Danger ! Balladur et Sarkozy : leur réforme n’est pas la bonne !

Danger ! Balladur et Sarkozy : leur réforme n’est pas la bonne !

Réforme des collectivités territoriales

Danger ! Balladur et Sarkozy : leur réforme n’est pas la bonne !

Réunis sous l’égide du Cidèfe pour débattre du projet de réforme des collectivités territoriales, 47 élus de Seine-maritime ont pu exprimer leurs différentes approches sur ce sujet. Tous ont exprimé la même volonté de ne pas se contenter de dire « Non » mais de faire connaître nos propositions visant à renforcer la démocratie en plaçant le citoyen au cœur et en donnant aux collectivités les moyens de leurs missions.

réformeL’importance du sujet méritait bien une réunion exceptionnelle. Chacun a ainsi pu exprimer son point de vue au sujet des conclusions du rapport de la commission Balladur concernant le devenir des collectivités territoriales.

Si la presse s’est focalisée sur l’éclatement de notre voisine picarde et si tout un chacun a relevé que l’ancien premier ministre verrait d’un très bon œil la fusion des deux Normandie, les conséquences pour les administrés ont en revanche rarement été placées sous les feux de la rampe.

La mort annoncée des départements au profit de « métropoles élargies » et la redistribution des compétences associées à la suppression de la taxe professionnelle auraient une double conséquence : éloigner encore plus les centres de décision de nos concitoyens et réduire le rôle des maires, particulièrement dans les petites communes, à l’inauguration des chrysanthèmes.

Face à ce ras de marée annoncé, les élus communistes et républicains du département entendent bien jouer leur rôle : celui de la défense de leurs administrés qui, pour beaucoup, risquent de céder au chant des sirènes, une rengaine qui consisterait à faire croire qu’en supprimant une strate des collectivités territoriales, les économies réalisées pourraient profiter à tous.

Pour autant, ils n’ont pas l’intention de camper sur des positions passéistes, loin s’en faut. Tous étaient unanimes au terme de cette réunion et Daniel Paul résumait l’esprit qui animait cette rencontre : «On ne peut pas se contenter de dire Non. Veillons à ne pas nous retrouver dans la position de ceux qui font que rien ne bouge».

En un mot, il ne s’agit pas de lutter contre les évolutions, mais au contraire d’être à l’origine de celles qui seront synonymes de progrès pour tous.

Légende de la photo : 47 élus ont « planché » sur le rapport Balladur le samedi 7 mars à Grand-Couronne.