Réunion extraordinaire du 9 avril 2001 relative aux schémas des services collectifs et des dessertes aériennes des aéroports de Seine-Maritime.

Conformément à la loi, le Conseil Général était convoqué en la présence du Préfet de Région pour débattre des schémas de services collectifs. Réunion obligatoire, le Conseil Général à tour à tour entendu: Le Préfet qui a défendu les 9 schémas de projets, sur le thème: Quelle France pour 2020? et les présidents de chaque commissions du Conseil Général. Après quoi un court débat c’est ensuite engagé dans lequel, Michel Barrier, au nom du groupe communiste est intervenu en déclarant (extraits): << Je ne vais pas allonger la liste des contestations, mais l’agriculture, la qualité de l’air, de l’eau, les inondations, sont des secteurs qui méritent des interventions plus soutenues, comme le demandent les habitants les plus concernés, et notamment les victimes des intempéries. Il faut bien se rendre à l’évidence que le dossier des transports aériens que nous examinerons cet après-midi constitue après le transmanche un exemple caractéristique des conséquences de cette politique libérale. L’ouverture de l’espace aérien, la multiplication des compagnies, puis la concentration, les regroupements puis la suppression des lignes aériennes, voilà ou cela mène.

Au travers de ces mouvements sociaux s’expriment en effet de nouvelles aspirations des français mais aussi une volonté d’être associé pas seulement aux décisions mais plutôt à la construction des projets et services qui font leur quotidien.(…)Nous ne voudrions pas penser que ces schémas de services collectifs n’aient pour autre mission que celle d’organiser la pénurie des services publics et couler dans ce moule les collectivités territoriales afin de mieux les contraindre, par la suite, à en assurer, avec des moyens limité la continuité. Tel est bien là l’enjeu, le problème, celui des moyens financiers.(…) Je n’ai pas senti une volonté réelle de répondre, comme d’autres département le fond en ce moment, à l’appel qui nous est fait, celui d’inscrire le Conseil Général de Seine-Maritime comme partenaire efficace de l ‘Etat et de la Région Haute-Normandie.

Peu de propositions, constats, critiques. (…) Vous voulez vivre en vase clos. Vous voulez nous refaire le coup du contrat de plan Etat-Région! Y aurait-il donc subitement trop de service public en milieu rural? Y aurait-il donc subitement trop de service public en milieu urbain, lequel constitue 80% de la population du département? Votre attitude semblerait le prouver.>> Michel Barrier fit alors au nom du groupe communiste 10 propositions prioritaires et urgentes, véritables contributions du groupe communiste, qu’ils remis au Préfet au titre des Schémas de services collectifs. [1]

Dans ces réponses, le Préfet ne fit aucune référence aux propositions pourtant constructives et innovantes des communistes.

Dessertes aériennes des aéroports de Seine-Maritime

Autre dossier important de cette session, la création d’une société d’économie mixte locale (SEML) pour relancer les lignes aériennes au départ des aéroports normands. Les formes non arrêtées à l’heure ou se réunissait le Conseil Général , firent dire à Michel Barrier au nom du Groupe Communiste: << La place, le rôle et le devenir des aéroports régionaux et de proximité dans le contexte actuel caractérisé par le retour de la croissance soutenue du trafic aérien, après la stagnation du début des années 90 et par la mise en oeuvre d’une politique de déréglementation et de libéralisation du transport aérien, est une réflexion obligée avant de définir une réponse adaptée aux préoccupations de maintien et de développement des liaisons aériennes dans notre département. De quels moyens disposent ses aéroports de proximité pour maintenir ou accroître leurs activités quand leur avenir semble dépendre principalement des stratégies des compagnies? Ces aéroports de proximités peuvent-ils garantir la stabilité sinon la croissance de leurs activités?(…) Les aéroports de proximité disposent d’un potentiel de clientèle susceptible de maintenir l’activité de compagnies guidées par la rentabilité financière. Ils semblent pouvoir pérenniser leurs activités, au moins à court et moyen terme. Insérés dans la circulation aérienne et dans la circulation régionale, reliés à quelques destinations par des vols directs et à des dizaines de villes par l’intermédiaire des hubs, ils contribuent à l’amélioration de l’accessibilité des villes de province et au désengorgement des aéroports internationaux.

Cependant leur avenir dépend largement des décisions que prendront les compagnies aériennes. Et cela dépend aussi des politiques quelles entendent développer notamment en matière de tarification. Avec ses Hubs de Clermont-Ferrand, Lyon et Nantes, et depuis cette semaine dernière Bordeaux, Air-France fait un gros effort. D’autant plus qu’il ne faut pas se cacher la face, le taux de remplissage n’est pas très élevé, le mois dernier sur la ligne Le Havre-Nantes, 1 seul passager à l’aller le matin; 2 au retour le soir, et une tarification de l’ordre de 3200 f l’aller & retour.

La situation est complexe, il nous semble intéressant de faire l’expérience. Il faut s’y engager avec une extrême prudence, mais en toutes circonstances il convient de positionner des gardes fous, de donner à notre assemblée au delà de la SEML qui va être constitué les moyens d’un contrôle permanent et efficace de la bonne utilité de son engagement financier et surtout de ce doter des possibilités les plus diverses de revenir sur cette décision en fonction d’éléments que nous n’avons pas encore en visualisation, parce que le terrain est en grande mouvance, des situations, des éléments d’information qui modifieraient la donne d’aujourd’hui.>>

Jean-Louis Jegaden représentera le groupe communiste dans la SEML et Michel Barrier sera son suppléant.

La création de la SEML fut finalement votée par la Majorité Départementale, Démocratie et Liberté, ainsi que le groupe communiste. Le groupe socialiste s’abstenant.

Aide en faveur de la crise bovine

Le phénomène de l’ESB qui touche de plein fouet toute l’agriculture française et donc celle de notre département, a amené le Conseil Général à mettre au point une série d’aides aux éleveurs (de l’ordre de 15 millions de f.) qui s’ajoute aux aides du Conseil Régional de Haute-Normandie. A cette occasion, Gérard Eude souligna les dangers de dérives de productions intensive de recherche de profits maximum avec l’utilisation de méthodes qui remette en cause les lois naturels, faisant référence également aux dangers que font courir aux abeilles certains herbicides. Pierre Trehet bien qu’en accord avec la proposition, souligna quand à lui que cette solidarité n’a pas toujours été vrai pour d’autres catégories d’habitants de Seine-Maritime, notamment les salariés d’autres industries. Il rappela les propositions faites en matière de sécurité secours incendie, ou les communistes ont proposés de faire payer les sociétés d’assurances ou les entreprises polluantes. Dans le même ordre d’idée, il proposa que dans le domaine de l’ESB soit mis à contribution << les très gros laboratoires internationaux, les gros trusts qui sont spécialisés dans l’alimentation du bétail >> Le Président Revet arguant alors que cela dépassait les compétences du Conseil Général. Le dossier fut adopté à l’unanimité.

Motion d’urgence sur DANONE

Bien que rien dans le règlement intérieur du Conseil Général ne s’y oppose, et alors que l’actualité a mise en avant la situation des salariés de Danone et Mark et Spencer, le Président Revet prétextant le caractère extraordinaire de la réunion refusa de soumettre au vote du Conseil Général la motion d’urgence suivante soutenu par Gérard Eude:

Danone se porte bien, ses profits sont en augmentation de 17% en 2000, mais Danone ferme des usines (Deux en France) et licencie.

Telle est la logique de ce groupe, une des toutes premières multinationales françaises et européennes.

Les salariés refusent cette décision et appellent à boycotter les produits Danone.

Les élus communistes au Conseil Général, solidaires des salariés concernés appellent à boycotter les produits Danone et à participer à la manifestation organisée le 21 avril prochain à Calais.

Le Conseil Général de Seine-Maritime décide de s’associer à ces initiatives.

Modification des commissions du Conseil Général.

A l’occasion de la réunion du 29 mars qui désignait les représentants dans les organismes extérieurs au Conseil Général, Jean-Louis Jegaden a été désigné à la commission de la jeunesse, du sport et des affaires culturelles avec Pierre Tréhet au lieu de la commission de l’économie des ports, des affaires européennes et du tourisme.

Les élus du groupe communiste sont ainsi répartis dans les commissions:

Commission de l’agriculture, monde rural, de la sécurité et des affaires générales: Gérard Eude

Commission de l’action sociale: Mireille Garcia, Nathalie Nail

Commission des routes, des travaux publics et des transports: Colette Privat

Commission de l’économie, des ports, des affaires européennes et du tourisme: Jean Garraud

Commission des finances, du personnel, du patrimoine départemental et de l’enseignement: Claude Collin

Commission de la jeunesse, du sport et des affaires culturelles: Pierre Trehet, Jean-Louis Jegaden

Commission de l’environnement, de l’urbanisme, du logement, de l’aménagement du territoire et de la politique de la ville: Michel Barrier

Commission d’appel d’offres et d’ouvertures des plis: Pierre Tréhet.

Tous les élus communistes & républicain sont à votre disposition, n’hésitez pas à les contacter au 02.35.71.00.07 ou par internet à : mbarrier@wanadoo.fr.

Notes

[1] La liste de ces propositions peuvent vous parvenir sur simple demande au 02.35.71.00.07.