Archive dans 31 mai 2011

Daniel Paul et les questions d’actualité à l’Assemblée Nationale

Monsieur le Premier Ministre,

Le pouvoir d’achat est au cœur des préoccupations de tous nos concitoyens, qu’ils soient retraités ou salariés du privé comme du public. Vous prétextez la crise pour refuser toute amélioration des salaires et des traitements.

Pourtant, malgré la crise, vous n’avez mis aucun frein à l’augmentation et à l’étalage indécent des dividendes et des grandes fortunes.

Malgré la crise, et alors que, face au mécontentement, vous étiez contraint de supprimer le bouclier fiscal, vous n’avez pas hésité à compenser cette mesure par un surcoût budgétaire pour l’Etat, un cadeau de plus d’un milliard par an, en faveur des assujettis à l’ISF.

Malgré la crise, vous avez accordé 73 milliards d’exonérations et de niches fiscales aux plus nantis de notre pays, sans contrôle, ni critères d’efficacité sociale.

Mais au prétexte de cette même crise, vous avez décidé une triple peine pour la Fonction Publique et ses fonctionnaires.

Ainsi, vous accentuez les mesures issues de la RGPP, par des coupes sombres dans tous les services publics, dégradant les conditions de travail des personnels et pénalisant les usagers et les territoires ; pour la 1ère fois depuis la Libération, vous prétendez imposer un gel du point d’indice de la Fonction Publique ; vous osez lier une amélioration des débuts de carrière, à l’utilisation des économies budgétaires réalisées par le non remplacement d’un fonctionnaire sur 2 ! C’est inacceptable.

Rien d’étonnant à ce que TOUS les syndicats de fonctionnaires appellent aujourd’hui à manifester contre votre politique ; tous dénoncent votre mépris, vos discours mensongers, vos tours de passe-passe pour tenter de cacher la réalité de votre politique ; tous refusent la politique d’individualisation que vous menez et exigent des mesures communes à tous.

Alors, Monsieur le 1er Ministre,

allez-vous entendre les colères et inquiétudes qui s’expriment ? Allez-vous ouvrir de véritables négociations avec les organisations syndicales ?

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La réforme territoriale ne passe pas chez les élus

Une étude commandée par les sénateurs PS montre le malaise des territoires. En cas de victoire, la gauche abrogera-t-elle cette réforme ? C’est en s’appuyant sur cette étude qui montre « le malaise des territoires » que Jean-Pierre Bel veut mener la campagne électorale des sénatoriales en septembre, « l’alternance » étant pour lui jugée « possible ». Voulant « mieux servir les territoires et défendre les services publics », il ne va cependant pas jusqu’à annoncer qu’en cas de victoire de la gauche en 2012, cette réforme serait abrogée. Si Marie-Christine Blandin (EELV) fustige « la violence des politiques contre les collectivités locales », Nicole Borvo Cohen-Seat le dit tout net : « En cas de victoire, la gauche devra revenir complètement sur cette réforme. » À l’applaudimètre, cette idée est partagée au-delà des seuls sénateurs communistes et du Parti de gauche. Évoquant les conditions d’une victoire de la gauche aux sénatoriales en septembre, la sénatrice affirme que, dans « le cadre de la constitution de listes d’union, la diversité, et notamment la représentativité de notre sensibilité, doit être respectée ». Car! Les élus locaux sont toujours en froid avec la réforme des collectivités territoriales, quelques mois après son adoption au forceps par la majorité présidentielle au Parlement. Le président du groupe (PS) au Sénat, Jean-Pierre Bel, entouré de ses alliés de gauche, Nicole Borvo Cohen-Seat (PCF) et Marie-Christine Blandin (Europe Écologie-les Verts), présentait, mardi dernier, au Sénat, les résultats d’une enquête menée auprès de 500 élus de toutes les familles politiques, que son groupe avait commanditée à l’institut Harris sur les conséquences de la réforme territoriale. Les chiffres sont sans appel. Cette réforme ne passe pas chez les élus. 77 % de ceux-ci ont le sentiment de ne pas avoir été suffisamment consultés. Les arguments qui avaient été avancés contre cette réforme font un tabac. 76 % pensent que cette réforme « fragilise la situation financière des collectivités » ; 74 %, que cela « va réduire les possibilités de financement des communes » ; 62 %, que cela « va conduire à transférer au privé une part de l’investissement public » et 57 %, que cela « remet en cause la décentralisation ». Par contre, les arguments positifs avancés par l’État ne font pas recette. Si 50 % des élus pensent cela « va clarifier les compétences de chaque échelon », 30 % seulement pensent que cela « va permettre de réduire les déficits publics », 30 % de même que cela « va améliorer le service public », et enfin 25 %, que cela « va renforcer la démocratie locale », 74 % pensant le contraire. Et l’étude de conclure que cette réforme n’est jugée « ni efficace » pour 57 % des élus, « ni juste » pour 59 %, « ni claire » pour 63 % d’entre eux. Max Staat journal l’Humanité

Visite du collège Hamelet à l’hôtel de Région

Visite du collège Hamelet à l’hôtel de Région

Noël Levillain répond à 30 ados curieux et citoyens

L’hémicycle de la Région de Haute-Normandie résonnait ce mardi 24 mai aux échos des délégués de classes du collège le Hamelet de Louviers conduit par Fabrice Turquier, leur conseiller principal d’éducation pour une visite de l’institution régionale cette année après celle du Sénat l’an passé.

Noël Levillain, vice-président de la Région en charge des transports qui les accueillait, répondait (notre photo) à leur flot de questions d’une pertinence souvent redoutable.

Du mode d’élections des conseillers régionaux au mode de votation en séance, de la durée des mandats régionaux à l’unification des Normandie, des missions respectives des partenaires en matière de transport régional au budget imparti à la santé en passant par la fonction de tout ceux qui « habitent » le siège régional et plus précisément l’hémicycle lors des séances régionales, N Levillain s’est prêté avec beaucoup de pédagogie mais sans détours au jeu de ces questions-réponses particulièrement riches d’enseignement réciproque. Une rencontre pleine d’intérêts mutuels qui a permis aux uns de mieux comprendre le fonctionnement de la collectivité régionale et aux autres de mieux cerner, et en direct, les interrogations qu’elle génère.

Philippe JOUVIN

Philou_001.jpg Légende : Noël Levillain maître-conférencier d’un jour et les élèves du collège Hamelet.

REVISION GENERALE DES POLITIQUES PUBLIQUES! Daniel PAUL député de Seine Maritime

fait le point. un bilan sur les moins qui traduit un recul significatif de l’action publique! Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Au bout de 4 ans de majorité de droite, il est utile d’examiner votre bilan, comme, par exemple, celui qui touche aux services publics. – Moins 178 Tribunaux d’Instance, – Moins 55 Tribunaux de Commerce, – Moins 62 Conseils des Prud’hommes, – Moins 2 Tribunaux de Grande Instance, – Moins 60 établissements pénitentiaires, – Moins 180 blocs opératoires, – Moins 10 000 postes dans les hôpitaux en 2009, dont près de 5000 personnels soignants, – Moins 4.000 policiers, – Moins 40 centres territoriaux de Météo France, – Moins 542 emplois dans la sécurité sanitaire de l’alimentation, – Moins 65 000 postes d’enseignants entre 2007 et 2011, – Moins 10 laboratoires de qualification biologique (sur 14) touchant les dons de sang, – 4000 emplois menacés au CNRS… Cet inventaire, non exhaustif, est certes, moins poétique que celui de Prévert. Mais, c’est votre bilan, celui de la Révision Générale des Politiques Publiques, que d’aucuns nomment Restriction Générale des Politiques Publiques. Et tout cela au nom de la « modernisation » et de la « réforme » dans notre pays. Oui, notre pays a besoin de réformes. La France compte 2 millions de travailleurs pauvres. 1 salarié sur 4 gagne moins de 750 euros par mois. 8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, dont près d’un million de retraités. La précarité énergétique touche 3,4 millions de personnes. Alors, oui, il y a besoin de réformes pour plus d’égalité et de justice sociale dans notre pays. Mais la RGPP ne remet pas en cause, au contraire, cette situation inacceptable ! Et je dis bien, au contraire, car en éloignant les services publics, elle pénalise surtout ceux qui ont le plus besoin d’eux. M. le Ministre du Budget affirme qu’il est temps de « tourner le dos à la culture de la dépense ». Tout d’abord, soyons clairs : nous souscrivons pleinement au principe selon lequel chaque euro doit être utilisé efficacement, en ayant toujours en tête l’intérêt général. Mais, il y a des dépenses utiles, celles qui préparent l’avenir, celles qui confortent le lien social et il y a des dépenses inutiles, celles qui nourrissent les bas de laine des nantis et creusent les inégalités. Chaque choix est porteur d’une vision différente de la société et du rôle de l’Etat. La volonté de la droite et du MEDEF de mettre en cause le secteur public n’est pas nouvelle. A l’instar de Mme THATCHER et de M. REAGAN, des idéologues libéraux français ont aussi préconisé cette démarche. Vous l’avez mise en œuvre dès votre arrivée, avec l’objectif de supprimer 400 000 emplois dans le secteur public, de 2007 à 2013. Les prétextes officiels ? La politique libérale européenne et la réduction du déficit public. Pourtant, la Cour des Comptes vient d’indiquer que le déficit budgétaire actuel, est dû, pour 1/3 à la crise économique et financière et pour 2/3 aux cadeaux fiscaux et aux niches qui nourrissent les plus riches. Mais en réalité, pour des raisons idéologiques, la droite la plus libérale et le MEDEF n’ont jamais accepté que le secteur public puisse afficher son efficacité et même sa supériorité face au privé. L’histoire sociale et économique depuis la Libération est éloquente à ce sujet ! Concrètement, votre politique a un double effet : – elle réduit les services publics, avec des effets dévastateurs en matière de qualité de services à la population, d’égalité d’accès des citoyens, de conditions de travail et de statut des agents. – elle privatise des missions ce qui répond, par exemple, aux demandes des cliniques à but lucratif qui veulent faire main basse sur les missions stratégiques qui relevaient des hôpitaux. On ne supprime pas des postes de policiers et de gendarmes sans toucher à la sécurité; on ne réduit pas les postes dans les CAF sans impact pour les usagers ; on ne ferme pas des bureaux de poste ou des services hospitaliers sans risques, comme le montrent plusieurs exemples récents. Ainsi, M. CHATEL, ministre de l’Education Nationale, a reconnu que 150 000 jeunes quittent, en échec, le système scolaire. Or, si vous prônez les vertus de l’accompagnement scolaire personnalisé et des stages de rattrapage pour soutenir les élèves les plus en difficulté, c’est pour les mettre à la charge des parents et/ou des collectivités, tout en maintenant la suppression de 16 000 postes en septembre et en suggérant le recours au « Pôle Emploi » pour trouver des enseignants. Alors, oui, il faut dresser le bilan de cette politique, de ce qu’elle coûte à nos concitoyens, à notre pays. Il faut entendre tous ceux qui refusent et dénoncent la mise en cause des principes fondateurs de notre pacte républicain. Et il faut que la Gauche redonne tout son sens à un secteur public rénové et élargi, afin qu’en France, comme en Europe, la perspective ne soit pas la loi du marché, la concurrence libre et non faussée, les privatisations de ce qui rapporte, synonymes d’appauvrissement et d’inégalités accrues entre les habitants et les territoires.((/public/2339.jpg|2339.jpg||2339.jpg, janv. 2011))

CDCI : Quel contenu pour quels intérêts ?

Prochaine formation du cidefe normandie le 9 juin

CDCI : Quel contenu pour quels intérêts ?

Les propositions du Préfet Caron lors de la Commission Départementale de la Coopération Intercommunale du 16 mai dernier s’inscrivent dans une logique comptable incompatible avec l’histoire et les valeurs qui ont prévalu à la mise en place de l’intercommunalité.

Pour les 5 élu(es) communistes siégeant à la CDCI du département de Seine-Maritime l’intercommunalité, qui est imposée par le Préfet, s’effectue via une « recentralisation bien dissimulée au sein de la réforme des collectivités territoriales défendue par la droite, au nom de la concurrence européenne et mondiale, au prix d’inégalités territoriales renforcées et surtout d’une démocratie confisquée et d’une austérité accrue.

Dans le même temps, les Elus(es) Communistes s’attacheront à y défendre les projets les plus utiles pour les habitants et les territoires de Seine-Maritime.

Avant la présentation du schéma départemental de la coopération intercommunale pour avis aux conseils municipaux et aux organes délibérant des EPCI concernés par les éventuelles modifications, il est souhaitable que tous les éclairages techniques, administratifs et politiques soient apportés à ce sujet.

Intervenants :

Noël LEVILLAIN

Maire de Tourville-la-Rivière,
Vice-président de la CREA,
Vice-président de la Région de Haute-Normandie

Nadine LAHOUSSAINE

Conseillère municipale du Havre,
Membre de la CDCI

Robert Feuilloley

DGS de Tourville la rivière

330 emplois menacés

Communiqué de Jean-luc Lecomte, conseiller régional et président du groupe Front de gauche au conseil régional de haute-Normandie. La direction de M-Real a annoncé en mai la mise en vente de l’usine d’Alizay. 330 emplois sont menacés alors qu’un plan social frappe déjà 75 salariés du site. Nous exigeons du gouvernement qu’il en finisse avec les promesses non tenues et qu’il apporte enfin un soutien réel aux propositions industrielles novatrices élaborées par les salariés et le collectif pour le maintien de l’emploi. La Région quant à elle ne doit faire preuve d’aucune timidité dans l’action résolue qu’il convient de mener pour assurer la pérennité du site et des centaines d’emplois aujourd’hui menacés. Si la reprise de la production de la pâte à papier, dont le cours a plus que doublé depuis septembre 2009, assurerait la rentabilité du site, elle assurerait également notre indépendance nationale en la matière. Elle doit donc redémarrer ! Notre pays et notre région en particulier possède de nombreux massifs forestiers qu’il convient de valoriser. Le bois ne peut être destiné uniquement à être brûlé. Aux côtés de la production de pâte à papier, celles de biocarburants, de ouate de cellulose et de produits de substitution aux plastiques doivent être développées comme le désencrage et la fabrication de palettes de bois. C’est un enjeu économique majeur pour notre région.

En direct du Conseil Régional du 16 mai 2011

En direct du Conseil Régional

Séance plénière du 16 mai 2011

Le conseil régional de Haute-Normandie s’est réuni en assemblée plénière lundi dernier 16 mai pour adopter 2 documents, 2 contrats l’un relatif au développement économique et l’autre à la formation professionnelle.

Avant l’analyse de ces documents et leur adoption, jean-luc Lecomte, président du groupe Front de Gauche intervenait dans le débat de politique régionale pour souligner notamment en référence à la commune de Paris que la lutte pour la justice sociale est toujours d’actualité. Enonçant que 50 000 haut-normands sont au chômage, il rappelait qu’après Gardy, Cooper, Sealynx, M Real annonçait récemment la vente de son site d’Alizay et la mise en péril de 330 emplois.

« Monsieur le Ministre, je vous accuse de mensonge et de trahison » lançait il à Bruno Lemaire citant les nombreuses initiatives des salariés en sa direction restées sans suite.

Rappelant tout l’intérêt de développer la filière Bois, la nécessité de l’implication forte de la Région pour pérenniser le site de l’Eure et dans la recherche d’un repreneur et ce, sans disculper l’Etat de ses responsabilités et du respect de ses engagements, il citait sa satisfaction de la prise en compte dans le CRDE des propositions du groupe F2G pour la filière Bois, entre autres.

Sur le CPRDFP, il soulignait d’entrée l’accord du groupe avant d’évoquer les difficultés liées aux appels d’offre de formation dans le cadre du Contrat d’Accès à la Qualification (CAQ).

L’intégralité de l’intervention de Jean-Luc Lecomte est téléchargeable sur ce site.

CRDE et CPRDFP

Lancées début octobre 2010 lors d’une rencontre à l’hôtel de Région, les Assises Régionales de l’économie, de l’industrie et de l’innovation ont donné corps au Contrat Régional de Développement Economique (CRDE). Les contours ont été dessinés lors des rencontres avec les acteurs économiques à l’occasion des Assises Régionales dont le groupe Front de Gauche a été porteur durant toute la campagne dernière des élections régionales.

Dans son propos sur ce document, Céline Brulin qui s’exprimait pour le F2G se félicitait de la reprise dans le document soumis de nombres de propositions portées par le F2G et des organisations syndicales. Elle notait néanmoins que la thématique « esprit d’entreprendre » était dans l’intitulé mal adapté à une situation économique ou les grosses entreprises qui licencient comme Cooper ou Gardy n’ont d’esprit d’entreprendre que l’esprit ….de profit.

Rappelant après JL Lecomte le cas de M Real, elle soulignait avec cet exemple d’entreprise la logique des actionnaires. Elle exprimait son accord au principe de contractualisation de ce CRDE qui consiste à à la conditionnalité des aides économiques et enjoignait la gouvernance régionale à plus de combativité pour être plus utile aux salariés et au développement de notre Région. Renault-Cléon et les propositions des communistes locaux d’embauche, bataille des « Citron », Fret ferroviaire, elle poursuivait son propos en précisant les attentes communistes du projet « Axe-seine ». Elle rappelait son souhait d’un développement équilibré du territoire avec ce projet qui doit générer un potentiel économique en terme d’industries, d’infrastructures de communication et de pôles d’équilibre comme Dieppe et Evreux.

L’intégralité de l’intervention de Céline Brulin est téléchargeable sur ce site.

En conclusion, le CRDE et le CPRDFP ont été adoptés par le groupe F2G à l’exception de Michelle ERNIS qui s’est abstenue sur les 2 documents.

Philippe JOUVIN

Les interventions de JL Lecomte et Céline Brulin peuvent aussi vous être communiquées par courrier ou par fax sur demande au 02 35 71 00 07.

La ligne Nouvelle Paris Normandie

La ligne Nouvelle Paris Normandie (LNPN) : outil de développement ou de déménagement de territoire

Un Colloque intitulé Axe-Seine II se tiendra lundi prochain, 23 mai au Zénith de Rouen. Grand messe organisée en tables rondes avec les ténors des Régions de haute, Basse-normandie et d’ïle de France, la voix communiste peinera à s’y faire entendre tant les temps de parole seront écourtés et les interventions limitées. C’est la raison pour laquelle une conférence de presse se tenait lundi, 16 mai à Rouen avec la participation de N Levillain, maire de Tourville la rivière, vice-président de la région de Haute-Normandie en charge des transports, M Barrier, vice-président du CG76 et JL Lecomte, conseiller régional et maire-adjoint de Vernon sur les propositions, attentes et exigences des élus communistes et des populations quant au projet dit Axe-seine..

Dans son propos introductif, N Levillain soulignait que « lors de sa visite au Havre, le Président de la République est revenu sur la nécessité de mobiliser les énergies autour de l’axe Seine.

Son propos s’est fait insistant sur le projet de création d’une ligne ferroviaire nouvelle mettant les deux grands ports maritimes que sont le Havre à 1 h 15 de Roissy, et Rouen à 45 minutes, ainsi que Caen à 1 h 30 de Paris.

Cette volonté de focaliser le débat essentiellement sur le développement d’une ligne à grande vitesse entre Paris et le Havre et plus aléatoirement vers Caen, constitue une indication sur la conception d’aménagement de l’axe Seine, sur le rôle et la place que l’on entend donner à notre région dans la construction du Grand-Paris.

Les grandes lignes du projet qui ont fait l’objet d’une présentation lors du colloque à l’initiative de Messieurs Laurent FABIUS, Bertrand DELANOE et Antoine RUFENACHT, organisé en mai 2010, se précisent aujourd’hui.

Les deux grands ports maritimes que sont le Havre et Rouen, de même que la construction d’une infrastructure ferroviaire nouvelle à grande vitesse, apparaitraient avant tout comme des outils de valorisation de la région Ile de France afin de la placer en pole position dans la compétition que se livrent les grandes métropoles européennes.

Cette conception, qui donne la priorité à l’aménagement de l’axe Seine, se ferait au détriment d’un développement et d’un aménagement harmonieux de l’ensemble des territoires Hauts-Normands, mais aussi Bas-Normands et accentuerait les déséquilibres observés aujourd’hui tant au plan économique que social……

Concernant plus précisément le projet de ligne nouvelle Paris/Normandie, poursuivait N Levillain un constat s’impose : Grand-Paris ou pas, il est urgent de se mettre au chevet de l’ensemble du réseau ferroviaire normand et, dans ce cadre, d’apporter une attention toute particulière à l’axe Paris/Le Havre qui évidemment en constitue la colonne vertébrale.

L’état actuel de vétusté de la ligne et en particulier de son infrastructure, de son matériel roulant, de même que la médiocre qualité de service qui en résulte et porte atteinte à la compétitivité des entreprises, handicape quotidiennement des milliers d’usagers voyageurs.

Cette situation appelle des réponses immédiates et n’est pas compatible avec le calendrier envisagé pour la réalisation de la ligne nouvelle (horizon 2020).

Par ailleurs, il serait inconcevable que l’avènement de la grande vitesse ne concerne qu’une partie de la population, celle située à proximité de cet axe.

Dès à présent, des études doivent être menées et des moyens alloués pour moderniser le réseau régional et améliorer ainsi ses performances.

Il serait inconcevable que les gains de temps obtenus grâce à la ligne nouvelle à grande vitesse soient neutralisés par des contraintes dues à l’état du réseau, à des correspondances inadaptées….

D’où nos propositions d’aménagement de certaines lignes régionales pour en améliorer le débit, accroître les performances commerciales, bref rendre de meilleurs services aux usagers et faire profiter le maximum (temps de parcours diminués, accessibilité au réseau Grande-Vitesse national et européen),

Le fret ferroviaire

Nous constatons que la priorité est donnée à l’acheminement du trafic fret en provenance et à destination des deux grands ports hauts-normand.

Aussi la réflexion engagée ne porte que sur la partie infrastructure et ne concerne que deux axes :

  • 1 – L’aménagement et la modernisation de la ligne Serqueux/Gisors (région parisienne) en complément de l’axe Motteville/Montérolier-Buchy, récemment modernisé et remis en service afin d’acheminer le fret du port du Havre. Cet axe constitue un itinéraire de délestage à la ligne Paris/le Havre aujourd’hui saturée.
  • 2 – La ligne Paris/le Havre actuelle qui, après construction de la ligne nouvelle et report de l’essentiel du trafic voyageur sur cette ligne autoriserait l’utilisation de sillons de fret supplémentaire.

Cette vision du Fret ferroviaire appelle plusieurs remarques :

Alors que le grenelle de l’environnement est sensé inciter au report du trafic routier vers des modes plus respectueux de l’environnement (au sens large du terme) tels que la voie d’eau, le cabotage maritime, le chemin de fer, aucune approche des trafics résultant des centres de production autres que les ports du Havre et Rouen, n’est envisagée.

Aucune réflexion n’est engagée sur les infrastructures qu’il conviendrait d’aménager et de développer dans cet objectif de report modal.

Cette approche est donc restrictive.

Elle exclut de fait les trafics diffus qui, du fait des évolutions structurelles apportées aux appareils de production et de commercialisation, sont en augmentation constante.

Notre volonté d’approfondir la réflexion sur ce sujet nous amène à poser la question des équipements à mettre en place pour absorber les trafics nouveaux issus de ce transfert modal.

Dans ce cadre, le rôle des centres de traitement du trafic fret et notamment le réseau de gares de triage, et pour ce qui nous concerne, le triage de Sotteville, doit être étudié.

Elle nous amène également à nous interroger sur le rôle des nouveaux opérateurs ferroviaires qui, aujourd’hui, pour des raisons de rentabilité, se cantonnent à des trafics bien précis sur les axes bien définis.

Il ne fait aucun doute que le schéma actuel qui s’affine en privilégiant les trafics maritimes sur les axes retenus pour constituer le futur réseau ferroviaire fret européen, s’adresse avant tout à ces sociétés privées, le plus souvent filiales de grands groupes industriels.

La rigidité de leur organisation, qui est une résultante de leur stratégie de rentabilité, s’oppose à la nécessaire souplesse pour adopter l’outil ferroviaire aux besoins multiples de transport de l’économie régionale et nationale.

La politique maritime

Le constat que nous venons de dresser concernant le schéma ferroviaire du Grand-Paris, conforte notre analyse sur la politique portuaire qui sera mise en œuvre autour des deux grands ports maritimes que sont le Havre et Rouen.

Le Grenelle de l’environnement, comme nous l’avons rappelé pour le fret ferroviaire, encourage au développement du cabotage maritime, des trafics côtiers, et à la mise en place d’autoroutes de la mer. Il met en exergue le réseau portuaire de nos côtes.

Une cohérence politique implique que les ports dits secondaires que sont Dieppe, Fécamp, le Tréport, pour ce qui concerne la Haute-Normandie, s’inscrivent dans cette perspective et que leurs installations soient prises en compte pour les mettre en situation de répondre à ces nouveaux enjeux.

Pour ces ports, tout comme pour les bassins d’emplois situés hors axe Seine, la connexion au réseau routier national et international ainsi qu’au réseau ferroviaire constitue une nécessité pour procéder à leur désenclavement et compenser les déséquilibres économiques et sociaux actuels.

Cette prise en compte d’un développement équilibré de l’ensemble des territoires hauts-normands est visiblement en contradiction avec les intentions et les choix affichés par les concepteurs du grand Paris. Elle est pourtant nécessaire.

Les limites d’un grand Paris, s’appuyant pour son rayonnement, sur les opportunités que représentent les deux grands ports hauts-normands, ainsi que sur la construction d’une ligne ferroviaire à grande vitesse et qui, dans le même temps, occulterait l’ensemble des potentialités des territoires concernés à mettre en œuvre, seront vite atteintes.

A contrario, la prise en compte des potentialités existantes, leur inscription dans le projet, lui donnerait une toute autre dimension en favorisant son dynamisme économique et social au service des entreprises, de l’emploi, des populations.

Ce dont ces derniers ont besoin, c’est moins d’un grand Paris, capitale financière et boursière, mais d’une région parisienne œuvrant avec les régions limitrophes au développement de leurs territoires.

D’autres choix sont nécessaires, ils sont possibles, à la condition de mettre en œuvre une autre politique répondant aux enjeux de ce siècle – enjeux sociaux, enjeux environnementaux ».

Dans le débat qui s’instaura avec les journalistes présents, N Levillain précise que pour lui l’axe seine est une nécessité majeure mais il s’interroge : les habitants auront-ils leur mot à dire et ce .projet sera-t-il un outil de développement ou de déménagement du territoire. Michel Barrier insistait sur la prise en compte de la dimension humaine de ce projet tant en matière d’urbanisme, d’activité économique, de formation soulignant la nécessité d’organiser le débat le plus large possible avec les départements et régions limitrophes et les citoyens des territoires concernés.

Jean-luc Lecomte précisait la volonté des élus communistes de maintenir l’activité industrielle et d‘investir le champ de la multimodalité des transports.

L’ensemble de ces axes seront dans la mesure du possible traduit par les élus communistes qui participeront aux tables rondes du colloque axe-seine II, lundi prochain et débattus partout, ensuite, ou l’opinion citoyenne sera nécessaire et sollicitée.

Philippe JOUVIN

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De gauche à droite sur notre photo : JL Lecomte, N Levillain et M Barrier.

Nakba: l’armée d’Israël tuent au moins 20 manifestants!

((/public/monde/.israil_m.jpg|L’armée israélienne|g|L’armée israélienne, mai 2011)) Les troupes israéliennes ont ouvert le feu sur des manifestants aux frontières avec la Bande de Gaza, le Liban et la Syrie sur le plateau occupé du Golan, dimanche, lors des rassemblements pour le 63e anniversaire de la « Nakba », la « catastrophe » représentée pour les Palestiniens par la création de l’Etat hébreu en 1948. Au moins 12 personnes ont été tuées. Les incidents les plus meurtriers se sont produits sur le plateau syrien du Golan annexé par Israël. Des milliers de manifestants venus de Syrie se sont massés près de la frontière, selon l’armée israélienne. Au moins six personnes ont été tuées et plusieurs dizaines blessées. Selon des responsables israéliens, deux manifestants sont morts côté israélien et au moins quatre morts étaient signalés côté syrien. Les manifestants seraient des Palestiniens vivant dans des camps de réfugiés en Syrie. L’un de ceux qui ont franchi la frontière, interrogé sur la chaîne israélienne Channel 2, a dit être un habitant du camp de réfugiés de Yarmouk. « Je suis un Palestinien de Nazareth », a-t-il ajouté. La chaîne a diffusé des images, prises par un habitant du village de Majdal Shams, frontalier du Golan, de ce qu’elle a présenté comme une manifestation pro-palestinienne dans les rues du village. Israël a occupé le Golan depuis de la guerre israélo-arabe de 1967. La Syrie réclame la restitution de ce territoire, Damas exigeant qu’elle figure dans tout accord de paix qui serait conclu avec Israël. Malgré l’hostilité entre les deux pays, la frontière est restée relativement calme depuis la guerre de 1973. A une quarantaine de kilomètres à l’ouest des heurts sur le Golan, au moins quatre personnes ont été tuées dans le village frontalier de Maroun el-Rass au Liban, selon deux responsables de la sécurité libanaise. Les militaires israéliens ont ouvert le feu sur des manifestants qui avaient atteint la barrière à la frontière et commencé à la vandaliser, selon le général de brigade Yoav Mordechai, un porte-parole de l’armée israélienne. Des réfugiés palestiniens avaient gagné le village dans des cars décorés d’affiches proclamant « nous revenons ». Beaucoup venaient des 12 camps de réfugiés palestiniens au Liban, qui abritent quelque 400.000 personnes. Dans la Bande de Gaza, deux personnes ont été tuées et une quarantaine d’autres blessées lors d’une manifestation près de la frontière israélienne, selon les secours palestiniens. Des manifestations ont aussi eu lieu en Cisjordanie. Dans un camp de réfugiés près de Jérusalem, les soldats ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser des groupes d’individus qui lançaient des pierres. A l’intérieur même du territoire israélien, les forces de police étaient placées en état d’alerte élevé. En Cisjordanie, le Premier ministre de l’Autorité palestinienne Salam Fayyad a déclaré que les Palestiniens espéraient que 2011 soit l’année de la « liberté » et de « l’indépendance ». Dans la Bande de Gaza contrôlée par le Hamas, son homologue Ismail Haniyeh a estimé devant des milliers de Palestiniens que les Palestiniens marquaient cette journée avec le « grand espoir de mettre fin au projet sioniste en Palestine ». Les Palestiniens commémoraient dimanche la « Nakba », la « catastrophe » représentée pour eux par la fondation de l’Etat d’Israël le 15 mai 1948, qui avait entraîné l’exode de centaines de milliers de Palestiniens. Le sort des millions de réfugiés et leurs descendants restent l’une des questions-clé d’un processus de paix israélo-palestinien dans l’impasse. Sur Facebook et d’autres réseaux sociaux sur Internet, des militants avaient appelé les Palestiniens et leurs soutiens dans d’autres pays à manifester aux frontières d’Israël. En Egypte, pour prévenir tout incident, l’armée avait installé au moins 15 barrages routiers, gardés par des chars et des blindés, le long de la route entre la ville d’El-Arish et le point de passage de Rafah avec la Bande de Gaza. Les militaires refoulaient toutes les personnes ne résidant pas dans ce secteur.

Construire des politiques publiques d’action contre les violences faites aux femmes

Établir un état des lieux des violences sexistes et sexuelles sur le territoire :

  • Identifier les besoins des femmes victimes de violence ainsi que des associations et professionnels du territoire qui leur viennent en aide
  • Identifier les ressources et les atouts de la collectivité territoriale et du territoire, créer un réseau de tous les acteurs
  • Former l’ensemble des personnels de la collectivité à la lutte contre les stéréotypes sexistes, pour l’égalité des sexes, au repérage des violences partout où les filles et les femmes sont reçues (agents d’accueil de mairie, éducateurs sportifs, animateurs culturels, assistant/es social/es, personnels des crèches et services de PMI, agents de la police municipale……).
  • Analyser l’ensemble des actions réalisées par la collectivité, au regard de l’égalité femmes/hommes, pour mener des politiques de prévention des violences faites aux femmes et d’aide aux victimes (politiques éducatives dans les établissements scolaires, politiques culturelles et sportives, centres logement, aménagement urbain et organisation des transports, politique de santé, d’insertion professionnelle…
  • Propositions d’actions possibles à mettre en œuvre dans les différents champs de compétences, à partir des objectifs définis par la collectivité, de bonnes pratiques réalisées par d’autres collectivités.

Intervenantes :

  • Ernestine RONAI militante de la protection des femmes
  • Hélène KLEIN Adjointe à la Mairie de Rouen en charge de la lutte contre les discriminations envers les femmes

MERCREDI 1er JUIN 2011 – de 9 h à 17 h Amphithéâtre de l’Esplanade, place du Champs de Mars, ROUEN
Un repas sera pris sur place