Après Gaz de France, le gouvernement s’entête à vouloir privatiser EDF malgré l’opposition plusieurs fois réaffirmée des organisations syndicales. Pourtant, l’importance du NON de gauche lors du référendum du 29 Mai 2005 a montré l’attachement largement partagé des citoyens, des salariés et des élus aux services et entreprises publics et en particulier à la principale entreprise fournisseuse d’énergie.
Avec eux, nous pensons que sa privatisation remet en cause la péréquation tarifaire et l’égalité d’accès des usagers. Elle est contraire à un aménagement équilibré de l’ensemble du territoire et à la préservation de l’environnement. Elle porte atteinte à l’indispensable politique de développement durable qui implique des investissements lourds et à long terme tant en matière de recherche et d’innovation qu’en matière d’équipements. Elle prépare un désengagement d’EDF de ses missions sociales envers les plus démunis. En effet, les capitaux privés sont plus intéressés par leur rendement maximum à faible coût que par la fourniture de qualité répondant réellement pour aujourd’hui et pour demain aux besoins énergétiques de la France tout en prenant en compte l’avenir de la planète. C’est ainsi que cette entreprise espère augmenter son bénéfice de 10 % chaque année, tout en reversant la moitié aux actionnaires. Cette volonté de développer sa capacité à rémunérer le capital privé est nécessairement contraire à la prise en compte de l’intérêt général. C’est pourquoi nous sommes opposés à la privatisation d’EDF. Le Conseil national de l’ANECR appelle tous les élus progressistes, tous les personnels et les usagers à se rassembler dans de larges comités locaux pour exprimer avec force leur volonté qu’il soit mis fin au processus en cours et pour élaborer de nouvelles propositions. Notamment pourrait être créé en France un pôle public de l’énergie ouvert sur des coopérations de services publics en Europe et dans le monde. Tous ensemble nous pouvons faire barrage au projet libéral en matière d’énergie et construire des solutions alternatives conformes à l’intérêt des habitants, à celui des territoires et à l’avenir de notre planète.
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