnant » pour elles en termes de communication et pour le développement des pratiques sportives. Dans le cas de ce « naming » la seule chose qui apparaît fortement est exclusivement au bénéfice de l’entreprise. Par exemple, le nom de son produit doit être partout dans un rayon de un kilomètre autour du Palais des Sports… Lorsque vous arrivez à cet équipement vous avez l’impression qu’il a été financé par ce sponsor … rien de plus faux pourtant. En échange de cette emprise visuelle l’entreprise versera à la CREA 4,6 millions d’euros sur 10 ans. C’est une somme qui peut paraître importante mais au regard de l’investissement public, 52,5 millions d’euros elle représente peu. C’est beaucoup de publicité à pas cher. La CREA ne prélève pas d’impôt sur les ménages, alors comment pourrait-il augmenter ? C’est un argument qui ne sert qu’à justifier ce naming. Concernant le financement des collectivités locales, nous demandons au gouvernement qu’il fasse rapidement des propositions qui obligent notamment les entreprises qui font des marges de profit importantes à verser à l’Etat des ressources fiscales qui seront redistribuées aux collectivités qui ont toutes un urgent besoin de dotations financières suffisantes et pérennes.

Nous souhaitons bon vent à ce Palais des Sports.

Dominique Hardy Vice président de la CREA chargé de la politique sportive et l’ensemble des élu-e-s communistes et républicains de la CREA

les travailleurs sociaux organisés au sein du Collectif 76 reçoivent le soutien des Conseillers Généraux communistes et républicains!

commectif76actualite.png Depuis de longs mois, les travailleurs sociaux organisés au sein du Collectif 76 dénoncent à juste titre la dégradation de leurs conditions de travail et de prise en charge des personnes en situation de précarité. Les conséquences de la crise et de la politique anti-sociale menée pendant plus de 10 ans par la droite ont des répercutions directes sur les conditions de vie de chacun et particulièrement des plus fragilisés. Ainsi les baisses de moyens accordés aux associations, répétées d’année en année, conduisent à des aberrations telles que la fermeture d’un foyer d’hébergement alors que les places manquent singulièrement. Pour preuve, la saturation du 115 qui n’est plus en capacité de répondre aux demandes. Chaque soir, des dizaines de personnes dont des familles avec enfants se trouvent sans hébergement. Cette situation n’a que trop duré. Elle est inacceptable. Il est de la responsabilité du Gouvernement de faire respecter la loi en matière d’hébergement d’urgence. Dans ce sens, nous avons interpellé le Préfet par courrier, l’invitant à prendre l’initiative d’une table ronde réunissant largement les acteurs concernés. Cette revendication du Collectif 76 des travailleurs sociaux est légitime. Elle permettrait de d’évaluer précisément la situation et d’apporter des réponses concrètes et rapides aux personnes et aux familles en attente d’hébergement et de logement. Par ailleurs, nous avons demandé à Didier Marie, Président du Département, d’engager la collectivité dans ce sens et de recevoir dès aujourd’hui les travailleurs sociaux qui souhaitent exposer les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien ainsi que leurs propositions. En effet, la responsabilité du Département est engagée, en ce qui concerne la sécurité et la protection des mineurs et de leurs familles. Cette table ronde devrait être l’occasion de réévaluer les moyens accordés à l’action sociale et singulièrement à l’hébergement d’urgence et l’insertion. Ces moyens existent. La gauche doit avoir le courage politique de les mobiliser. Ainsi, il ne faut pas oublier que l’État est à ce jour débiteur du Département de Seine-Maritime à hauteur de 700 millions d’euros. Cela représente l’équivalent du budget des solidarités. La situation du secteur social montre à quel point cet argent est nécessaire pour développer une politique à la hauteur des besoins. C’est pourquoi nous agissons depuis des mois pour obtenir de l’État le remboursement de sa dette, due aux multiples transferts de charges non-compensés financièrement. Cette question concerne l’ensemble des seino-marins qui sont les premiers touchés par les conséquences de l’austérité budgétaire. Nous ne renoncerons pas, dans les mois qui viennent, à mener ce combat jusqu’au bout. En effet, nous ne pouvons nous satisfaire d’une politique sociale qui se déterminerait sous contrainte budgétaire plutôt qu’en réponse aux besoins des publics. En ce sens, nous sommes inquiets de l’absence de débat national concernant le nouveau Traité budgétaire européen mis au point par Sarkozy et Merkel qui enfonce le clou de l’austérité. François Hollande s’était engagé à le renégocier. En réalité, les modifications à la marge n’en changent pas le fond austéritaire et antidémocratique : budgets nationaux et dépenses publiques seront contrôlées drastiquement par une commission européenne non élue.

Cela signifie une nouvelle perte de souveraineté populaire et un enfermement supplémentaire des peuples dans les difficultés. Pour réussir le changement, le pouvoir en place doit impérativement prendre des distances sérieuses avec ces politiques.

Nous défendons donc l’idée d’un Référendum qui permettrait aux Français de trancher démocratiquement cette question centrale pour l’avenir des politiques publiques. 05 Septembre 2012

Le 13 octobre 2012 le congrès de l’ADECR76 à Saint Etenne du Rouvray!

portevoix.jpg Chèr(e)s collègues, chèr(e)s camarades

Les vacances sont terminées.

Méritées, nous espèrons qu’elles ont été bénéfiques et regénératrices pour chacune et chacun d’entre vous après ce premier semestre 2012, riche mais éprouvant pour nous tous tant les échéances électorales successives ont mobilisé pendant de longues semaines nos forces et concentré l’essentiel de nos potentialités et de notre énergie.

Nous avons avec nos concitoyens tourné une page importante de notre histoire politique mouvementée.

Et, nous reprenons aujourd’hui dans un climat nouveau mais combatif notre activité d’élus partout où nous sommes, partout où nous devons être. C’est le moment de resserrer nos liens, de renouer nos contacts, de les développer et de ré-impulser la dynamique de notre association.

Car, une nouvelle page reste à écrire pour répondre aux attentes considérables du changement annoncé alors que la plupart des gouvernements européens incitent à renforcer encore les mesures d’austérité. Du coté des collectivités territoriales et des élus, des réformes fondamentales sont attendues pour faire prévaloir une égalité de développement et une coopération entre territoires ainsi que pour transformer en profondeur la vie démocratique de nos institutions. En matière de fiscalité et de remboursement de la dette de l’Etat aux collectivités, tout reste à faire.

L’ADECR76 et le CIDEFE NORMANDIE auront à cœur au cours de ce semestre dont nous développons ci-après le programme d’activités de contribuer avec le plus d’ambition possible à proposer des solutions, à les porter, à engager les actions nécessaires, à valoriser des expériences innovantes en matière de démocratie locale et à construire les contours d’une nouvelle république.

Les citoyens qui se sont faits entendre ces derniers mois dans la rue pour l’emploi, les salaires, les services publics mais aussi pour la démocratie, qui ont agi dans leur entreprise pour les droits et la préservation de leur outil de travail restent trop souvent exclus des processus de décision. Cela doit nous conduire à une réflexion collective comme nous devons réfléchir en notre qualité d’élu(e) à la mise en commun optimisée de nos connaissances, au partage de nos expériences, de nos savoirs, à la mutualisation de nos moyens, à l’instauration d’un débat permanent entre nous pour avancer toujours plus et mieux sur la voie de l’efficience dans nos fonctions et, donc, pour valoriser et confirmer notre utilité pour les populations.

C’est tout l’intérêt de communiquer plus et mieux, de bien nous organiser et d’anticiper par des réunions des ALECR, là où elles existent, par des réunions informelles ailleurs, spontanées ou actées la préparation de l’assemblée générale de notre association qui se déroulera le 13 octobre à Saint-Etienne du Rouvray et qui nous projettera vers le congrès de l’ANECR qui se tiendra les 19, 20 et 21 octobre à DOUAI.

C’est un Congrès pour lequel nous souhaitons une délégation Seino-marine et au delà, de Normandie, paritaire, pluraliste, forte et la plus représentative possible. Dès à présent, nous prenons les pré-inscriptions

De là, l’intérêt, aussi, d’investir et de participer aux formations du CIDEFE et du CIDEFE-NORMANDIE lesquels ont fait un effort particulier ce semestre pour rapprocher davantage les formations des élus locaux et des agents territoriaux en co-élaborant des sessions de formation. Il en sera ainsi le 14 novembre à Rouen sur la thématique des Métropoles et le 8 décembre à Gisors sur le thème « l’agglomération parisienne va-t-elle aspirer les régions voisines ? ». Le cidefe normandie qui est co-organisateur des assemblées générales des adecr restent par ailleurs ouvert à toutes vos propositions de sessions de formation sur des thématiques plus proches, encore, de vos réalités locales ou de vos centres d’intérêt particulier.

Ainsi, donc, les opportunités de nous rencontrer et de travailler ensemble dans les semaines à venir sont diverses et multiples.

Elles commencent dès la semaine prochaine avec la rencontre des maires au Zénith, avec la fête de l’humanité à la Courneuve au stand de l’ANECR, avec une formation importante du cidefe le 26 septembre au Conseil régional d’Ile de France sur le thème « Quelle réforme démocratique des collectivités territoriales , » en partenariat avec le groupe CRC au Sénat afin de préparer les Etats généraux , avec l’assemblée départementale de l’Adecr76, le congrès de l’ANECR, les sessions de formation du cidefe normandie sus évoquées, la rencontre, maintenant, traditionnelle du samedi matin, le 24 novembre à la fête de l’humanité normandie et la remise de l’agenda 2013, le vendredi 14 décembre à Oissel pour ne citer que celles-ci.

La feuille de route se remplit de multiples initiatives. Nous vous invitons à vous l’approprier, à la remplir et à la cosigner.

Dans l’attente du plaisir de vous voir à chacune de ces manifestations et en vous souhaitant bon courage et tous les succès attendus avec la reprise de nos activités,

Nous vous assurons, cher(e) collègue, cher(e) camarade de nos meilleurs sentiments.

Michel BARRIER Boris LECOEUR Président de l’ADECR76 Président du

Reportage de France Bleu sur la dette de l’Etat du 28/08/12

portevoix.jpgpar Antoine Quevilly.

Des dettes à géométrie variable pour le département de Seine Maritime. Le président du Conseil Général le socialiste Didier MARIE semble moins pressé de récupérer les 600 millions d’euros qu’il réclame à l’Etat depuis que François HOLLANDE est à l’Elysée.

Depuis le changement de couleur politique à la tête de l’Etat, le département de Seine Maritime semble moins pressé de récupérer ses sous. Depuis plusieurs années et le début de la décentralisation, le président du département le socialiste Didier Marie réclamait à l’Etat près de 600 millions d’euros au titre des transferts de compétences sauf qu’apparemment, Antoine Quevilly, depuis quelques mois il semble avoir changé son fusil d’épaule.

La dette de l’Etat se fut longtemps le dada de Didier MARIE. Un recours devant le tribunal administratif, puis devant le conseil constitutionnel. En 2009, un compteur égrainait même chaque minute les euros perdus. Mais ça, c’était du temps de Sarko.

Le conseil général UMP Denis MERVILLE aurait aimé que le président du département reste logique. Denis MERVILLE : « Puisqu’il avait mis une horloge sur l’hôtel du département avec la dette de l’état qui augmentait, bah peut être va-t-il nous mettre une horloge avec la dette de l’état qui diminue, ça voudrait dire que l’état rembourse ! »

L’horloge ne sera pas nécessaire, Didier MARIE veut bien faire son deuil des 600 millions. Oublier le passé d’accord mais si l’on prépare l’avenir. Didier MARIE : « Lorsque la Droite était aux responsabilités nationales, elle nous a systématiquement fermé la porte et aucun dialogue n’était possible avec les départements y compris ceux de droite. Aujourd’hui Jean Marc AYRAULT est conscient que l’état a besoin des collectivités pour redresser le pays donc on sera au rendez-vous. »

Pas de chèque en blanc promet Didier MARIE. Le gouvernement devra créer un mécanisme national de financement de la solidarité, réforme fiscale obligatoire selon le conseiller PC Michel BARRIER « il y a des milliards d’euros qui sont écartés de la fiscalité et il faut avoir le courage politique d’aller chercher l’argent là où il est, et le redistribué à la hauteur des attentes des populations »

Une hausse de la CSG serait une piste, un projet de loi sur la décentralisation devrait être déposé au Sénat fin 2012.